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Kemba Walker UConn Huskies vs San Diego State 2011
(Crédit photo : Kevork Djansezian - Getty Images)

“Midnight Throwback” : le replay (complet) de UConn-San Diego State au Sweet Sixteen 2011

La MoC Madness est off aujourd’hui. Un jour de repos pour nos joueurs. Mais, aucune inquiétude, on vous propose de revivre quelques matchs de légende de l’histoire de la March Madness. Cinquième arrêt : en 2011, pour un match du Sweet 16 digne de Final Four, entre UConn et San Diego State.

Un “Retour vers le Futur”, édition Midnight on Campus.

24 mars 2011, Anaheim.

Ce match est l’apogée de l’un des plus grands runs de l’histoire au NCAA Tournament, tout simplement. Une épopée réalisée par un underdog et immortalisée dans un documentaire.

Cette course folle de #3 UConn est caractérisé par la réussite d’un homme : Kemba Walker.

#2 San Diego State, qui n’a connu la défaite que par deux fois au cours de la saison, se dresse face aux Huskies. Et, malgré cet accomplissement, UConn l’emporte (74-67) grâce à un money-time resté dans les mémoires. Kemba Walker marque 36 points, dont 22 en seconde mi-temps, et les Huskies s’envolent sans le savoir encore vers leur troisième titre national.

Mais, avant le titre national, ils ont connu un parcours semé d’embûches.

UConn avec un tournoi de Big East historique

Pour comprendre la saison des hommes de Jim Calhoun, il faut remonter à la période de recrutement.

Véritable usine à talent, l’université du Connecticut met la main sur plusieurs freshmen de talents. Parmi eux, Jeremy Lamb, aujourd’hui joueur NBA reconnu chez les Indiana Pacers, Roscoe Smith, Shabazz Napier et Tyler Olander. Tous possèdent un rôle primordial dans le run fabuleux des Huskies.

Les petits nouveaux sont épaulés par un noyau dur et, surtout, un duo composé de Kemba Walker (23.5 points, 5.4 rebonds, 4.5 passes) et Alex Oriakhi (9.6 points, 8.7 rebonds). Ce dernier est passé par Roanne, sans pour autant laissé une trace impérissable à la Halle Vacheresse.

Tout ce beau monde est entrainé par l’emblématique Jim Calhoun, qui occupe la place centrale du banc des Huskies pour une 25ème saison.

Kemba Walker UConn Huskies 2011
(Crédit photo : USA TODAY Sports)

Le début de saison est idyllique à UConn.

Bien qu’absent du premier AP Top 25 et promis à une 10ème place en conférence Big East, les Huskies emportent tout sur leur passage. Ils entament leur saison par 2 victoires face à Stony Brook et puis Vermont, au cours de laquelle Kemba Walker marque 42 points pour égaler le record de points inscrits au UConn XL Center.

Ensuite, direction Hawaii afin de disputer le Maui invitational.

Après des victoires contre Wichita State et Michigan State, alors classés 2ème à l’AP Top 25, UConn affronte Kentucky. Kemba Walker remet le couvert et, avec 29 points contre les Wildcats, UConn remporte le tournoi. Le junior superstar est élu MVP alors que le pivot Alex Oriakhi figure, lui-aussi, dans la meilleure équipe du tournoi.

Tout semble être réuni pour vivre une saison de domination dans le Connecticut. Toutefois, il n’en sera rien durant les matchs de conférence.

Dans une conférence Big East relevée, UConn remporte 9 matchs et en perd autant. Les Huskies sont alors en ballotage défavorable pour une éventuelle qualification au NCAA Tournament. Le tournoi de conférence s’avère être la dernière chance du programme.

Les Huskies y empochent 5 succès en 5 jours. La suite appartient à l’histoire.

Qualifiée pour la March Madness, l’université du Connecticut affronte Bucknell dans un premier temps et continue sa route face à Cincinnati.

Avant de se présenter au Sweet 16 et croiser le fer avec San Diego State.

San Diego State ou le parfait outsider

Si les Huskies redoutent tant ce Sweet Sixteen, c’est parce qu’ils savent qu’un match très difficile s’annonce. Et pour cause, San Diego State se présente avec seulement 2 défaites au compteur et avec une couronne empochée au tournoi de conférence Mountain West.

2 défaites concédées face à BYU et sa vedette, Jimmer Fredette.

Surtout, les coéquipiers de Kawhi Leonard, promis à une sélection au premier tour à la Draft NBA 2011, sont en grande forme. Les Aztecs ont pris leur revanche sur BYU en finale du tournoi de MWC (72-54) et ils viennent de battre Northern Colorado puis Temple (après 2OT) pour entamer leur March Madness.

Les hommes de Steve Fisher sont irrésistibles et leur collectif bien rodé effraie beaucoup de monde.

Kawhi Leonard San Diego Aztecs vs Temple 2011
(Crédit photo : Harry How -TNS)

Aux côtés d’un Kawhi Leonard déjà dominant (15.5 points, 10.6 rebonds), d’autres joueurs culminent à plus de 10 points par match.

Malcom Thomas, aujourd’hui à Fenerbahce, règne en maître dans la raquette (11.4 points, 8.1 rebonds) et D.J. Gay mène le jeu de fort belle manière (11.1 points, 3.1 passes). L’athlétique ailier, Billy White (10.3 points), est lui aussi l’un des hommes forts du groupe de Steve Fisher.

Gametime !

Vous l’avez compris, cette rencontre est une opposition de choix.

D’abord, parce que UConn peut poursuivre son exceptionnel run de succès consécutifs. Et, aussi, parce que San Diego State peut s’envoler vers un Elite 8 et y avoir de l’ambition.

La rencontre est également l’occasion d’observer une bataille légendaire entre Kemba Walker et Kawhi Leonard, deux superstars NBA aujourd’hui. Et l’un des deux va particulièrement briller lors de la partie.

Et son nom restera gravé à tout jamais dans la légende du basketball universitaire.

Bon match !

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