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#5 Notre Dame l’emporte à l’expérience face à #12 Princeton

Pour ce premier jour de la March Madness, une affiche prometteuse se tenait entre le finaliste du dernier tournoi de la conférence ACC, le Fighting Irish de Notre Dame, et le vainqueur du tournoi de la Ivy League, les Tigers de Princeton. Un match où deux styles de jeu s’opposent : d’un côté Notre Dame davantage porté vers l’attaque (68ème attaque de NCAA avec 78 points/match) alors que de l’autre, Princeton est l’une des meilleures défenses du championnat avec seulement 61 points encaissés/match (10ème place des meilleures défenses de Division I).

Ce match aura été indécis pendant 40 minutes mais c’est #5 Notre Dame, qui, à l’expérience, s’en sort (60-58) malgré un tir pour la gagne qu’a obtenu #12 Princeton au buzzer mais raté par Devin Cannady. Le Fighting Irish a été porté, comme souvent cette saison, par le duo Bonzie Colson (18 points, 7 rebonds et 2 contres) et Matt Farell (16 points, 4 rebonds et 4 passes décisives). De l’autre côté, la paire Spencer Weisz (15 points, 5 rebonds, 4 passes décisives, 1 interceptions et 2 contres) et Steven Cook (11 points, 7 rebonds) a tout tenté pour essayer d’arracher la victoire mais ils étaient trop courts.

Le début de match démarre doucement des deux côtés mais grâce à l’adresse extérieure de Matt Farell, c’est le Fighting Irish qui prend le meilleur départ après 5 minutes (7-3). Princeton rentre enfin dans le match en allant chercher les points à l’intérieur au lieu d’arroser à 3 points et par l’intermédiaire de son meilleur joueur Spencer Weisz, parvient à passer devant (17-15 après 9 minutes). Mais l’impact physique de Notre Dame commence déjà à se faire ressentir et ces derniers passent un 10-0 pour faire le premier véritable écart de la rencontre (25-17). Un passage en défense de zone permet dans un premier temps à Princeton de revenir au score mais l’impact de Bonzie Colson en fin de mi-temps creuse à nouveau un écart plus conséquent à la pause en faveur du Fighting Irish, qui mène 36 à 30.

Les deux équipes se répondent du tac-o-tac en début de deuxième mi-temps à coup de shoot intérieur et l’écart reste inchangé, 40-34 après 25 minutes jouées. A l’entrée des dix dernières minutes, le duo de l’Irish Farell-Colson pose de sérieux problèmes défensifs aux Tigers, entre tirs extérieurs de Farell et puissance physique de Colson. Les défenseurs n’arrivent pas à s’adapter et l’écart est toujours de 8 points à l’avantage de Notre Dame. Mais Princeton s’accroche et avec le barrage à 3 points du trio Weisz-Cook-Cannady, les Tigers reviennent à seulement trois points de retard à 5 minutes de la fin. Cook continue de planter à 3 points alors que Colson pilonne dans la raquette (59-56 pour Notre Dame).

L’ambiance des dernière minutes est irrespirable. L’ultime possession se trouve dans les mains pour Princeton, qui ne compte qu’un petit point de retard (58-59). Après un lancer-franc raté par Matt Farrell, les Tigers mènent une contre attaque. Devin Cannady prend le shoot potentiel de la gagne, mais il est trop court. Princeton est vraiment passé tout près de l’upset, surtout qu’il y avait la place pour passer face à cette équipe de Notre Dame qui n’a pas fait un match équivalent à son rang.

A noter, côté Princeton, le gros volume de shoots à 3 points : 31 tirs pris pour seulement 8 réussis (25.8% dont 38.6% aux tirs en général) et aussi le faible total de balles perdues sur le match : 14 dont 8 pour Princeton et 6 pour Notre Dame. Cela résume bien le jeu proposé par les deux équipes.

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