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(Crédit Photo : Timothy T. Ludwig, USA TODAY Sports)

#4 West Virginia assure le principal avec une courte victoire sur #13 Bucknell

Ayant reçu le seed #4 de la région West, West Virginia devait se confronter à #13 Bucknell, qui représentait la Patriot League après avoir remporté le tournoi de conférence. Malgré une prestation en demi-teinte, ce sont tout de même les Mountaineers qui se sont imposés 86 à 80 pour éviter l’upset et une sortie prématurée de la March Madness.

Le Bison enchaîne ainsi une neuvième défaite en autant de rencontres face à WVU mais sort la tête haute du tournoi après avoir réalisé une très belle saison qui leur a valu une participation à la “Big Dance” pour la première fois depuis 2013. De leur côté, les hommes de Bob Huggins affronteront #5 Notre Dame qui s’est défait de #12 Princeton (60-58) pour un second tour qui s’annonce palpitant.

Mais si Bucknell a posé un bon nombre de problèmes, c’est notamment dû à un excellent Kimbal Mackenzie auteur de 23 points (5/7 à 3 points), 3 rebonds et 2 passes. De plus, Nana Foulland (19 points et 7 rebonds) et Stephen Brown (18 points, 5 interceptions, 4 passes et 3 rebonds) ont su apporter leur grain de sel. Du côté de West Virginia, bien que Esa Ahmad (15 points, 6 rebonds et 3 passes) et Nathan Adrian (12 points et 10 rebonds) aient répondu une nouvelle fois présents, c’est surtout grâce au banc que la différence s’est faite. Effectivement, ce dernier compile 37 points et a permis aux cadres de se reposer. Cette fraîcheur s’est d’ailleurs ressentie en fin de rencontre lorsque le Bison n’a pas pu recoller tant bien que mal.

Sûrement bien motivés par leur coach, les champions de la Patriot League sont très appliqués et profitent de la mauvaise entame de leurs adversaires pour prendre les devants. Mais très vite, ces derniers lancent la machine et accélèrent le rythme. Ils dominent physiquement et la fameuse “press” est en place (20-12). Les Moutaineers mettent donc la main sur le jeu et gardent à distance le Bison. Qui plus est, la second unit fait le boulot et est fatale pour Bucknell qui voit l’écart s’agrandir rapidement (27-14).

On s’attend donc à voir West Virginia dominer facilement le match, mais c’est sans compter sur le réveil des hommes de Nathan Davis. Grâce à une envie débordante, ils commencent à jouer décomplexés et enchaînent un 17-9 qui les ramène à porter de tir. En face, c’est tout le contraire puisque les Mountaineers sont en panne offensivement et tombent sur une défense agressive. Qui plus est, la “press” tout terrain qui faisait des dégâts en début de match n’est plus aussi efficace parce que Bucknell la contre parfaitement en réalisant de longue remise en jeu. Ainsi, la défense est souvent prise de vitesse, ce qui engendre des 2 contre 1 sur demi-terrain. À la pause, WVU est tout de même devant (42-33).

Au retour des vestiaires, les deux équipes ne se quittent plus et se rendent coup pour coup. Des deux côtés du terrain, les défenses sont surpassées et l’écart avoisine toujours les 5-10 points en faveur des Mountaineers. En revanche, Bucknell est dans le coup et ne craque pas face à la profondeur de banc du camp adverse (63-57). Mieux encore, ils reviennent à quelques possessions à nombreuses reprises grâce à un certain supplément d’âme (73-68).

Néanmoins, ils n’arrivent jamais à passer devant. Effectivement, à l’expérience, West Virginia fait à chaque fois le run nécessaire qui permet de garder à distance le Bison. Celui-ci n’arrive pas à combler l’écart même s’il se bat jusque dans les dernières secondes de la partie. Nathan Adrian & co. s’imposent donc de peu après avoir résisté durant 40 minutes à la pression de Bucknell (86-80).

Finalement, le banc a joué un rôle majeur puisque du côté du programme de Big 12, 43% des points ont été inscrits par les secondes lames contre 6% en face. Cependant, Bucknell n’a rien à se reprocher, car l’université est passée à deux doigts de créer un upset retentissant et a surtout marqué 80 points à l’une des meilleures défenses du pays. En revanche, pour West Virginia, si la qualification est assurée, il faudra montrer un autre visage face au Fighting Irish s’ils veulent atteindre le Sweet Sixteen.

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