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Crédit photo : Wichita State Athletics)

NIT Final Four : présentation du feu d’artifice attendu au Madison Square Garden

Le petit frère de la March Madness, le NIT, arrive lui-aussi au stade haletant du Final Four. Quatre équipes, dans la Mecque du basketball au Madison Square Garden, pour le titre du tournoi : cela annonce une soirée de mardi dantesque, avant la finale, jeudi soir.

Présentation des quatre équipes qualifiées : Wichita State, Lipscomb, Texas et TCU.

 

Wichita State, déjà entré dans l’histoire du NIT

 

Vous le savez, Wichita State est mon équipe de coeur depuis toujours.

Mais le programme, qui enclenche une phase de reconstruction après le départ du noyau dur de la génération dorée (qui a débuté avec Cleanthony Early, Nick Wiggins puis Ron Baker ouFred VanVleet), n’a pas réussi à se qualifier à la March Madness, échouant derrière le trio de UCF, Houston et Cincinnati en AAC.

Et lors du NIT, Wichita State est inarrêtable.

Pourtant, avec un seed “moyen”, le programme s’annonçait délicat pour les Shockers. Un premier déplacement à #3 Furman (victoire 79-70), puis à #2 Clemson (victoire 63-55) et enfin à #1 Indiana (73-63). C’est la première fois de l’histoire du NIT qu’un programme s’impose contre les seeds #1, #2 et #3 de son quadrant !

Les deux seniors, Markis McDuffie et Samajae Haynes-Jones, sont les leaders de Wichita State. Ils amènent avec eux une jeune génération prometteuse, avec en tête d’affiche Dexter Dennis et le facteur X en sortie de banc, Erik Stevenson.

Wichita State défend dur, avec un collectif bien huilé et un Markis McDuffie en mission ; le tout avec l’un des head coaches les plus sous-côtés du championnat, Gregg Marshall.

Oui, Wichita State peut gagner le titre final du NIT, mais il faudra éliminer Lipscomb ce mardi soir, pour la première confrontation de l’histoire entre les deux programmes.

 

 

 

Lipscomb pour effacer la déception de la saison régulière

 

Lipscomb était le favori pour représenter l’A-Sun à la March Madness. Mais dans une finale du tournoi de conférence au scénario fou, Liberty s’est imposé et le comité de sélection n’a pas repêché les Bisons. Direction le NIT pour Garrison Matthews & co.

Un premier tour sans trop de difficulté contre Davidson (89-81) avec une démonstration contre le seed #1 de la région, UNC Greensboro (86-69). Et puis, l’un des matchs de ce NIT, contre NC State.

Les deux adversaires ont proposé un jeu très offensif et se sont tenus pendant l’intégralité de la rencontre… avant que le junior Kenny Cooper tue le match à moins de deux secondes de la fin, pour une victoire d’un petit point (94-93).

https://twitter.com/BBallSociety_/status/1111103383119765505

Lipscomb possède une attaque prolifique, avec Garrison Matthews, qui s’amuse pour sa dernière pige en basketball universitaire. Même s’il a eu du mal sur les deux premières rencontres, il a porté son équipe contre NC State, avec 44 points au compteur.

Alors oui, il est le danger numéro un en attaque, mais Lipscomb peut aussi gagner sans lui. Grâce à un style de jeu très offensif et un tempo assez élevé, les Bisons se projettent rapidement vers l’avant et il est difficile d’exister dans une rencontre si vous laissez cette équipe dicter le tempo.

Ce sera le grand défi de Wichita State.

 

“Texas is back”… for real ?

 

Shaka Smart effectue un travail monstre avec Texas et ce travail est enfin récompensé avec une participation au Final Four du NIT.

Sans son intérieur vedette Jaxson Hayes, Texas s’appuie sur un savoureux mélange de jeunesse et d’expérience. Dylan Osetkowski et Kerwin Roach III apportent cette petite touche d’expérience nécessaire à l’équilibre du groupe. En plus d’un rôle de mentor, le duo reste l’option numéro une en attaque.

Pour encadrer ce duo, une jeunesse qui n’a peur de rien et qui progresse à vue d’oeil. D’ailleurs, depuis février, certains prospects ont explosé comme le freshman Courtney Ramey, plus à l’aise sur le parquet. Le sophomore Jase Febres est un pur scoreur, qui avec son jeune âge, peut passer au travers en n’ayant pas d’adresse. Mais quand il est adroit, Texas est difficile à stopper.

Même si, parfois, c’est un peu brouillon en attaque, Texas possède le potentiel pour le titre final.

L’avenir est prometteur pour les Longhorns : au sein de la jeune génération qui y joue actuellement, seul Jaxson Hayes ira en NBA. Le NIT est donc un bon test pour ces pépites, qui devront prendre la relève (avec une excellente classe de freshmen) la saison prochaine.

 

 

La dernière pour Jamie Dixon à la tête de TCU ?

 

Jamie Dixon est un excellent head coach, qui réalise des saisons excellentes avec peu de moyens. Forcément, cela attire les facs plus “importantes” et UCLA a fait de l’entraîneur une piste prioritaire. Du coup, ce Final Four peut être son dernier match à TCU.

TCU est avant-tout une équipe agréable à voir évoluer sur un parquet. Cela prône un jeu collectif de haut niveau où chaque joueur apporte sa pierre à l’édifice. Forcément, le cinq majeur est ultra productif avec le junior Desmond Bane ou la sensation de la saison, l’intérieur sophomore Kouat Noi. Le tout sans son scoreur Jaylen Fisher, qui n’a disputé que neuf matchs cette saison à cause d’une blessure.

En son absence, Jamie Dixon a trouvé la solution et depuis, TCU se montre de plus en plus solide au fil de la saison.

Texas est un adversaire bien connu, étant dans la même conférence. TCU a réalisé un “sweep” dans la série en saison régulière avec 2 victoires, mais à chaque fois, ce fut serré. Cela risque d’être le cas ce soir pour un match couperet qui promet énormément.

 

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