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(Crédit photo : Luke Kenneally)

Gonzaga rate le Final Four mais peut continuer de rêver au succès

Archi-favori lors de la confrontation face à Texas Tech, Gonzaga n’a pas réussi à conclure. Encore une fois, l’équipe de Mark Few échoue dans sa quête au titre.

Depuis sa prise de fonction en 1999, le head coach a toujours réussi à emmener son équipe à la March Madness. Depuis l’aube des années 2000, Mark Few n’a perdu que 121 matchs sur les 683 entrainés. Un pourcentage de victoire qui atteint 82% en saison régulière et les 90% dans les confrontations de West Coast Conference (WCC).

Cette année, les Bulldogs n’ont perdu aucun match dans la WCC (16-0) et terminent premier de la saison régulière. Leur seule défaite, face à des équipes de la conférence, arrive en fin parcours du tournoi, en finale, contre Saint Mary’s.

Et les Zags sont tombés lors du dernier tournoi en date, une première depuis 2012 contre Saint Mary’s, déjà.

 

Les démons du passé refont surface

 

Néanmoins, ce faux-pas ne vient pas entacher leur parcours.

Le comité de sélection de la March Madness place les Zags dans le groupe des seeds #1, comme en 2013 et 2017. Et comme en 2013 et 2017, cela ne leur porte pas chance. La première année, l’équipe de Spokane est éliminée au deuxième tour contre Wichita State, et la seconde année, c’est une autre histoire tout aussi douloureuse.

A Phoenix, Gonzaga atteint la finale nationale. Les Bulldogs ont l’opportunité d’être champion national pour la première fois de l’histoire du programme. Devant eux, North Carolina, également seed #1, mais surtout des arbitres peut regardants.

Résultat, dans les dernières minutes de la rencontre, les Zags doivent faire sans Zach Collins. L’homme fort de l’équipe se retrouve exclu pour cinq fautes et s’inclinent finalement 71-65.

Les Zags ont laissé passer leur chance. Mais cette finale reste le meilleur résultat de l’équipe. Jamais ils n’ont dépassé le Elite Eight. Comme ce fut encore le cas cette année.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une nouvelle fois, Gonzaga ne parvient pas à franchir le pas. Pourtant, tout était réuni pour que ça passe. Josh Perkins est dans la zone (16 points, 6 passes), tout comme Rui Hachimura (22 points, 6 rebonds) et Brandon Clarke (18 points, 12 rebonds). Pourtant, de la rencontre du meneur, on ne retiendra que sa dernière action.

Sur une remise en jeu de Texas Tech, il touche Matt Mooney qui s’apprête à remettre la balle en jeu. Il reste 11 secondes à jouer et le score est de 71-69 en faveur des Red Raiders. Un fait de jeu qui met un terme aux espoirs des Zags.

 

Cela donne deux lancers-francs à Texas Tech, et sur la ligne, Davide Moretti ne tremble pas. Gonzaga ne jouera pas de deuxième Final Four.

Une action stupide à laquelle je penserais pour toujours“, lâche le senior en conférence de presse.

 

Les Zags peuvent toujours y croire

 

Désormais, il faut se relever, et plusieurs départs vont être enregistrés dans les prochaines semaines, Notamment les trois cités plus hauts, 3 des 4 meilleurs joueurs de l’équipe statistiquement, tandis que le quatrième est Zach Norvell, dont l’avenir est incertain.

Plusieurs arrivées sont également à signaler.

Quatre joueurs de la promotion 2019 ont signé leur lettre d’intention : l’intérieur Drew Timme (#40, 2019),  les ailiers Anton Waston (#44), Martynas Arlauskas, l’un des meilleurs prospects européens qui arrive de Kaunas (Lituanie) et le combo-guard Brock Ravet (#176). Et deux autres recrues sont sur le point de rejoindre l’équipe, l’intérieur sénégalais Oumar Ballo et le Serbe de la Montverde Academy, Pavel Zakharov.

Ajouter Filip Petrusev, qui a montré de belles choses en début d’année quand Killian Tillie était blessé, et également Joël Ayayi, qui pourrait lui voir son temps jeu s’améliorer.

Un recrutement très européen pour un programme qui regarde outre-atlantique pour pérenniser le statut de son équipe. Reste à savoir si cela va permettre à Mark Few d’aller chercher ce titre national tant attendu pour des Zags qui trustent les premiers rôles en NCAA mais qui n’arrivent jamais a passer cette étape pour aller plus loin.

L’espoir reste présent à Spokane.

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