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(Crédit photo : Princeton Athletics)

“A la recherche de Cendrillon” : Princeton possède les ressources pour un upset

Les Mid-Majors occupent une place très importante au sein de la rédaction. C’est pour cela que nous allons présenter au mieux les représentants de ces conférences « secondaires » qui seront à la March Madness cette saison. On continue avec la nouvelle puissance dans la conférence des nerds, l’Ivy League, Princeton.

Carte d’identité

Princeton Tigers

  • 23 victoires pour 6 défaites, 14 victoires pour aucune défaite dans l’Ivy League (1er à la fin de la saison régulière).
  • Meilleur marqueur : Devin Cannady (13.7 points de moyenne).
  • 72.1 points de moyenne (199ème), 33.5 rebonds (285ème), 14.3 passes (116ème) et 61.6 points concédés (10ème) sur cette saison.
  • Victoire notables (entre parenthèse le RPI de l’adversaire) : (80) Bucknell sur le score de 72 à 70 ; (151) Yale sur le score de 66 à 58 puis 71-52 ; (111) Harvard sur le score de 57-56 puis 73-69.
  • Défaites notables : (74) BYU sur le score de 82 à 73 ; (52) VCU sur le score de 81 à 70 ; (58) California sur le score de 62 à 51 ; (79) Monmouth sur le score de 96 à 90.

Tournoi de l’Ivy League

Flashback de la saison

Petite sensation au sein de la paisible Ivy League, avec l’arrivée cette saison d’un tournoi de conférence, une première dans l’histoire. Auparavant, le vainqueur de la saison régulière obtenait son ticket pour la grande danse. Plus maintenant, pour une histoire de spectacle mais derrière ce changement, les grands patrons n’étaient pas si sereins.

En effet, alors que l’on attendait Harvard de retour au top après une saison de transition, c’est bien Princeton qui a tout détruit sur son passage. Le bilan parle de lui-même : aucune défaite lors des matchs de l’Ivy League. La double confrontation face à Harvard est un must-see, avec de l’intensité à gogo. Mais voilà, cette saison, Princeton est plus fort. Lors de son arrivée au tournoi de conférence, on avait quand même un petit rictus nerveux visible chez les fans ; on ne sait jamais ce qu’il va se passer sur ce genre de tournoi, et la possibilité de voir la meilleure équipe de l’année perdre et ne pas représenter la conférence a provoqué des cauchemars aux commissaires.

Une finale de rêve opposant Harvard et Princeton, un rêve devenu réalité, mais si le Crimson ne s’était pas étouffé. Après une demi-finale contre la surprise de cette année, Penn (qui évoluait chez lui) assez délicate avec l’enjeu, la finale face à Yale a été un véritable récital.

Au final, tout est bien qui finit bien.

Forces et faiblesses

Ce qui marque dès que l’on regarde Princeton, c’est le nombre d’options offensives à disposition pour le head coach. La donne est simple : cela peut marquer à l’intérieur, à l’extérieur et surtout à trois points, sans oublier le jeu en transition.

Quand on dit surtout à trois points, c’est légitime. Princeton cette année : 38.1% à trois points, soit la 47ème meilleure équipe du pays dans ce domaine ! Si l’on rajoute une réussite aux lancers-francs excellente (73.6%), difficile de trouver des points négatifs. Pourtant, il y en a, et l’on pense par exemple à la réussite des tirs inscrits à deux points, de seulement 50%.

Mais là où Princeton risque de souffrir, c’est surtout au niveau du secteur intérieur. L’équipe n’étant pas si grande que cela (en-dessous de la moyenne nationale), elle laisse un nombre incalculable de secondes chances à son adversaire. De l’autre côté du parquet, c’est encore plus désastreux, avec seulement 24.2% de rebonds qui sont offensifs… Si Princeton tombe contre un grand dominant, cela risque d’être un long match.

Mais voilà, défensivement, c’est quand même quelque chose. Quasiment 7 interceptions de moyenne (14ème du pays), l’équipe exerce une telle pression défensive qui étouffe son adversaire. Les aides sont nombreuses sur le poste bas, à cause du manque de taille, et c’est là où la plupart des ballons sont récupérés.

Une équipe défensive, capable de prendre feu à trois points. Même si c’est assez réducteur, cela illustre bien cette équipe de Princeton.

Perspectives à la March Madness

West Region : #12 Princeton vs #5 Notre Dame

Tirage assez délicat pour Princeton, avec une équipe de Notre Dame complète et capable de battre n’importe qui dans un bon jour.

Limiter l’impact de Bonzie Colson sera primordial pour les Tigers pour espérer quoi que ce soit. Cela tombe bien, c’est l’une des marques de fabrique de l’équipe. En revanche, Notre Dame reste l’équipe qui perd le moins le ballon du championnat, avec moins de 14 ballons perdus de moyenne, et si l’on considère aussi que c’est la meilleure équipe aux lancers-francs, cela peut rapidement devenir problématique.

Comme vous pouvez le constater, Princeton va devoir sortir la grosse artillerie défensive pour exister dans cette rencontre. Le tout avec une bonne réussite à trois points. Forcément, le Fighting Irish se pointe en tant que favori, mais les Tigers ont des ressources et l’upset peut être au goût du jour.

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