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(Crédit photo : Timothy D. Sofranko)

“A la recherche de Cendrillon” : la belle histoire de Northern Kentucky

Les Mid-Majors occupent une place très importante au sein de la rédaction. C’est pour cela que nous allons présenter au mieux les représentants de ces conférences « secondaires » qui seront à la March Madness cette saison. Nouvelle édition aujourd’hui avec l’une des énormes surprises dans l’Horizon League, Northern Kentucky, qui représentera la conférence à la grande danse, à la stupeur générale.

Carte d’identité

Northern Kentucky Norse

  • 24 victoires pour 10 défaites, 12 victoires pour 6 défaites dans la conférence Horizon League (3ème place à la fin de saison régulière) ;
  • Meilleur marqueur : Malcolm Drew McDonald (16.4 points de moyenne) ;
  • 76.1 points de moyenne (108ème), 37.6 rebonds (83ème), 14. passes (138ème) et 71.4 points concédés (154ème) sur cette saison ;
  • Victoire notables (entre parenthèse le RPI de l’adversaire) : (166) Wright State à trois reprises (83-79, 83-76 et 82-77) ; (98) Valparaiso (82-78) ;
  • Défaites notables : (289) Austin Peay (77-69) ; (261) Milwaukee (68-58) ; (282) Youngstown State (81-77).

Tournoi de l’Horizon League

Flashback de la saison

Sortant d’une saison à seulement 9 victoires pour 21 défaites, on n’attendait pas Northern Kentucky vers les premières places de l’Horizon League. Et pourtant, un peu à la surprise générale (terme qui reviendra de manière récurrente et qui représente à merveille la saison du Norse), l’équipe termine à une troisième place à égalité avec Green Bay. Un bilan revu à la hausse, bien aidé par un calendrier hors conférence plus abordable.

Malgré tout, Northern Kentucky a eu des confrontations face à Illinois (défaite de 15 points), NC Central (défaite de 8 points) ou encore #11 West Virginia (défaite de 31 points). Cette dernière claque arrive juste avant le premier match de conférence, pas nécessairement idéal pour arriver avec le plein de confiance malgré l’écart entre les deux programmes.

Pourtant, c’est avec un basketball très aéré et très propre que commence cette deuxième partie de saison pour Northern Kentucky. Mais comme l’année dernière, il y aura un énorme trou en janvier, avec trois défaites au compteur. On pense alors que l’équipe va sombrer comme sur l’exercice précédent, qui s’est terminé sur six défaites consécutives.

Mais non, bien au contraire ! En comptant le tournoi de conférence, le Norse termine avec six victoires consécutives et, à la clé, un ticket pour la grande danse ! En parlant du tournoi, ce ne fut pas une partie de plaisir, loin de là. En l’absence des deux cadors au second tour, Valparaiso et Oakland, les demi-finales promettaient d’être ouvertes.

Après un premier tour délicat face à Wright State, Norhern Kentucky réalise une énorme performance face à Youngstown State. Malmené une grande partie de la rencontre, il a fallu un festival offensif dans les dix dernières minutes pour l’emporter finalement de dix points. Après deux tours explosifs, la finale, face à Milwaukee, a été… comment dire… les deux équipes étaient fatiguées. Un spectacle bien loin d’être au rendez-vous et à ce petit jeu, c’est bien le Norse qui s’imposent de six points, au terme d’une véritable purge.

Ce n’était pas franchement beau mais l’essentiel est là. Une saison déjà historique pour ce jeune programme.

Forces et faiblesses

Northern Kentucky est une équipe qui prend quasiment autant de tir à trois points qu’à deux points comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

En même temps, quand vous avez un trio Lavone Holland (54/142 à trois points), Drew McDonald (48/124) et surtout Cole Murray (94/226), on comprend pourquoi cela artille de loin. Même les joueurs du banc s’y mettent, avec cette fois-ci un peu moins de réussite. Alors que le tir à trois points est l’un des atouts de Northern Kentucky, la réussite de près et dans les zones intermédiaires à deux points est loin d’être à l’ordre du jour. Il y a très peu de point de fixation dans la raquette offensivement. Défensivement par contre, c’est une autre histoire, avec une belle présence physique.

De plus, encore une fois concernant une équipes des mid-majors, les joueurs du banc n’ont pas forcément un temps de jeu respectable. Seulement 30% des minutes sont pour les rotations, soit l’un des pires pourcentages du championnat. Il faut dire que le groupe est jeune, avec une multitude de freshmen et sophomores.

Cela aura un impact sur leur March Madness, du moins si l’équipe passe un tour. L’accumulation de match est un ennemi pour les Norse et on l’a bien vu lors de la finale du tournoi, les joueurs majeurs étaient à bout de souffle dès la pause. Pas idéal dans un tournoi si intense qu’est la March Madness.

Perspectives à la March Madness

South Region : #2 Kentucky vs #15 Northern Kentucky.

Pour sa première saison avec le statut d’éligibilité pour un tournoi d’après-saison, Northern Kentucky réalise l’exploit de se qualifier pour le plus prestigieux : la March Madness. Une transition entre l Division II et la Division 1 idyllique pour un programme assez jeune.

Le duo Lavone Holland et Drew McDonald, qui représente l’axe 1-5, est le principal atout de l’équipe. Les deux joueurs jouent énormément malgré leur inexpérience (Holland est quand même junior, McDonald sophomore) et la connexion et la complicité entre les deux est parfaite. Si jamais l’équipe trouve son rythme offensivement, avec notamment une petite réussite à trois points, ce sera un piège à éviter pour son adversaire. Mais voilà, en parlant de son adversaire, ce n’est autre que Kentucky.

En tout cas, la saison est déjà pleine et ce n’est que du bonus à présent.

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