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(Crédit photo : Kelvin Kuo-USA TODAY Sports)

#8 Northwestern résiste à une fin invraisemblable contre #9 Vanderbilt

La rencontre entre les Wildcats de #8 Northwestern et les Commodores de #9 Vanderbilt était l’une des plus alléchantes de ce First Round avec deux équipes très proches l’une de l’autre. Et effectivement, cette rencontre est probablement la plus belle de ce premier jour. Pour le premier match de l’histoire de leur programme en March Madness, les joueurs de Northwestern n’ont pas déçu : une victoire 68-66 taille patron pour poursuivre la plus belle saison de l’histoire des Wildcats.

Malgré une faible adresse aux lancers francs (10/18), les Wildcats n’ont pas tremblé dans le jeu avec 49% de réussite et 43% à 3-points. Symbole de cette performance, le junior Bryant McIntosh s’est sublimé pour mener son équipe et termine meilleur joueur du match avec 25 points (10/16, 3/5 à 3-points), 4 rebonds, 3 passes, 2 interceptions. A noter également le double-double pour l’intérieur des Wildcats Derek Pardon (14 points à 4/7, 11 rebonds).

A l’inverse, les Commodores ont eu beaucoup plus de difficultés à trouver la mire, terminant à 38% de réussite seulement et 34.6% à 3-points. Le meilleur marquer, Matthew Fisher-Davis (22 points), n’a marqué que 7 de ses 15 tirs tentés, dont 3/8 à 3-points. Vanderbilt a eu du mal à trouver ses intérieurs, qui peinaient dans a raquette bien gardée par Northwestern. Le duo Roberson et Kornet termine à 5/17, dominé au rebond par leurs adversaires directs.

Très rapidement dans le match, après 3 minutes passées à jauger leurs adversaires et à découvrir l’ambiance unique de la March Madness, Northwestern se libère et joue son jeu comme à son habitude. Du mouvement et des variations entre le jeu à l’intérieur et les tirs extérieurs, et les voilà à 9 longueurs d’avance après 7min30 de jeu : 14-5 après que Vanderbilt n’a marqué aucun point en 4 minutes. Si les Wildcats ne se laissent pas impressionner par la hauteur de cet événement qu’ils découvrent, les Commodores semblent crispés et ont encore du mal à se libérer.

Mais rapidement, après une intervention du head coach Bryce Drew, ils se reprennent et recollent à 19-17 à 6 minutes de la pause. Après avoir accroché les Wildcats pendant 3 minutes, ils les laissent finalement recreuser un petit écart avant la pause : 34-27.

Si les Wildcats semblent bien dans leur match et supérieurs à leurs adversaires, Vanderbilt parvient à revenir progressivement sur Northwestern tout au long de la seconde période. Ils profitent d’un relâchement des hommes de Chris Collins en milieu de deuxième mi-temps, pendant lequel ils ne marquent pas pendant trois minutes, pour réduire la marque : 49-46 et une fin de match qui s’annonce étouffante.

Vanderbilt pousse de plus en plus et Northwestern a du mal à contenir ce retour. A 1min36 de la fin de la rencontre, ils passent devant au score pour la première fois depuis la 3e minute de jeu. Au total, les Commodores auront mené 57 secondes. Mais cela leur suffit pour faire une frayeur aux Wildcats qui peinent dans le jeu en cette fin de match : un seul panier inscrit dans les 5min24 dernières minutes. Au cours de cette dernière 1min36, le leadership change 6 fois, jusqu’à ce que Riley LaChance inscrive un lay up clutch qui donne un point d’avance aux siens avec 17.8 secondes restantes.

Northwestern engage et dans la stupeur général, Matthew Fisher-Davis commet une faute sur le porteur de balle à plus de 30 mètres du panier. En double-bonus, les Wildcats ont deux lancers-francs pour la victoire. Et si ils avaient peiné jusqu’ici sur la ligne (1/10), ils ont inscrit 7 de leurs 8 dernières chances, ce qui leur permet de reprendre une longueur d’avance (67-66). Après un tir à 3-points très mal senti en début de possession et contesté, Northwestern récupère la balle et ajoute un dernière point pour parachever leur victoire dans cette première historique en March Madness.

Après la rencontre, Fisher-Davis s’explique sur sa faute invraisemblable en fin de rencontre :

Je pensais qu’on perdait d’un point. Le coach… l’a pointé du doigt, mais il me disait juste que c’était sur lui que je devais défendre. J’ai pensé que je devais faire faute.”

Malgré la tristesse et la pression encore palpable, il relativise finalement :

On s’aime tous comme des frères. Ils savent que je ne l’ai pas fait exprès, évidemment. On a fait une superbe saison, on n’a pas à avoir honte.

Samedi, Northwestern poursuivra sa route avec un défi énorme contre le top seed de la région West : Gonzaga. Contre l’un des favoris au titre, ils auront très fort à faire pour continuer leur saison historique. Quoi qu’il arrive, cette année est d’ores et déjà la plus belle de l’histoire de Northwestern, The Year.