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(Crédit photo : Amber Searls-USA TODAY Sports)

“In The Zone” : Aaron Henry (Michigan State) sort de sa coquille au meilleur moment

La March Madness, rendez-vous tant attendu des fans de basketball universitaire, a démarré. Stars en devenir, futur lottery pick ou facteur X, pour créer l’upset ou assurer une qualification, retrouvez le récit de la performance individuelle de la soirée dans In The Zone.

 

Dans un match où personne ne l’attendait, Aaron Henry a agi dans tous les compartiments du jeu pour offrir à Michigan State une qualification pour l’Elite 8.

La March Madness offre chaque année son lot de révélations en matière de talent mais aussi son lot d’anecdotes en tous genres. Aaron Henry a alimenté les deux rubriques en l’espace d’une semaine, passant de la position de joueur humilié par son entraîneur devant les caméras à celui de facteur X.

Tom Izzo, le head coach des Spartans, a la réputation d’avoir un management pour le moins rugueux. Et lors du First Round contre Bradley, il s’en est pris violemment à Aaron Henry lors d’un temps-mort lui reprochant de ne pas faire son travail. Une scène largement relayée sur les réseaux sociaux qui l’a obligé à « se justifier », sans vraiment remettre en cause son action, au passage.

Le principal intéressé, lui, jeune freshman de bientôt 20 ans, arrivé d’Indianapolis l’été dernier, se contente de commenter brièvement cette anecdote. Il a confirmé qu’il n’était pas choqué par la réaction de son entraîneur, établissant même un parallèle avec l’éducation reçue de la part de ses parents.

Il savait très probablement à ce moment-là que la meilleure réponse à donner à son entraîneur s’exprimerait sur le terrain.

 

Michigan State, opportuniste

 

A l’image de son entraîneur, Michigan State est une équipe expérimentée qui s’appuie sur des cadres comme Cassius Winston ou encore Matt McQuaid, tous deux capables de prendre feu et d’emmener leur équipe vers la victoire.

Mais avoir de tels joueurs à canaliser ne veut pas dire laisser les autres sans surveillance ; et c’est malheureusement la faute qu’ont commis les Tigers de LSU.

Dès l’entame de la rencontre, la bande à Tremont Waters offre à Aaron Henry la possibilité de montrer à son head coach que les efforts fournis toute l’année paient. Laissé seul en tête de raquette puis complètement ouvert à 3-points, il marque ainsi les 5 premiers unités de son équipe et se permet même de contrer Javonte Smart sur l’action suivante.

Galvanisé par ce début de rencontre, Aaron Henry permet aux siens de prendre petit à petit jusqu’à 12 points d’avance. Aux 5 points inscrits lors de la première minute, il ajoute 8 points sur des jumpers et autres spin moves élégants.

Il totalise 13 points en première mi-temps alors qu’il n’a dépassé les 10 points qu’à deux reprises cette saison. Mais surtout il capte 7 de ses 8 rebonds en première période dont 5 offensifs.

 

Tremont Waters n’abandonne pas la cavale

 

Au retour des vestiaires, LSU tente alors de revenir et se rapproche d’ailleurs de Michigan State pour revenir à seulement 4 points sous l’impulsion de Tremont Waters. Les Tigers restent alors sur un 10-0 à cheval sur les deux périodes.

Malheureusement, les Spartans repartent de plus belle grâce à son duo de freshmen.

Gabe Brown, lui-aussi décisif avec 15 points à 5/7 aux tirs (4/6 à 3 points), profite de la création de Aaron Henry (6 passes) et Cassius Winston (8 passes) afin de permettre à Michigan State de poser définitivement la main sur le match avec un 11-0. Un « run » achevé sur le second 3-points de la partie pour Aaron Henry, une nouvelle fois, complètement seul derrière l’arc.

Les Tigers ne reviendront pas, score final 80-63.

Aaron Henry a été le véritable facteur X de la rencontre. Deuxième plus gros temps de jeu de son équipe en étant sorti seulement 2 petites minutes, il a répondu présent dans un match où des leaders comme McQuaid, gêné par les fautes, n’ont pu s’exprimer.

Pas encore mature sur toutes les actions, il a néanmoins répondu indirectement à son head coach avec orgueil et a transformé le fameux « incident » en opportunité.

Il déclarait juste après le match : « Je sens que je suis en train de sortir de ma coquille ».

Et effectivement avec au final 20 points (record en carrière), 8 rebonds et 6 passes décisives, Aaron Henry se permet d’être le premier joueur avec une telle ligne de statistiques au Sweet 16 depuis Grant Hill lorsqu’il évoluait à Duke en 1994.

Clin d’œil intéressant réalisé aux futurs adversaires des Spartans, puisqu’il faut affronter Duke dimanche soir à Washington D.C. dans le cadre de l’Elite 8.

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