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Quel visage pour la MWC en 2019-20 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la conférence MWC, de Air Force à Wyoming, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2019-20 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en conférence MWC à cette adresse.

Les équipes fortes de la MWC ?

 
Qui jouera le titre en MWC ?
Utah State Nevada Fresno State
San Diego State New Mexico
 

Quels joueurs faudra-t-il suivre en MWC ?

 
Les joueurs majeurs en MWC ?
Sam Merrill Utah State Neemias Queta Utah State
Derrick Alston Boise State Robby Robinson III Nevada
Eric Parrish Nevada
 

La saison du Wolfpack de Nevada :

Déroulez :
  • 80.1 points de moyenne inscrits, 37.4 rebonds captés, 14.6 passes décisives délivrées et 66.8 points encaissés de moyenne.
  • #1 en saison régulière dans la conférence Mountain West, défaite en demie-finale du tournoi de la conférence face à San Diego State (65-56).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Caleb Martin avec 19.2 points de moyenne.

Retour sur la saison de Nevada :

29 victoires pour 5 défaites – 15 victoires pour 3 défaites en conférence MWC.

Depuis trois saisons, c’est une domination sans partage que propose Nevada dans la Moutain West, étant même la deuxième meilleure Mid-Majors du pays, derrière Gonzaga. Pour assoir cette domination, Nevada a misé sur le marché des transferts, en récupérant des joueurs en manque de temps de jeu dans des programmes moyens (moyen + même), histoire de les relancer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette philosophie a porté ses fruits et nombreux sont les exemples : les frères Martin ou encore Jordan Carolina. Tous ont connu le succès avec le Wolf Pack, en mode rédemption.

Aucune défaite sur la première partie de saison, avec des victoires de prestige contre USC (73-61), BYU (86-70), Arizona State (72-66) ou encore Utah (86-71). Le programme connaîtra sa première défaite de la saison le 5 janvier, dès lors du deuxième match de conférence, sur le parquet de New Mexico… Et ce fut un bon blowout, à la surprise générale, avec une équipe de Nevada complètement amorphe, qui va perdre le match sur le score sans appel sur le score de 85 à 58.

Le Wolf Pack va perdre deux nouveaux matchs, en fin de saison régulière, sur le parquet de San Diego State (65-57) puis Utah State (81-76). Malgré tout, le programme termine premier dans la Mountain West, avec le seed #1 sur le tournoi. 

On pense alors que le tournoi sera une formalité, mais ce ne fut pas le cas. Le premier match contre Boise State est solide, avec la victoire à la clé (77-69). Et puis, San Diego State au tour suivant, la surprise de la conférence, qui nous refait le coup de fin février et va s’imposer une nouvelle fois, dans un match ultra défensif, comme les aiment les Aztecs.

Direction la March Madness, avec un premier tour délicat contre Florida. Le match a été serré pendant 40 minutes, mais au final, ce sont bien les Gators qui s’imposent, sur le score de 70 à 61. Fin de saison vraiment frustrante pour le Wolf Pack, bien loin des attentes du début de saison.

Les nouveaux visages :

Gabe Bansuelo (Freshman, meneur) : arrive en tant que walk-on, lui qui est un prospect local et qui aime Nevada. 16 points, 3.3 rebonds, 2.1 passes et 1.9 interceptions de moyenne au lycée.

Jalen Harris (Redshirt Junior, meneur) : prospect qui arrive de Louisiana Tech, avec une nomination dans le cinq majeur des freshmen dans la C-USA. Meilleur marqueur de l’équipe avec 15.3 points de moyenne en sophomore avant d’annoncer son transfert en pleine saison (après 11 matchs). Saison blanche ensuite, suite au transfert. Possible titulaire en puissance.

K.J. Hymes (Redshirt Freshman, intérieur) : affichait une moyenne de 12.1 points, 10.2 rebonds et 2.6 contres de moyenne au lycée. Il a décidé d’être redshirt la saison dernière pour bosser sur sa transition lycée -> université. Intérieur new-gen, capable de s’écarter à longue distance pour sanctionner la défense.

Zane Meeks (Freshman, intérieur) : stretch 4 par excellence, première recrue du nouveau coach Steve Alford. Il est aussi athlétique et capable d’être efficace près du cercle.

Kane Mailing (Freshman, arrière) : fils de Kyle Milling, l’ancien entraîneur de Limoges, sort d’une saison très prometteuse en Espoirs là-bas. L’une des priorités de Steve Alford, avec un joueur complet offensivement.

Eric Parrish (Junior, ailier) : parcours un peu atypique pour l’ailier. Après une saison de freshmen à Akron, avec 21 titularisations, il décide contre toute-attente de partir en Junior College. Là-bas, il explose avec 18.4 points, 8.7 rebonds et 6.4 passes de moyenne. Joueur de l’année en Louisiane.

Johncarlos Reyes (Redshirt Senior, intérieur) : Après trois saisons délicates à Boston College, avec un redshirt sur sa saison de freshman (avec 7 matchs au compteur), puis une blessure au pied sur son année de sophomore, il arrive sur le campus. Cinq titularisations la saison dernière, avec moins de 20 minutes en moyenne.

Robby Robinson III (Junior, intérieur) : malgré un cursus au lycée plus que solide, avec 20 points et 13.6 rebonds de moyenne, il n’a pas eu les bourses espérées. Du coup, direction le Junior College, à San Diego City College, avec une mention dans le cinq majeur de la région. Double-double de moyenne, avec 15.3 points et 10 rebonds.

Le joueur à suivre de très près :

Lindsey Drew (redshirt senior) : 8.1 points, 4.3 passes et 4.1 rebonds de moyenne.

Lindsey Drew fut l’une des premières recrues sous l’ère Eric Musselman, en 2015. Cette saison, c’est le joueur le plus ancien de la maison Nevada et donc un pilier du vestiaire.

Pourtant, tout ne fut pas rose. Cela démarre fort dès sa saison de freshman, lui qui arrive sur le campus avec le poste de meneur titulaire à la clé. Cependant, une blessure à la cheville l’empêche de jouer l’intégralité de la saison (3 matchs loupés). Pas de pépins physiques sur sa saison de sophomore, lui qui entra dans l’histoire du programme avec 164 passes décisives, soit le meilleur total pour une deuxième année après Ramon Sessions. Lindsey prouve qu’il est le meilleur passeur de la conférence, match après match, bien entouré aussi il faut le dire.

Sa saison de Junior démarre sous les chapeaux de roues, avant que le prospect ne se blesse au tendon d’Achille (avec aussi une opération de la hanche) en février, qui met un terme prématurément à sa saison. Cette blessure, très grave, lui fait connaître une saison blanche sur le dernier exercice…

Steve Alford arrive sur le campus et Lindsey, n’ayant pas eu un premier contact excellent avec son nouveau coach et quand on voit son recrutement… Il décide d’entrouvrir la porte vers un transfert. Mais sa blessure ne plaide pas en sa faveur et il décide finalement de rester avec Nevada, avec pour but de prouver qu’il est le meneur d’antan.

Rien que pour son parcours, Lindsey Drew mérite de connaître une saison extraordinaire, surtout pour sa dernière année d’éligibilité.

Le cinq majeur possible :

Lindsey Drew (Redshirt Senior) : 8.1 points, 4.3 passes et 4.1 rebonds de moyenne.

Jazz Johnson (Redshirt Senior) : 11 points, 1.8 rebonds et 1.5 passes de moyenne.

Eric Parrish (Junior) : 18.4 points, 8.7 rebonds et 6.4 passes de moyenne en JUCO.

Zane Meeks (Freshman) : D.N.P, High School.

Robby Robinson III (Junior) : 15.3 points et 10 rebonds de moyenne en JUCO.

Présentation de la saison de Nevada :

Les cartes seront redistribuées dans la Mountain West cette saison. Fin de la génération dorée ainsi que le coaching staff, place à Steve Alford et un nouvel effectif pour le Wolf Pack.

On le sait, Alford est un recruteur de qualité et on le voit avec le peu de temps qu’il est sur le campus, avec son recrutement. Zane Meeks et Robby Robinson formeront une paire d’intérieure redoutable et tellement complémentaire. Nevada reste sur sa politique de Junior College, avec en plus le recrutement d’Eric Parrish qui va briguer une place de titulaire au poste d’ailier.

La profondeur de banc est plus conséquente que la saison dernière, forcément vu que les cadres ne sont plus là. Certains joueurs vont devoir assumer des nouvelles responsabilités, comme Jazz Johnson par exemple. Le combo guard était dans la rotation l’an dernier et sera le nouveau leader offensif. On attend avec impatience la rédemption de Lindsey Drew, revanchard, qui va vouloir prouver sa réelle valeur auprès de son nouvel Head Coach.

Saison de transition pour Nevada cette saison. Difficile de prédire quoi que ce soit dans une telle Mountain West… Mais cela risque d’être délicat de revenir à la March Madness cette saison pour ce nouveau groupe.

La saison des Aggies de Utah State :

Déroulez :
  • 78.7 points de moyenne inscrits, 40.1 rebonds captés, 17.1 passes décisives délivrées et 67.1 points encaissés de moyenne.
  • #1 (à égalité) en saison régulière dans la conférence Mountain West, victoire en finale du tournoi de la conférence face à San Diego State (64-57).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Sam Merrill avec 20.9 points de moyenne.

Retour sur la saison de Utah State :

28 victoires pour 7 défaites – 15 victoires pour 3 défaites en conférence MWC.

Quel plaisir de voir Utah State de retour à son meilleur niveau. L’une des meilleures student section (allez voir si Youtube, c’est un régal) a eu la chance de voir son équipe qui a joué les yeux dans les yeux avec le patron de la Moutain West, Nevada, en terminant à égalité sur la saison régulière… Le tout en remportant le tournoi de conférence et avoir son ticket pour la March Madness.

Seulement trois défaites sur la première partie de saison, contre Arizona State (87-82), à BYU (95-80) et à Houston (60-50). Le reste, des victoires assez probantes contre des programmes largement prenables, et deux victoires de prestiges : contre UC Irvine (89-65) et surtout, contre Saint Mary’s (80-63). Ce fut une bonne mise en route pour les Aggies, qui arrivent avec le plein de confiance sur les matchs de conférence.

Bon, cela commence mal avec dès le premier match à Nevada. Le match a été une telle purge, avec une victoire taille patron du Wolf Pack (72-49) dans un match à sens unique. Un beau retour à la réalité, qui sonnera comme un électrochoc pour le programme, qui reprendra sa marche en avant, avec seulement deux revers sur la suite de la saison (dont celui contre Fresno State, une semaine après la débâcle).

D’ailleurs, Utah State prendra sa revanche contre Nevada, le 2 mars, à domicile, dans une ambiance électrique et assez incroyable. 

Direction le tournoi de conférence, avec un premier match contre New Mexico. Le match a été assez difficile mais les Aggies s’imposent sur le score de 91 à 83. Puis, le match suivant, contre Fresno State, fut plus facile, avec une victoire de 25 points. Mais voilà, pas de finale de titan puisque San Diego State a battu le Wolf Pack et se hisse en finale. Un dernier match entre deux équipes en forme du moment, avec un festival défensif, avec deux équipes assez éreintées physiquement… Mais c’est bien Utah State qui remporte ce match capital, et accède à la March Madness.

Ce sera Washington au programme, une équipe bien plus complète, avec un secteur intérieur dominant. Les Aggies n’ont pas eu les armes pour lutter et s’inclinent sur le score de 78 à 61, mettant fin à la très belle saison du programme.

Les nouveaux visages :

Alphonso Anderson (Redshirt Junior, intérieur) : joueur capable de jouer poste 3 et 4, il sort de deux saisons prometteuses en Junior College. Il nous a fait un season high avec 33 points et 24 rebonds. Prospect capable d’être adroit près du cercle, mais aussi s’écarter à trois points.

Sean Bairstrow (Freshman, ailier) : international australien dans les sélections jeunes, il affichait une moyenne de 22 points et 10 rebonds la saison dernière, dans l’équipe U20 de Queensland. 3&D par excellence.

Carson Bischoff (Junior, arrière) : prospect qui nous arrive de Junior College, où il affichait une moyenne de 19.7 points de moyenne. Joueur très offensif, qui a passé la barre des 20 points à 13 reprises la saison dernière, c’est aussi une menace à longue distance. Joueur complet offensivement.

Trevin Dorius (Redshirt Freshman, intérieur) : redshirt la saison dernière à Utah State, 10 pointes 8 rebonds de moyenne au lycée.

Roche Grootfaam (Senior, intérieur) : lui aussi sort d’une saison de redshirt sur le campus. Il est arrivé de Junior College, avec une moyenne de 7.6 points et 4.3 rebonds de moyenne.

« Kuba » Karwowski (Redshirt Junior, intérieur) : arrive de Junior College, avec 9.7 points et 8.9 rebonds de moyenne sur sa dernière saison. Protecteur de cercle, joueur qui joue à l’énergie, qui se sacrifie pour le collectif à faire le travail de l’ombre.

Liam McChesney (Freshman, intérieur) : membre des sélections jeunes canadiennes, il sort d’une saison à 35 points et 8 passes de moyenne au lycée, 30 points, 14 rebonds et 5 passes sur sa saison de Junior… Pour un pivot.

Le joueur à suivre de très près :

Sam Merrill (senior) : 20.9 points, 4.2 passes et 3.9 rebonds de moyenne.

Attention, alerte joueur soyeux et élégant !

Sam Merrill est l’une des meilleures gâchettes du championnat, avec quasiment 40% de réussites à longue distance sur la saison dernière. Alors oui, il est adroit à trois points, que ce soit en catch and shoot (sortie d’écran) mais il est aussi capable de créer son propre tir, lui qui est doté d’un handle assez dévastateur.

Mais ce n’est pas qu’un simple shooteur. En effet, depuis deux saisons, il a travaillé dur sur ses autres aspects de son jeu offensif, notamment sur l’agression au cercle. Alors oui, ce n’est pas le prospect le plus athlétique… Mais il est tellement facile, tellement doué techniquement, qu’il est à l’aise pour finir près du cercle, avec élégance.

Sam est devenu le leader de l’équipe la saison dernière et il est mieux entouré. Il se mue en créateur quand l’équipe adverse décide de venir à deux sur lui. C’est un joueur complet, l’un des plus underated des Mid-Majors et du championnat. S’il se décide à défendre un peu plus, il peut viser la grande ligue à la fin de la saison.

Le cinq majeur possible :

Abel Porter (Senior) : 5.5 points, 2.8 passes et 2.3 rebonds de moyenne.

Sam Merrill (Senior) : 20.9 points, 4.2 passes et 3.9 rebonds de moyenne.

Diogo Brito (Senior) : 8.2 points, 4.2 rebonds et 2.2 passes de moyenne.

Justin Bean (Redshirt Sophomore) : 4.1 points et 3.8 rebonds de moyenne.

Neemias Queta (Sophomore) : 11.8 points et 8.9 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de Utah State :

Quatre titulaires seront de retour sur le campus pour ce nouvel exercice, et quatre joueurs font leurs valises.

Utah State s’appuiera encore fois sur son duo Sam Merrill / Neemias Queta. Sam est le leader et l’option numéro une en attaque. Neemias a retiré son nom de la draft, pour le plus grand bonheur des fans. L’intérieur portugais aura plus de responsabilités pour sa deuxième saison en College Basketball et on a hâte de le voir à nouveau sur un parquet.

Pour entourer ce duo, Abel Porter sera de retour, lui qui est là pour être la rampe de lancement et surtout, un fort défenseur sur l’Homme. Diogo Brito apportera son profil physique et sa défense, alors que Justin Bean devrait hériter du poste de titulaire, lui le joueur de l’ombre, qui sera complémentaire de Neemias.Paragraphe

Sur le banc, une flopée de nouveaux joueurs arrivent, notamment via le circuit du Junior College. Du coup, l’expérience sera au rendez-vous, avec des postes doublées sur chaque position. En plus, Utah State continue d’ajouter avec parcimonie des prospects internationaux, avec deux Australiens et un Canadien, membres des sélections jeunes dans l’équipe nationale.

C’est vraisemblablement la dernière saison des cadres, et donc la dernière chance d’aller à la March Madness. Avec une équipe de Nevada en transition, Utah State peut prendre le leadership dans la Mountain West. Ce serait mérité pour le travail de Coach Craig Smith et son staff, qui ont redoré le blason du programme.