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Zion Griffin UIC Flames vs Central Michigan Week 1 2020
(Crédit photo : Steve Woltmann - UIC Flames Athletics)

“Gem of the Week” : UIC Flames (Horizon League)

En cette saison de basketball universitaire, Midnight on Campus renouvelle son rendez-vous hebdomadaire (a minima) des perles inconnues qui nous a impressionné et nos coups de coeur de la semaine : la “Gem of the Week“. Premier épisode de la saison : lumière sur Illinois-Chicago ou UIC (Horizon League) pour les intimes.

Après une première semaine de compétition assez haletante, il est temps de décerner nos premières mentions de la semaine chez les Mid-Majors. Le but est simple : faire découvrir une équipe qui a été en réussite sur la semaine et qui est (souvent) passé sous les radars nationaux (mais sur notre radar).

Dans une Horizon League de plus en plus dense, les concurrents à Wright State se font de plus en plus nombreux au fil des années. Le nouveau patron de la conférence a un peu déçu lors du dernier tournoi de conférence et Northern Kentucky a remporté le ticket de qualification pour la March Madness.

En finale, Northern Kentucky a justement battu notre belle surprise… Oui, vous l’avez, Illinois-Chicago.

Les Flames se situaient dans le ventre mou de la conférence avec un bilan de 10 victoires pour 8 défaites sur la deuxième partie de saison. En 2020-21, ils ont obtenu une 5ème place prévisionnelle en présaison… mais les attentes sont grandes.

Un nouveau coaching staff a pris place et quoi de mieux qu’un local de l’Illinois pour diriger cette équipe. Le jeune head coach de 44 ans, Luke Yaklich, a (enfin) obtenu sa première chance en tant qu’entraîneur principal en NCAA, après avoir été assistant à Illinois State, Michigan et Texas. Et il peut confirmer les prédictions d’une très belle carrière sur les bancs universitaires.

Ce que l’on attend avec cette nomination, c’est une équipe d’Illinois-Chicago plus solide en défense. Luke Yaklich est connu pour être un “cerveau” dans ce domaine (notamment lors de son passage à Michigan avec John Beilein). Cela tombe bien, il y a du boulot. Au programme : de la défense en homme à homme et un fond de jeu simple offensif qui consiste à attaquer le cercle et de bouger en fonction de ce fait le porteur de balle (avec des écrans haut sur le parquet).

Pour cela, il faut des joueurs avec un profil physique et athlétique, ainsi que des shooteurs. On pense forcément à l’intérieur Michael Diggins ou encore à Braelen Bridges. Des nouveaux visages arrivent aussi sur le campus. Le transfuge de Ohio en tête d’affiche, Teyvion Kirk, un autre de Chatanooga, Maurice Commander, ou encore 2 prospects en provenance de JUCO : RayQwandis Mitchell et Jalen Johnson.

UIC peut se révéler être un prétendant crédible en Horizon League, c’est indéniable.

Un début de saison prometteur à UIC

Le calendrier hors-conférence des Flames ? 4 rencontres et des matchs plutôt solides sur le papier.

Un déplacement à Northern Illinois pour commencer et une victoire au forceps sur le score de 65 à 61. UIC revient de loin (18-38 à la pause) et c’est collectivement que les Flames sont revenus petit à petit dans le match, jusqu’à sortir un petit holdup. En défense, on a déjà vu voir les prémices de ce que l’on va avoir d’ici 1 ou 2 mois de compétition. Une première victoire primordiale avant la réception de Central Michigan.

Là encore, un match à suspense qui se joue à une possession. Et l’ancien joueur d’Idaho (et de JUCO), RayQuawndis Mitchell, a montré le voie avec 23 points à 6/10 aux tirs (4/5 à trois points). Il se rattrape de son premier match où il était en délicatesse avec son tir. C’est toujours bien d’avoir des joueurs qui prennent le relais.

Un mauvais match arrive souvent, d’autant plus avec l’accumulation et le contexte assez particulier de cette saison.

Teyvion Kirk a crevé l’écran contre Valparaiso

Fort de ces 2 succès, UIC recevait ensuite Valparaiso, un ancien pensionnaire de l’Horizon League.

Le match s’annonçait une nouvelle fois serré sur le papier. Spoiler : les Flames l’emportent assez aisément (malgré un run des Crusaders en milieu de 2ème période) sur le score de 66 à 50 et un joueur a éclaboussé la rencontre de son talent : le junior arrivé sur transfert de Ohio, Teyvion Kirk.

Sur son début de saison, il a montré les qualités qu’il possédait avec les Bobcats.

On parle ici d’un combo guard qui noircit (littéralement) la feuille de match tant il est présent dans chaque domaine. Attaque, défense, rebond, passe. Le package complet et le rêve de tout entraîneur de basketball.

Face à Valparaiso, Teyvion Kirk a carrément inscrit son nom dans les livres des records de l’université en terminant avec 14 passes décisives (soit la 6ème meilleure performance de l’histoire de l’école). La dernière grosse performance dans cette dernière décennie ? Martell Bailey avec 15 passes en 2003. Il ajoute 14 points et 8 rebonds lors du match, soit, une ligne de statistique “normale” pour lui.

Il va sortir un triple-double en décembre, c’est une obligation.

Fun fact : il s’agit de son premier double-double en carrière universitaire et il affiche une moyenne de 10.3 points, 9.7 passes et 7.3 rebonds après 3 matchs en 2020-21.

Son match contre Valparaiso a été exceptionnel, tout simplement.

Teyvion Kirk s’est révélé en tant que facilitateur pour ses coéquipiers. Ce qu’il aime ? Jouer son duel, partir vers la ligne de fond pour attirer les défenseurs qui viennent en aide et lâcher une passe à l’opposé pour un joueur démarqué. Il peut finir par une passe, mais, aussi avec un tir près du cercle. Une vraie menace sur plusieurs niveaux.

De plus, son activité en défense et sur les situations de rebond est non négligeable.

Il aide beaucoup son équipe dans le travail de l’ombre, qui est souvent réservé à des joueurs secondaires. Mais, nous sommes à UIC et il n’existe pas de joueurs secondaires.

La suite pour UIC ?

Avec un bilan parfait de 3 victoires en autant de matchs, UIC affiche un tel résultat pour la première fois depuis 2001-02. Le prochain match, contre Ball State, peut permettre à l’équipe d’avoir un record de 4-0, et là, il faut revenir à l’exercice 1990-91 pour retrouver un tel bilan (7-0 à cette époque).

Outre le bon début de saison sur le plan comptable, c’est en tant qu’équipe que les Flames impressionnent.

Les options sont diverses et changent en fonction de l’adversaire et de la forme du soir. UIC défend dur, un peu trop même par séquences, mais on préfère une défense agressive plutôt que passive. Malgré les diverses péripéties que l’on peut connaître durant un match, l’équipe ne lâche rien et fait le dos rond.

Une grande force de caractère : c’est l’impression qui se dégage en priorité quand on regarde les Flames.

UIC Flames Basketball 2020-21
(Crédit photo : @UIC_MBB)

Ils ne proposent rien de bien révolutionnaire en attaque, à l’inverse. On part sur du jeu placé classique, avec un écran haut pour le porteur de balle qui drive vers le cercle. Les joueurs sans ballon bougent en fonction du ballon. Des situations de backdoor, avec un écran de l’intérieur tête de raquette, ou alors des joueurs qui restent statiques à 3-points dans l’attente d’une offrande du porteur de balle. Le fond de jeu offensif est simple mais permet une grande liberté pour les joueurs.

Et quand vous avez Teyvion Kirk en sortie de banc, qui n’a pas besoin d’un système pré-établi pour créer ou se montrer efficace, c’est toujours un plus.

Cela permet de se concentrer davantage sur les taches défensives. Et, dans une Horizon League qui possède des prospects plus qu’intéressants, l’équipe qui voudra son ticket pour la March Madness devra défendre, et bien.

Au-delà de Teyvion Kirk ?

  • Michael Diggins est un intérieur athlétique, qui joue avec du déchet près du cercle mais qui compense par une abnégation totale, se battant sur chaque rebond et proposant un vrai travail de l’ombre.
  • RayQwandis Mitchell est le leader offensif de cette équipe, fort shooteur, capable de driver avec aisance.
  • Zion Griffin est un intérieur très physique, qui sort de 2 saisons délicates avec Iowa State. Il va vouloir se montrer, c’est certain.
  • Sans oublier le talentueux sophomore Brian Taylor, qui possède ce rôle d’électron libre en attaque.

La réelle question pour UIC : de savoir si les Flames peuvent reproduire le coup de la saison dernière.

Les rotations semblent légères lors du début de saison et c’est un gros point d’interrogation pour la suite du calendrier. Le salut passera évidemment par la défense, qui devra provoquer du jeu rapide et donc des points faciles. La forme et surtout son adaptation à un nouveau statut de Teyvion Kirk sera sans aucun doute le facteur X.

Une chose est sûre : UIC prend la bonne direction avec Luke Yaklich. L’avenir est si prometteur.

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