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Charles Bassey Western Kentucky Hilltoppers C-USA Tournament 2019
(Crédit photo : Austin Anthony - AP Photo)

Charles Bassey, un esprit sain au corps fragile à Western Kentucky

Déniché au Nigéria, Charles Bassey traverse l’Océan Atlantique pour le basketball. Un sport qu’il détestait étant plus jeune. Pourtant, aujourd’hui, il vise la NBA.

Mais, le corps dit parfois stop.

Western Kentucky est poussé en prolongation contre Arkansas (au début de la saison 2019-20). Si les Hilltoppers l’emportent, sur le score de 86-79, ils perdent aussi très gros. Il reste quelques minutes quand le big man s’écroule sous le panier des Razorbacks.

Le verdict arrive deux jours plus tard : fracture du tibia gauche. Saison terminée.

En septembre dernier, après une rééducation de 10 mois et à 60 jours du début de saison, le staff médical de Western Kentucky l’autorise enfin à reprendre les entraînements collectifs. Il enfile à nouveau une tunique pour affronter Northern Iowa le 25 novembre. Un petit retour de 25 minutes qui lui suffit pour compiler 11 points et 8 rebonds.

Le lendemain, Charles Bassey passe 31 minutes à dominer la raquette de Memphis avec 21 points, 14 rebonds et 7 contres.

Enfin le joueur dominant que laissait entrevoir son classement en sortie de lycée. L’ancienne 6ème meilleure recrue nationale au tableau de 247 Sports est arrivée à maturation.

Deux saisons après son atterrissage aux Etats-Unis.

Un départ vers le Texas à 14 ans

C’est dans son pays natal du Nigéria, à 12 ans, qu’il touche pour la première fois un ballon de basket. Mais il fréquente surtout les terrains de football avant de fouler les parquets de Lagos.

Toute ma vie, j’ai voulu jouer au football. Le basketball est un sport mineur au Nigéria. Je détestais le basketball à cette époque et puis, après un entraînement, j’ai adoré ça.

raconte l’intérieur au Courrier Journal.

Au pays, l’intérêt grandit autour du jeune Charles.

Il est invité au camp Giants of Africa, créé par Masai Ujiri, GM des Toronto Raptors et d’origine nigériane. La première année, il termine avec les honneurs d’une sélection dans l’équipe type du tournoi. Un an plus tard, il repart avec le trophée de MVP du camp.

Dans la foulée, à 14 ans, il s’assoie dans l’avion aux côtés de Hennssy Auriantal en direction du Texas et de la Saint-Anthony Catholic High School. Même si « au début, je ne voulais pas quitter mes parents », se rappelle l’actuel joueur de Western Kentucky. Il permet à son école, dont le coordinateur athlétique est aussi Hennssy Auriantal, de remporter 32 matchs et d’accrocher le titre de champion d’Etat.

L’année suivante, il est rendu inéligible pour avoir reçu une aide financière.

À 16 ans, et 2.04 m, il refait ses bagages et atterrit dans un lycée près de Louisville, l’Aspire Basketball Academy, où il compile plus de 20 points par match.

Les oreilles des recruteurs de tout le pays commencent alors à siffler.

Charles Bassey Camp Giants of Africa Nigeria 2016
(Crédit photo : Giants of Africa)

Charles Bassey, freshman de l’année

Kansas, California, Western Kentucky, UCLA ou Wake Forest toquent à la porte.

Le Nigérian s’établit entre temps comme l’un des meilleurs joueurs de sa catégorie d’âge. Et, il opte pour les Hilltoppers en juin 2018 et devient la meilleure recrue de l’histoire de l’université. Trois semaines plus tard, Hennssy Auriantal devient entraîneur assistant à Western Kentucky.

Louche, dites-vous ? Peut-être.

Toujours est-il que les deux hommes représentent encore l’université.

Il débarque sur le campus de Bowling Green en août de cette même année. Et, 8 mois plus tard, Charles Bassey est nommé Freshman et Défenseur de l’Année en Conference-USA avec 14.6 points, 10 rebonds et 2.4 contres de moyenne malgré une gêne au genou droit.

Après une prise rapide de renseignements en vue de la Draft NBA, le Nigérian revient à Western Kentucky.

Mais, après 10 matchs, son tibia lâche en décembre 2019.

Absent le reste de la saison, Charles Bassey revient malgré tout une nouvelle fois sur le campus de Bowling Green. Peut-être un dernier comeback avant un nouvel envol. Celui-ci vers la NBA. Il doit jouer une saison avant cela. Et après 5 matchs, 14.6 points et 11.2 rebonds de moyenne, les téléspectateurs retrouvent le joueur dominant qu’il était avant sa blessure.

Il reste désormais à espérer que son corps tienne le choc.

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