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Whitney Maxey Hagans Quickley Kentucky Dance Photo Day 2019
(Crédit photo : Caitlyn Stroh - Kentucky Herald-Leader)

#CBBPreview : les jeunes loups de Kentucky sont-ils des outsiders crédibles ?

Alors que l’intersaison touche à sa fin et qu’une nouvelle saison de basketball universitaire s’apprête à démarrer, il est l’heure de reprendre nos traditionnels #CBBPreviews. 10ème épisode : présentation d’une nouvelle saison à Kentucky à la sauce Midnight on Campus.

Kentucky Wildcats

  • 75.8 points marqués, 38.6 rebonds captés, 13.5 passes délivrées et 64.7 points encaissés de moyenne (statistiques complètes de la saison).
  • 59 apparitions à la March Madness, 17 Final Four dont le plus récent en 2015, 33 victoires dans les tournois de conférence.
  • #3 en saison régulière dans la conférence SEC, éliminé en demi-finale du tournoi de la conférence face à Tennessee (82-78).
  • Meilleur marqueur la saison dernière : P.J. Washington avec 15.2 points de moyenne.

Retour sur la saison de Kentucky :

Les fans y ont crû en début de saison, et puis, ils sont vite retombés sur terre.

Dieu sait qu’il est compliqué de remplacer des hommes tels que Shai Gilgeous-Alexander ou Kevin Knox. Ceci dit, les arrivées de Ashton Hagans, Tyler Herro ou encore Reid Travis en provenance de Stanford ont vite redonné le sourire aux fans des Wildcats.

Après plusieurs victoires écrasantes en exhibition, les Wildcats ont violemment subi les débuts du trio infernal de Duke en ouverture de saison (118-84). Et puis, alors qu’on les pensait sur leur rythme de croisière, ils sont bien vite tombés sur des obstacles qui se sont soldés par des défaites contre Seton Hall (84-83) puis Alabama (78-75).

P.J. Washington Tyler Herro Kentucky vs Houston March Madness 2019
(Crédit photo : Denny Medley – USA TODAY Sports)

Kentucky traçait son petit bout de chemin ; mais c’est avant que LSU (73-71) et Tennessee (71-52), deux poids lourds de la conférence SEC, ramènent une nouvelle fois les hommes de John Calipari à la raison.

Oui, Kentucky était simplement un (petit) cran en-dessous de ses rivaux.

Ils ont tout de même obtenu 15 victoires pour 3 défaites en conférence SEC, leur permettant d’obtenir la troisième place de la conférence à l’aube du tournoi.

En quart de finale, Kentucky prend sa revanche sur Alabama (73-55), avant d’être une nouvelle fois battu par Tennessee (82-78) en demi-finale. Rageant, me direz-vous ? Non, Tennessee était simplement trop fort. Les Wildcats ont toutefois montré qu’il fallait compter sur eux à la March Madness.

Les Wildcats viennent alors à bout d’Abilene Christian (79-44) en ouverture du NCAA Tournament, avant de résister à Wofford (62-56) et à Houston (62-58).

Avec une nouvelle qualification pour l’Elite Eight, Kentucky avait l’occasion de transformer sa saison en un conte de fée. C’était sans compter sur Auburn, qui, après prolongations, a décroché son premier billet pour le Final Four en mettant fin à l’aventure des Wildcats (77-71).

Les nouveaux visages :

Une fois de plus, Kentucky a réussi un véritable tour de force sur le terrain du recrutement avec l’arrivée de 4 joueurs classés parmi les 100 meilleurs lycéens de 247Sports.

Recrue star des Wildcats en 2019-20, Tyrese Maxey est une vraie machine à scorer. Le combo guard texan possède naturellement un don pour aller au panier : il excelle grâce à son jeu à mi-distance et ses floaters dévastateurs. Très rapide, celui qui a participé à toutes les compétitions de jeunes avec Team USA s’avère être redoutable lorsqu’il accélère en transition et il obtient aisément un gros nombre de lancers-francs.

S’il n’est pas le meilleur des défenseurs, Tyrese Maxey est un défenseur correct et cela pourrait lui garantir un bon temps de jeu d’entrée à Kentucky.

Autre joueur majeur ayant rejoint les rangs des Wildcats, Kahlil Whitney est quant à lui un homme à tout faire. Extrêmement athlétique, il est le prototype même de l’ailier moderne.

Bien que classé 11ème meilleur lycéen de cette promotion, il devra progresser sur son tir extérieur et son dribble pour exploiter tout son potentiel et devenir l’un des premiers noms appelés à la Draft NBA en juin prochain.

Keion Brooks (#24) est sans doute un peu plus méconnu mais non moins talentueux. On parle ici d’un ailier capable de se décaler à l’intérieur et de se révéler comme une machine à obtenir des lancers-francs grâce à sa capacité à attaquer le panier.

Très athlétique, Keion Brooks se révèle être un bon rebondeur et un très bon contreur pour sa taille. Il doit cependant travailler plus dur que ses deux partenaires s’il veut monter dans les classements des franchises en NBA.

Dernière recrue issue du Top-100 de la classe de recrutement de Kentucky, Johnny Juzang (#33) s’inscrit lui dans la continuité de Tyler Herro. Le californien est un shooteur naturel et il devrait obtenir du temps de jeu dès les premiers jours grâce à son tir.

Shooteur de série, il excelle particulièrement dans le jeu à mi-distance et son shoot extérieur est en constante progression. Particulièrement à l’aise loin du ballon, Johnny Juzang doit toutefois gagner en puissance pour compenser son manque relatif de qualités athlétiques.

Il faut également noter l’arrivée sur transfert de l’ancien arrière de Bucknell, Nate Sestina. Le redshirt senior apporte de l’expérience et du leadership à une jeune équipe de Kentucky.

John Calipari a d’ailleurs souligné son apport immédiat en défense.

Le joueur à suivre de très près :

Ashton Hagans (sophomore) : 7.7 points, 4.3 passes, 2.6 rebonds en 2018-19.

Une fois n’est pas coutume, il est difficile de sortir une individualité du collectif à Kentucky cette saison. L’équipe de John Calipari ne semble pas compter de joueur superstar de la trempe d’un Karl-Anthony Towns, Devin Booker ou De’Aaron Fox.

Sauf que, mine de rien, les Wildcats comptent dans leur effectif une belle poignée d’anciennes recrues 5-étoiles, et parmi elles, un certain Ashton Hagans.

Le meneur de jeu sophomore, titulaire une grande partie de la saison passée, est déjà l’un des joueurs les plus expérimentés de l’effectif. Et de ses performances, dépendra une grande partie de l’attaque des Wildcats cette saison.

Ashton Hagans Kentucky March Madness 2019
(Crédit photo : John David Mercer – USA TODAY Sports)

Plutôt bon passeur, Ashton Hagans doit progresser dans la gestion du ballon et limiter les pertes de balles (2.5 turnovers de moyenne l’an passé) pour mener les siens au succès. Il ne faut pas s’attendre non plus à des cartons offensifs du jeune meneur, limité à 7.7 points l’an passé. Toutefois, on peut s’attendre à que ces chiffres augmentent dans la limite du raisonnable.

L’axe de progression majeur du meneur s’avère être le tir extérieur, où il ne shootait qu’à 27 %. Kentucky demandera certainement à Ashton Hagans d’être un petit général sur le terrain pour espérer une grande saison. Si le meneur poursuit sa progression, il pourrait devenir l’un des meilleurs meneurs de la conférence SEC.

Le cinq majeur possible :

Ashton Hagans (sophomore) : 7.7 points, 4.3 passes, 2.6 rebonds.

Tyrese Maxey (freshman) : lycée.

Kahlil Whitney (freshman) : lycée.

Nate Sestina (redshirt senior) : 15.8 points, 1.2 passe, 8.5 rebonds.

Nick Richards (junior) : 4 points, 0.2 passe, 3.3 rebonds.

Présentation de la saison de Kentucky :

Beaucoup sont partis, d’autre sont restés, mais le groupe reste tout de même séduisant.

John Calipari possède comme l’an passé un mélange entre jeunesse et expérience, avec des recrues prometteuses et plusieurs revenants. Kentucky possède les armes pour re-devenir la meilleure équipe de la conférence SEC. Et même peut-être les armes pour faire mieux que l’an passé.

Les Wildcats ne sont peut-être pas les énormissimes favoris de la saison, comme ils pouvaient l’être auparavant, mais ils peuvent créer la surprise.

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