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Jeremiah Robinson-Earl Villanova Wildcats vs Temple 2019
(Crédit photo : Villanova Athletics)

“CBB Preview” : quels sont les sophomores à suivre en 2020-21 ?

Ja Morant, Obi Toppin, Tyrese Haliburton, Devin Vassell, Aaron Nesmith ou encore Saddiq Bey ont tous un point commun. Avant d’être sélectionnés à la NBA Draft pour Morant ou attendu très haut pour les autres, ils sont restés plus d’un an à l’université et ont explosé en tant que sophomores.

Une hérésie pour John Calipari, mais, un besoin naissant pour un nombre croissant de jeunes joueurs afin d’arriver en NBA avec un bagage technique et tactique plus important.

À l’aube d’une nouvelle saison de basketball universitaire, nous avons sélectionné 10 sophomores à suivre de près en 2020-21.

Jay Heath (Boston College)

13.1 points, 3.4 rebonds, 2.1 passes décisives en tant que freshman

Il est le joueur qu’attendaient les fans des Eagles depuis bien longtemps. Après le départ de Ky Bowman pour la NBA, chez les Golden State Warriors où il est parvenu à intégrer la rotation, Boston College attendait Derryck Thornton, ancienne recrue 5-étoiles arrivée en provenance de USC.

Mais, contre toute attente, c’est Jay Heath qui s’est imposé comme le go-to-guy d’une équipe en perte de vitesse.

Si Boston College retrouve des couleurs grâce à son programme de football, son équipe de basketball traîne dans les bas-fonds de la conférence ACC. 

Si la faiblesse globale de l’équipe ne mènera sans doute pas Boston College à la March Madness, le natif de Washington, D.C. devrait nous gratifier de quelques cartons dont il a le secret. Élégant, l’ancienne recrue 3-étoiles a bluffé tous les observateurs par sa capacité à se muer en leader, dès ses premiers pas sur le campus de Chestnut Hill.

Ainsi, face au champion national sortant Virginia, Jay Heath a scoré 17 points à 6/8 aux tirs, portant son équipe dans le money time, pour offrir un succès de choix à Boston College. En progression constante tout au long de l’année, le numéro 5 devrait avoir encore plus de responsabilités pour sa saison sophomore.

De quoi lui permettre de se mettre en valeur aux yeux des scouts NBA ?

Oscar Tshiebwe (West Virginia)

11.2 points à 55.2% de réussite aux tirs, 9.3 rebonds en tant que freshman

Il est, à 20 ans seulement, une force de la nature. Un joueur dominant, doté d’une envergure de 2.26m, qui fait trembler chacun de ses opposants dans la raquette.

Avec 11.2 points et 9.3 rebonds de moyenne en 23 minutes, Oscar Tshiebwe a fait tourner quelques têtes cette saison à West Virginia. Et, pour cause, il est devenu l’un des joueurs les plus dominants en basketball universitaire avec ses mensurations et son envie de bien faire. Mais, pour atteindre son rêve de NBA, le Congolais devra encore travailler et s’affirmer pour sa saison sophomore. 

D’abord, même s’il est capable de répéter les efforts, Oscar Tshiebwe doit travailler son sens du timing et de l’anticipation, un travail normal pour un joueur ayant débuté le basketball sur le tard. Limiter ses fautes, pour gagner en temps de jeu, sera également un autre chantier principal pour le jeune homme. Enfin, et sans doute la chose la plus importante, la régularité sera la clé de sa réussite.

L’an passé, l’intérieur des Mountaineers a réalisé d’excellentes prestations : 20 points et 17 rebonds face à Pittsburgh en début de saison. Et quelques matches médiocres, à l’image d’un match de conférence face à TCU (1 point et 5 rebonds en 15 minutes).

Mais, avec les qualités qui sont les siennes, Oscar Tshiebwe peut exploser cette saison. 

Jeremiah Robinson-Earl (Villanova)

10.5 points, 9.4 rebonds, 1.9 passe décisive en tant que freshman

Après Mikal Bridges et Saddiq Bey, Jeremiah Robinson-Earl pourrait être la nouvelle perle de Villanova sur les postes extérieurs.

À ce jour, l’ailier (souvent utilisé à l’intérieur par Jay Wright) possède toutes les caractéristiques pour évoluer en NBA. Il y a d’ailleurs fort à parier que le natif de Kansas City aurait pu être sélectionné à la NBA Draft dès cette année. Mais, pour notre plus grand plaisir, l’homme à tout faire des Wildcats a choisi de rester en banlieue de Philadelphie pour une saison de sophomore. 

S’il est le profil type du joueur de NBA de par sa longueur, ses qualités athlétiques et son immense potentiel, Jeremiah Robinson-Earl devrait profiter d’une saison de développement supplémentaire. Et les axes de progression sont nombreux. D’abord, même si Villanova brille par son attaque variée, on souhaiterait presque voir l’ailier prendre plus de responsabilités. Lui qui n’est pas, encore, un joueur très instinctif pourrait y gagner.

D’ici-là, il continuera de faire rêver les scouts avec ses excellents fondamentaux défensifs. Jeremiah Robinson-Earl est sans doute le meilleur joueur de cette liste, celui qui a le potentiel pour aller le plus haut, à la NBA Draft et par la suite. 

Romeo Weems (DePaul)

8 points, 4.9 rebonds, 1.7 passe décisive en tant que freshman

Si vous cherchez un joueur capable de doubler sa moyenne de points cette saison, vous tenez votre homme.

Oui, Romeo Weems n’est peut-être pas le joueur le plus renommé de la liste, mais, il est très talentueux. S’il a montré ses qualités par séquences, la perle de DePaul devrait recevoir plus de responsabilités en attaque pour sa saison sophomore. Si la nature a donné des qualités athlétiques certaines au natif de Detroit, il est bien plus qu’un simple matraqueur de cercle.

Par moment, Romeo Weems s’est mué en porteur de ballon, au relais de l’excellent Charlie Moore. Et ses qualités physiques font de lui un défenseur redoutable. 

Mais, pour espérer taper dans l’oeil des scouts NBA, il doit se bâtir une réelle panoplie offensive. Son arsenal demeure aujourd’hui encore trop limité. Heureusement, sous les ordres de Dave Leitao, Romeo Weems devrait avoir la liberté d’entreprendre.

Et s’il progresse, DePaul pourrait empocher quelques succès dans la conférence Big East. Oser sera le maître-mot de la saison sophomore de Romeo Weems. 

Isaiah Mobley (USC)

6.2 points à 47.4% de réussite aux tirs, 5.3 rebonds en tant que freshman

Maintenant ou jamais. L’expression caractérise parfaitement la situation de Isaiah Mobley.

Arrivé en grandes pompes à USC, l’ancienne recrue 5-étoiles et 20ème meilleur lycéen. de sa promotion a déçu les observateurs. Il n’a pas trouvé son rôle dans la rotation d’Andy Enfield. Et, pour cause, la raquette des Trojans était bouchée par l’excellent Onyeka Okongwu, l’expérimenté Nick Rakocevic et Daniel Utomi prenait la plupart des minutes à l’aile.

Heureusement pour Isaiah Mobley, les 3 hommes sont partis.

Le Californien de naissance possède une occasion unique de briller dans une équipe de USC new look et orpheline de ses 5 titulaires de l’an passé. Et pour l’aider, en plus de son père qui est l’entraineur assistant des Trojans, Isaiah Mobley peut aussi compter sur l’arrivée de son frère Evan, meilleure recrue du pays de la dernière classe de recrutement.

S’il veut que son avenir passe par la NBA, Isaiah Mobley n’aura d’autre choix que de faire mieux que ses 6 points et 5 rebonds de moyenne.

Les qualités sont évidentes. A l’image de son shoot extérieur ou de son jeu au poste déjà bien développé. Mais, le travail est également important.

En défense, Isaiah Mobley devra être plus volontaire pour surprendre les scouts. En attaque, il serait intéressant de le voir porter d’avantage le ballon pour aller au cercle, un domaine dans lequel il excellait au lycée. Bref, le talent est là. Sauf que, même en NCAA, ce dernier ne fait pas tout.

Isaiah Mobley est, déjà, dans une année charnière pour son avenir. 

Kofi Cockburn (Illinois)

13.3 points à 53.2% de réussite aux tirs, 8.8 rebonds, 1.4 contre en tant que freshman

Si le basketball universitaire comptait un super-héros, il serait certainement Kofi Cockburn. Le Jamaïcain, 2.08m et 132 kg, est une force de la nature.

Immense par la taille et par le talent, l’intérieur a surpris les principaux observateurs au cours de la saison dernière. Il aurait pu quitter les bancs de l’université à l’issue d’une saison où Illinois s’est révélé comme l’une des équipes surprises de la saison, où il a formé l’un des meilleurs duos de la Big Ten aux côtés de l’excellent Ayo Dosunmu.

Mais, convaincu par la perspective de travailler avec Brad Underwood, le puissant intérieur a choisi de rempiler pour une nouvelle saison dans l’Illinois. 

Kofi Cockburn est un excellent joueur de pick-and-roll associé à Ayo Dosunmu. Le duo a fait des ravages et devrait continuer de martyriser les défenses en 2020-21. Plus surprenant, il profite de son très bon footwork pour faire la différence poste-bas, une situation sur lequel il est très à l’aise. Kofi Cockburn excelle surtout dans la protection de cercle en défense, même s’il n’est forcément pas le plus mobile et s’il est incapable de défendre sur plusieurs positions.

Son incapacité à s’écarter pour tirer de loin devrait hélas faire chuter sa cote auprès des scouts. Mais, pour toutes les qualités énumérées, le basketball universitaire peut se satisfaire de conserver un joueur aussi dominant. 

Drew Timme (Gonzaga)

9.8 points à 62.1 de réussite aux tirs, 5.4 rebonds en tant que freshman

Avec le départ de l’excellente rotation intérieure composée de Killian Tillie et Filip Petrusev, Drew Timme possède le champ libre pour exploser cette saison.

Il s’est trouvé une place de choix dans une fabuleuse équipe de Gonzaga, qui aurait pu prétendre au titre national si la pandémie de COVID-19 n’avait pas stoppé la saison. En 20 minutes, d’un temps de jeu mérité, le Texan scorait 9.8 points et prenait 5.4 rebonds en moyenne par match.

De quoi faire tourner quelques têtes tant ses qualités sont évidentes.

D’abord, Drew Timme se révèle être un excellent joueur au poste-bas.

Son excellent footwork et ses bonnes mains lui permettent, en effet, de prendre le dessus sur ses adversaires. Pour se développer, il doit travailler son tir extérieur pour diversifier sa palette à l’instar de Killian Tillie ou de Zach Collins. Et, en défense, il n’a jamais semblé être en difficulté dans le système de Mark Few.

Avec de la place pour exploser et prétendre au titre national avec Gonzaga, Drew Timme peut devenir l’un des meilleurs intérieurs du pays

Rocket Watts (Michigan State)

9 points, 2.3 rebonds, 1.7 passe décisive en tant que freshman

Tom Izzo se cherche un nouveau maître à jouer avec le départ de Cassius Winston. Heureusement, Rocket Watts figure dans l’effectif de Michigan State.

Le combo guard et ancienne recrue 4-étoiles est capable d’évoluer sur les postes 1 et 2 et possède une occasion unique de briller. Comme pour de nombreux jeunes joueurs, les statistiques ne reflètent pas totalement le talent du bonhomme. Ses 28 % de réussite à 3-pts peuvent inquiéter sur le papier ; mais, Rocket Watts a montré qu’il était capable de sanctionner de loin.

Reste désormais a trouvé plus de régularité et à améliorer sa sélection de tirs

S’il a eu tendance à arroser de loin, le natif de Detroit est adroit sur les “long two” avec près de 47% de réussite. Une adresse qui se confirme sur la ligne des lancers francs avec 80 %. Trouver le juste milieu entre tirs de loin et agression du cercle, domaine où il excellait au lycée mais qu’il n’a que trop peu utilisé en tant que freshman, sera la clé de son année de sophomore.

Et qui mieux que Tom Izzo afin de polir un tel diamant ?

Caleb Mills (Houston)

13.2 points, 2.6 rebonds, 1.1 passe décisive en tant que freshman

Il était, avec Jay Heath, le joueur le moins attendu de cette liste de sophomores à l’aube de sa saison de freshman. Recrue 3-étoiles, considéré par 247Sports comme le 199e meilleur joueur lycéen de sa classe d’âge, Caleb Mills a surpassé toutes les attentes.

Évoluant principalement en sortie de banc en relais de Quentin Grimes, l’ancien arrière de Kansas, il était probablement l’un des meilleurs sixièmes hommes du pays.

Mais, après une saison freshman réussie, Caleb Mills doit confirmer avec des attentes plus élevées. 

Les Cougars sont désormais considérés comme l’une des meilleures équipes du pays.

Et, pour être l’équipe à battre dans la conférence AAC, les Cougars de Kelvin Sampson compteront sur leur explosif sophomore. Capable de scorer 8 fois plus de 20 points, l’énorme attaquant doit nettement progresser en défense, où la concentration et ses aides peuvent parfois couter à son équipe, pour franchir un nouveau palier. 

James Bouknight (UConn)

13 points à 46.2% de réussite aux tirs, 4.1 rebonds en tant que freshman

Attendu comme le nouveau visage de UConn, James Bouknight n’a pas déçu.

L’arrière a même terminé sa saison freshman en boulet de canon avec 17.7 points, 5.3 rebonds, 1.8 passe décisive de moyenne sur ses 11 derniers matches. Arrivé sur le campus avec une blessure au genou, il a affronté les critiques en début de saison et il a fait preuve d’une extrême force mentale.

Et puis il a brillé et montré son immense talent aux yeux du monde. 

Long, James Bouknight est surtout un excellent athlète capable de finir près du cercle avec facilité. Le natif de Brooklyn donne parfois l’impression de voler, ce qui rappelle presque un certain Zach Lavine. Mais, en plus d’être un finisseur hors-pair, il a souvent exercé la fonction de porteur de balle avec efficacité. Son excellent QI basket, à l’image de ses nombreuses coupes vers le panier dans le bon timing, l’aide à dominer.

Sa défense étant plus que correcte grâce à son physique, James Bouknight est un véritable diamant brut. Cette saison, il doit sans doute composer avec de nombreuses adaptations défensives.

A lui de prouver que sa saison freshman n’était pas qu’un mirage. 

D’autres sophomores à suivre (de plus loin) :

Franz Wagner (Michigan)

David Johnson (Louisville)

Trayce Jackson-Davis (Indiana)

Scottie Lewis (Florida)

Wendell Moore (Duke)

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