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Scottie Barnes Recrutement Florida State Seminoles 2020
(Crédit photo : Florida State Seminoles Athletics)

“CBB Preview” : quels newcomers risquent le flop en 2020-21 ?

Ils sont convoités par les head coaches, les fans et toute une université. Ils ont le choix, mais, ils choisissent finalement un seul programme. Ils sont désormais attendus. Oui, les newcomers attirent les regards à chaque début de saison.

Au sein de la rédaction de Midnight on Campus, on est toujours impatients de voir évoluer des joueurs dans un nouveau collectif. On spécule, on se permet de rêver parfois, mais la réalité est parfois bien différente. L’intégration d’un joueur peut être difficile. C’est pour cette raison qu’on vous propose de s’attarder sur 10 newcomers qui risquent le “flop” en 2020-21.

On aurait pu séparer freshmen, transferts et “graduate transfers”. Cependant, on a quand même décidé de les mettre dans le même panier et de prendre en compte leur point commun : tous ces newcomers intègrent un nouveau groupe.

Personne ne souhaite pas qu’un joueur ne réussisse pas. Un tel #CBBPreview permet davantage de prendre du recul avec les grandes réussites que l’on évoque souvent.

Non, un prospect 5-étoiles ne tournera pas forcément à 15 points de moyenne. Non, un joueur transféré après 2 bonnes saisons ne réussira pas forcément dans une nouvelle conférence. La réalité sur le terrain n’est pas celle-ci.

À l’aube d’une nouvelle saison de basketball universitaire, nous avons sélectionné 10 newcomers qui pourraient faire “flop” en 2020-21.

Newcomers, part.1 : les freshmen

Evan Mobley (USC, #3)

20.5 points, 12.2 rebonds, 5.2 contres et 4.6 passes décisives en tant que senior à Rancho Christian.

Loin de remettre en doute son avenir professionnel, Evan Mobley sera sans doute sélectionné tout en haut de la NBA. Draft 2021. Son arrivée à USC combinée au départ de Onyeka Okongwu est à première vue la meilleure des choses pour les Trojans.

Ils peuvent compter sur un lycéen taillé pour l’université avec des aptitudes techniques surprenantes, surtout quand on découvre le joueur.

Son sens du placement et son activité pour un intérieur de ce gabarit a impressionné les scouts. Mais, sa production à USC pourrait décevoir.

Si un guard peut performer seul et porter son équipe en se créant ses propres tirs, Evan Mobley aura besoin d’un collectif autour de lui. Et c’est bien ça qui peut nous refroidir concernant le natif de Californie.

Qu’on se le dise, on a des réserves sur la capacité de USC à le servir dans de bonnes positions et à le mettre totalement en valeur. Les Trojans ont un effectif moyen pour la conférence Pac-12. Aucun joueur nous interpelle pour jouer le rôle du “serviteur” de Evan Mobley.

Ethan Anderson a montré de belles choses la saison passée (5.5 points et 4.2 passes). Mais, c’est un meneur inconstant qui doit élever son niveau de jeu pour mettre Evan Mobley dans les meilleures situations.

Plus que le joueur lui-même, c’est le contexte qui pose question.

Scottie Barnes (Florida State, #9)

11.6 points, 6.5 rebonds et 4.6 passes décisives en tant que senior à Montverde Academy.

Le talent pur du jeune homme est indéniable.

9ème meilleure recrue du pays selon 247Sports, Scottie Barnes arrive à Tallahassee avec de belles garanties. C’est un joueur très complet d’un point de vue défensif. Et, avec Leonard Hamilton pour le développer, on ne s’inquiète pas de ce côté du terrain. Il pourra défendre à peu près n’importe qui à n’importe quel poste.

Sauf que Scottie Barnes aura la lourde tâche d’être le leader offensif des Seminoles. Et on attend peut-être trop de lui.

Devin Vassell (12.7 points), Trent Forrest (11.6) et Patrick Williams (9.2) ne font plus partie de l’effectif qui a remporté la saison régulière de conférence ACC. Florida State n’a pas l’attention de revenir dans le rang et on compte beaucoup sur Scottie Barnes.

Ailier-fort pour la plupart du temps au lycée, l’ancien de Montverde Academy pourrait être amené à jouer un rôle de point forward ; c’est-à-dire de mener le jeu offensif comme un meneur. RayQuan Evans (3.1 points en 2019-20), le probable meneur, ne serait pas assez rassurant.

Donner toutes les clés à un jeune joueur comme Scottie Barnes, qui n’a pas réellement organisé le jeu au lycée étant donné que Cade Cunningham était à ses côtés, peut s’avérer être risqué.

Le prospect 5-étoiles est encore trop brut offensivement.

Les attentes paraissent trop hautes pour un joueur qui reste un slasher avant tout. Si son jeu n’est pas assez développé, les défenses pourraient le contenir régulièrement.

Greg Brown (Texas, #11)

26.1 points, 13.2 rebonds et 3.5 contres en tant que senior à Vandegrift.

Myles Turner, Jarrett Allen, Mo Bamba et Jaxson Hayes.

Tous ont joué dans la raquette pour Texas ces dernières années.

La pression est immense pour Greg Brown. Son principal objectif sera de s’incorporer dans un collectif qui se connaît parfaitement. Et, chez les Longhorns, tout le monde est de retour cette saison. Greg Brown sera le seul petit nouveau.

Un point positif pour s’intégrer, me direz-vous. Mais cela pourrait aussi s’avérer compliqué. Les automatismes sont là, les joueurs se connaissent déjà et savent jouer ensemble. Comment ne pas perturber les liens déjà établis tout en s’imposant pour justifier son statut de prospect 5-étoiles ? C’est son défi.

Il sera intraitable sur le jeu de transition et peut devenir un des meilleurs défenseurs de conférence Big 12.

il faudra surveiller de près son développement en attaque. Greg Brown manque encore de vision du jeu par moments et de dribble afin de créer pour les autres.

Jeremy Roach (Duke, #23)

19.1 points, 6.3 rebonds, 2.8 passes décisives et 1.9 interceptions en tant que senior à Paul IV Catholic.

Jalen Johnson (#14) est bien sur le papier la meilleure recrue de Duke cette saison. Toutefois, Jeremy Roach est peut-être celui qu’on attend le plus.

Il faut dire que le départ de Tre Jones laisse le poste de meneur vacant. Petit (1m85), mais solide, Jeremy Roach a surtout brillé sur ses talents de slasher à l’échelon inférieure tout en distribuant bien le ballon une fois le décalage créé.

Il peut être un très bon complément à l’attaque de Duke, qui n’utilise pas énormément le pick-and-roll. Force est de constater que les freshmen peuvent avoir du mal au poste de meneur du côté des Blue Devils.

On se rappelle par exemple de Trevon Duval en 2017-18. Classé #7 de sa promotion, il avait déçu. Jeremy Roach semble avoir un meilleur shoot, mais il devra absolument développer de nouveaux points forts, car il n’est pas excellent dans un secteur. Une première saison décevante ne serait pas un drame.

Tre Jones a par exemple progressé énormément lors de sa saison sophomore avec une amélioration significative de sa sélection de tirs.

Newcomers, part.2 : les transferts

Joey Hauser (de Marquette à Michigan State)

9.7 points et 5.3 rebonds en tant que freshman à Marquette.

Les frères Hauser ont quitté Marquette. Le premier a pris la direction de Virginia tandis que le second jouera avec Michigan State. En 2018-19, Joey Hauser tournait à 9.7 points et 5.3 rebonds chez les Golden Eagles.

Il souhaite apporter à l’attaque des Spartans grâce à sa polyvalence et ses aptitudes à participer au jeu collectif.

Mais pour deux raisons principales, il pourrait rester en retrait.

Son temps de jeu n’est pas certain d’être aussi élevé que prévu. Malik Hall (4.6 points et 3.7 rebonds) est en concurrence à son poste d’ailier-fort. Il n’a pas autant d’armes offensives que Joey Hauser, mais, il a montré du potentiel lors de sa saison freshman.

Son temps de jeu pourrait être restreint d’autant plus que Joey Hauser affiche des limites en défense. Tom Izzo compte énormément sur ce côté du terrain pour remporter des matchs et le newcomer n’est pas un grand défenseur.

Carlik Jones (de Radford à Louisville)

20.0 points, 5.1 rebonds et 5.5 passes décisives en tant que junior à Radford.

Ce n’est pas une surprise : on apprécie les joueurs qui performent en Mid-Majors à Midnight on Campus. Sauf que, par moments, vouloir évoluer dans un programme plus exposé n’est pas la meilleure idée lorsqu’on est senior.

Il faut se battre de nouveau pour avoir du temps de jeu et apprendre de nouveaux systèmes, surtout.

Carlik Jones se met au défi de justifier ses excellentes performances de 2019-20 à Louisville. La saison passée, le guard marquait 20 points par match avec plus de 5 rebonds captés et 5 passes délivrées. Il surnageait totalement dans la conférence Big South.

Comme Christian Keeling en 2018-19 (18.7 points) à Charleston Southern. Mais son transfert à North Carolina s’est révélé délicat.

Il existe un risque avec Carlik Jones à Louisville, malgré ses qualités sur pick-and-roll et sa réussite en sortie de dribble. Une dernière saison en conférence ACC à ce niveau mettra au défi sa régularité.

D.J. Carton (de Ohio State à Marquette)

10.4 points, 2.8 rebonds et 3.0 passes décisives en tant que freshman à Ohio State.

Pas de problème pour D.J. Carton, il aura les clés pour mener Marquette cette saison.

Après une saison à Ohio State (10.4 points et 3 passes), il a décidé de rejoindre les Golden Eagles pour un nouveau départ après une saison difficile sur le plan personnel, lui qui souffre au niveau mental.

Il devra prendre le relais de Markus Howard, qui menait la NCAA en terme de points marqués (27.8 de moyenne). La pression est à son maximum. Surtout qu’il n’y aura pas de réels lieutenants à ses côtés. Peut-il être un scoreur régulier et confirmer ses beaux pourcentages de la saison passée (40% à longue distance) ?

A Ohio State, D.J. Carton a prouvé qu’il était capable de mener une équipe du Power Six. Reste à lui de le faire sur toute une saison et sans concéder trop de pertes de balle à Marquette.

James Akinjo (de Georgetown à Arizona)

13.4 points, 4.4 passes décisives et 2.0 interceptions en tant que sophomore à Georgetown.

La carrière de James Akinjo est tumultueuse. Engagé avec UConn, il a finalement choisi Georgetown où il a impressionné lors de sa saison freshman avec 13.4 points et 5.2 passes de moyenne.

Mais après 7 petits matchs disputés en 2019-20, il a décidé de quitter les Hoyas.

Plusieurs joueurs de Georgetown ont pris le même chemin (car ils étaient en lien avec des accusations d’agression sexuelle, d’harcèlement et de cambriolage). Le transfert de James Akinjo y est lié également, de près ou de loin.

Le meneur de jeu souhaite donc se reconcentrer sur le sportif à Arizona. Mais son association dans le backcourt des Wildcats avec Terrell Brown, lui-aussi arrivé sur transfert de Seattle, pourrait causer des remous sur la ligne arrière.

Les deux joueurs adorent porter la balle et devront se la partager.

Une situation potentiellement compliquée pour James Akinjo, qui préfère se créer ses propres situations. On redoute un mauvais rendement à Arizona.

Landers Nolley II (de Virginia Tech à Memphis)

15.5 points, 5.8 rebonds et 2.4 passes décisives en tant que freshman à Virginia Tech.

Le waiver reçu par Landers Nolley II pour jouer immédiatement à Memphis a été accueilli avec joie du côté du Tennessee. Une réaction compréhensible quand on voit la manière dont le joueur a évoluer avec les Hokies (15.5 points et 5.8 rebonds).

Une saison qui lui a permis d’être nommé Rookie of the Year en ACC.

Il arrive dans une équipe de Memphis revancharde. La hype autour des Tigers a pesé sur le groupe, qui a déçu. Le transfert de Landers Nolley II est une bonne nouvelle à première vue. Il devrait dynamiser une attaque soporifique. Mais, l’ancien de Virginia Tech ne devrait pas apporter beaucoup de nouveauté dans le jeu.

Il peut être le go-to-guy sans toutefois combler les manques de Memphis, à savoir du jeu extérieur (31.6% à 3-pts avec beaucoup de tirs forcés).

La confirmation dans une équipe qui se cherche un fond de jeu offensif ? On est sceptiques.

Bryce Aiken (de Harvard à Seton Hall)

22.2 points, 2.9 rebonds et 2.6 passes décisives en tant que junior à Harvard.

Très difficile de ne pas apprécier un tel joueur.

Bryce Aiken a été virevoltant dans l’Ivy League pendant 3 saisons et demi, et notamment lors d’une année junior à haut-niveau (22.2 points à 39.8% de loin). Avec le départ de Myles Powell, Seton Hall peut compter sur Bryce Aiken pour prendre le rôle du scoreur fou… quand il joue.

Le meneur de 23 ans est en délicatesse avec son corps depuis 4 ans.

Il n’a jamais joué une saison entière et a foulé le parquet à seulement 63 reprises dans sa carrière universitaire. Une énième blessure en 2019-20 l’a empêché de finir sa carrière à Harvard. Peut-il retrouver son meilleur niveau dans une conférence Big East d’autant plus compétitive ?

Il sera en tout cas prêt pour le début de la saison. Et on l’espère à 100% de sa forme.

La déception pourrait être immense s’il ne peut jouer à fond.

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