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(Crédit photo : Nicole Sweet-USA TODAY Sports)

“Zooming On” : Carsen Edwards, le diamant de Purdue

Si le basketball universitaire compte de nombreux scoreurs prolifiques, Carsen Edwards en est l’un des plus fiers représentants.

Le junior brille soir après soir et porte son équipe de Purdue sur ses frêles épaules à coup de cartons offensifs. Petit par la taille, 1m85, mais gigantesque par le talent : tel pourrait-on résumer l’identité de Carsen Edwards.

L’histoire du phénomène commence bien loin de l’Indiana.

Originaire de l’Etat du Texas, Carsen Edwards grandit à Atascocita à plus de 1.000 miles et près de 15 heures de voiture du campus de West Lafayette. Là-bas, il y écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du lycée local, propulsant son équipe jusqu’en finale du Region II. Coéquipier de Zach Haney, qui fait les beaux jours de Boise State, et de Joe Burton, ancien joueur d’Oklahoma, Carsen Edwards devient une star à Atascosita et chacun de ses retours au Texas est attendu de tous.

S’il est aujourd’hui le go-to-guy des Boilermakers, la carrière universitaire de Carsen Edwards aurait pu être toute autre. Très proche de ses parents, James et Carla, et de ses trois frères et sœurs, il avait initialement prévu de rester près des siens. Baylor, Houston, SMU et Texas Tech figuraient en tête de liste.

Mais une visite sur le campus de West Lafayette finit de le convaincre de s’exiler dans l’Indiana. Un choix osé mais qui s’avère payant tant Carsen Edwards domine son sujet et est presque assuré d’une carrière professionnelle.

 

Un attaquant de grand talent

 

L’an passé, Carsen Edwards a terminé la saison dans la First Team All-Big Ten. A l’issue de la saison, le meneur s’est présenté à la Draft NBA sans prendre d’agent afin de pouvoir retirer son nom. Le but de cette manœuvre : participer à plusieurs workouts et se faire connaître des franchises NBA.

Si cela n’a pas suffit, il a sans doute fini de convaincre les sceptiques au prix d’une saison tout bonnement exceptionnelle.

Carsen Edwards est une véritable machine à scorer, un joueur électrique capable de dynamiter une défense. Adepte des coups de chaud, il s’est signalé en scorant 40 points contre Texas au cours du mois de décembre et tourne aujourd’hui à 25.3 points de moyenne.

 

 

Pour atteindre de tels chiffres, Carsen Edwards est avant tout un très fort shooteur capable de trouver le cercle de n’importe quel endroit du terrain.

Le joueur de troisième année tourne ainsi à un coquet 38% aux tirs primés sur 10 tentatives. Athlétique et capable de se créer son propre shoot, il devrait pouvoir faire carrière tant sa capacité de séparation paraît compatible avec les exigences du niveau professionnel.

En plus d’être un shooteur d’élite, Carsen Edwards possède un premier pas d’une extrême rapidité. Il n’est pas rare de le voir s’ouvrir le chemin du cercle par son seul premier pas. Le Boilermaker est également passé maître dans l’art du step back au fil des saisons. Aussi, s’il est encore perfectible, son footwork est de qualité et avec son petit gabarit et son très bon handle, Carsen Edwards peut faire des ravages.

 

 

 

S’il a tendance à commettre quelques erreurs en défense, il possède un gros moteur et une réelle envie de bien faire, comme l’illustre ses 3.1 rebonds par match, un bon total pour un joueur de sa taille. Cette envie et son énergie ne seront pas de trop à l’étage supérieur. Avec moins de responsabilités offensives, il possède les qualités pour devenir un défenseur correct, même si sa taille restera toujours un handicap.

 

Carsen Edwards justifie les attentes 

 

En revenant à Purdue cette saison pour jouer sa saison de junior, Carsen Edwards n’avait qu’un objectif : être sélectionné au premier tour de la prochaine Draft NBA. Et s’il continue sur sa lancée, il pourrait bien y arriver.

En attendant, Carsen Edwards devrait continuer à enchaîner les cartons pour emmener Purdue à la March Madness. Attendu comme l’un des meilleurs scoreurs du pays en présaison, Carsen Edwards n’a pas déçu au point d’apparaitre dans les discussions pour le titre de joueur de l’année.

Quoiqu’il en soit, si vous aimez les joueurs électriques gardez un œil sur le diamant de Purdue, n’oubliez pas d’en profiter car à l’issue de la saison, il sera sans doute trop tard.

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