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(Crédit photo : Rob Kinnan-USA TODAY Sports)

Cam Reddish, à la recherche du tir perdu à Duke

Lors de l’annonce de son engagement avec Duke, on tapait Cam Raddish sur le web et tout le monde était dithyrambique à son sujet.

Meilleur joueur de la promotion 2018.”

Duke a recruté une star à tout faire.”

Cam Reddish pourrait réinventer les attentes du joueur de basketball moderne.”

Un peu plus deux ans après cette annonce, le jeune homme se trouve en plein doute dans une équipe où les projecteurs sont en permanence braqués sur Zion Williamson et R.J. Barrett.

Joueur moderne par le physique, 2.03 m avec une envergure de 2.15 m, sa saison en fait de lui un joueur lambda par les statistiques (13.7 points, 3.7 rebonds) et les performances proposées, notamment à trois points. Une caractéristique du jeu dans laquelle il était très attendu du fait des arrivées de R.J. Barrett et Zion Williamson, qui eux ont pour mission et caractéristiques principales d’attaquer le panier.

Hélas, rien ne se déroule comme prévu pour le natif de Pennsylvanie.

Sur le dernier mois de compétition, Cam Reddish n’a dépassé qu’une seule fois la barre des 40% de réussite, contre Virginia Tech. Et au cours de cette rencontre, perdue par les Blue Devils, il avait shooté à 50% derrière l’arc (3-6).

Sur cette même période, il n’a inscrit que 23 tirs sur les 84 tentés, soit 27% de réussite.

 

D’où vient cette soudaine mauvaise passe ?

 

La réussite ne l’a pas toujours fuit par le passé.

A l’été 2017, alors qu’il est au championnat du monde u19 avec Team USA en Egypte, il n’avait un rôle de go-to-guy sous les ordres de John Calipari. Et pourtant, il conservait cet impact à 3-points. Sur l’ensemble de la compétition, en sept matchs, il cumule 54% de réussite, et mieux encore, il terminait avec 58% de réussite sa dernière saison en High School.

Pour répondre, on peut commencer par avancer sa capacité à jouer sans le ballon.

Contrairement à ses matchs au lycée, Cam Reddish ne porte plus la balle en permanence. Avec Duke, il joue sur l’aile. Comme un joueur de sa taille doit le faire. Et cela implique de changer son jeu, une chose qu’il a du mal à faire et son jeu en pâtit.

Tout comme son mental.

Beaucoup moins impliqué dans le jeu de Duke, quand il a le ballon dans les mains, il a tendance à forcer ses tirs et a, forcément, les manquer. Ces ratés lui font perdre confiance en son tir ; une confiance sur laquelle pourtant il travaille chaque jour avec Jon Scheyer, assistant de Coach K depuis 2014 et ancien joueur de Duke (2006-2010). Les deux hommes se retrouvent une heure avant que l’entraînement ne commence pour travailler sur le tir de Cam Reddish.

Et cela à eu son effet contre Virginia le 9 février. Les Cavaliers sont alors classés 3ème à l’AP Top 25 et il termine le match avec 17 points à 5/8 à trois points.

 

 

Malheureusement, Cam Reddish retombe rapidement dans ses travers, et il ne peut même pas profiter de l’absence de Zion Williamson lors de plusieurs rencontres pour briller un peu.

Si son attaque est en berne, sa défense lui permet de continuer de briller et d’avoir un rôle important dans le jeu proposé par Duke.

Quand les autres joueurs aux physiques identiques ne parviennent, dans le meilleur des cas, à ne défendre que sur des big men, Cam Reddish est lui capable de switcher et défendre sur un pivot comme un meneur, sans la moindre difficulté. Même si, là encore, son mental lui fait parfois défaut.

En témoigne son manque de concentration sur certaines actions qui permet à son vis à vis de se faire oublier et marquer.

Il ne lui reste que quelques jours pour laisser une marque à Duke, et pour cela, quoi de mieux qu’une participation à la March Madness.

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