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Adam Kunkel Belmont Bruins OVC Tournament Champion 2020
(Crédit photo : MaCabe Brown - Courier & Press)

“A la recherche de Cendrillon” : Belmont Bruins (OVC)

Le mois de mars bat son plein et, jour après jour, certaines équipes remportent leur tournoi de conférence et un ticket automatique pour la March Madness. Comme chaque année, Midnight on Campus présente les champions en provenance des Mid-Majors afin de découvrir les futures Cendrillon du tournoi. Premier épisode : le représentant de l’Ohio Valley Conference, Belmont.

Quelles sont les forces et les faiblesses des Bruins ? Qui est le joueur à suivre… et plus encore ? Les statistiques complètes de l’équipe ?

Fiche d’identité de Belmont :

  • 26 victoires pour 7 défaites, 15 victoires pour 3 défaites en OVC (1er).
  • 79.6 points inscrits, 37.3 rebonds, 18.3 passes (3ème national), 67.9 points encaissés.
  • Victoires notables (hors-conférence) : Boston College (100-85), Middle Tennessee (71-59), Western Kentucky (79-62), Lipscomb (80-75).
  • Défaites notables (hors-conférence) : Saint Louis (60-55), Illinois State (79-72), Alabama (92-72).

Le cinq majeur type de Belmont :

  • Grayson Murphy (sophomore) : 9.8 points, 7.4 rebonds et 6.2 passes de moyenne.
  • Adam Kunkel (sophomore) : 16.5 points, 2.8 rebonds et 2.6 passes de moyenne.
  • Michael Benkert (senior) : 4.2 points et 3.3 rebonds de moyenne.
  • Tyler Scanlon (senior) : 12.5 points, 4.4 rebonds et 2.7 passes de moyenne.
  • Nick Muszynski (sophomore) : 15.3 points, 6.4 rebonds, 1.7 passes et 1.6 contres de moyenne.

Retour sur la saison régulière de Belmont

Une saison de transition était sur les rails à Belmont. L’équipe venait de perdre son leader, Dylan Windler, aujourd’hui en NBA, ainsi que son emblématique head coach en la personne de Rick Byrd.

Mais, le coaching staff avait prévu le coup avec une razzia sur la promotion de freshmen il y a deux ans. Ces jeunes prennent aujourd’hui la relève avec, forcément, un petit point d’interrogation. On avait posé une petite pièce sur la progression d’Adam Kunkel lors de notre présentation de début de saison. Mais, honnêtement, on ne pensait pas qu’il allait autant exploser aussi rapidement.

Du coup, Belmont s’est retrouvé compétitif dès les premiers matchs.

Et, au final, les Bruins terminent avec un bilan de 9 victoires pour 4 défaites. Un seul point négatif : la lourde défaite contre Alabama (72-92).

Belmont connaît un coup d’arrêt dès le début des matchs de conférence. Une défaite en ouverture à domicile contre SIU Edwardsville (79-69) : un revers assez inattendu pour un retour à la réalité assez rude mais nécessaire. L’équipe enchaîne avec 5 victoires consécutives ; cependant, les matchs clés contre Murray State et Austin Peay… se soldent par deux défaites à l’extérieur.

Le 25 janvier sonne la dernière défaite des Bruins. Oui, depuis, Belmont n’a encaissé aucune défaite et reste sur 10 succès de rang pour terminer la saison régulière. Une série qui arrive au meilleur des moments.

Le tournoi de conférence commence tardivement pour les Bruins. Une victoire tranquille contre Eastern Kentucky pour se qualifier en finale contre Murray State, le rival historique en OVC. Et la finale tant attendue a tenu toutes ces promesses.

Les deux équipes se sont répondues coup après coup. Et, forcément, la finale méritait un scénario dingue et une fin de match haletante. Ce fut le cas : un lay-up de Tyler Scanlon à 3 secondes de la fin.

Et Belmont obtient son ticket pour la March Madness pour la 2ème fois en 2 saisons.


Le joueur à suivre : Adam Kunkel (sophomore)

16.5 points, 2.8 rebonds et 2.6 passes de moyenne.

Vous souvenez-vous de Dylan Windler à Belmont ? Adam Kunkel est son fils spirituel. Un scoreur élégant capable de sanctionner dans n’importe quelle position sur le parquet.

Formidable gâchette à 3-points au lycée, il a développé son jeu depuis ses premier pas en basketball universitaire et agresse aujourd’hui le cercle, sans pour autant finir près du cercle. Il termine souvent sur un floater, puisqu’il n’absorbe pas vraiment les contacts, surtout contre des joueurs plus physiques que lui (ce qui n’est pas difficile vu qu’il reste assez frêle).

Son jeu sans ballon reste aussi perfectible. Il préfère rester dans le corner et attendre de recevoir le ballon pour prendre un tir en première intention ou se créer son propre tir.

Belmont joue beaucoup pour lui avec des intérieurs qui font un travail exceptionnel sur des écrans sans ballon, afin de le mettre dans les meilleures conditions. Adam Kunkel ne cesse de progresser et prend de l’ampleur match après match.

Souvenez-vous de lui. Il n’est que sophomore et sa marge de progression reste très importante.

Les raisons d’y croire pour Belmont ?

Belmont n’est pas qu’un joueur, mais plutôt un collectif, avec des joueurs qui apportent tous dans leur domaine respectif. Les deux autres sophomores, le meneur gestionnaire Grayson Murphy et l’intérieur dominant, Nick Muszynski, sont tout aussi importants pour le groupe.

Grayson Murphy s’est mué en véritable meneur et facilitateur de jeu pour ses coéquipiers. Nick Muszynski me fait penser à Cameron Krutwig (Loyola-Chicago) : un prospect terriblement efficace dos au panier qui finit presque exclusivement sur sa main forte (gauche), mais qui peut aussi s’écarter et même sanctionner à longue distance. Un mélange de old school et new school détonnant qui fait vraiment plaisir à voir.

N’oublions pas le transfuge de Boston U, Tyler Scanlon, qui arrive avec son head coach à Belmont et qui est devenu rapidement indispensable en poste 4. Joueur offensif, adroit à trois points, il permet de laisser la place à Nick Muszynski dans la raquette, en jouant souvent en 4 out.

Avec 4 joueurs susceptibles de marquer à 3-points et un pivot efficace près du cercle, que craignez-vous, honnêtement ?

Le seul souci concernant les Bruins est la réussite sur la ligne des lancers-francs.

Dans un match éliminatoire, chaque lancer-franc compte et cela peut être un désavantage de souvent se rendre sur la ligne. Mais, de manière générale, Belmont est une équipe complète qui se partage le ballon et qui défend.

Belmont, une future Cendrillon ?

A chaque fois que Belmont se qualifie pour la March Madness, je suis optimiste tant le groupe est talentueux. Mais, le manque de physique et de qualités athlétiques est toujours un gros point noir (et surtout lorsque l’on voit le style de jeu des Bruins dans la création de tir).

Cependant, en 2020, il existe vraiment des raisons d’y croire.

Et puis, il est temps d’ouvrir le compteur de victoires au NCAA Tournament qui est bloqué à 7 défaites en autant de participations.

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