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(Crédit photo : Twitter @USC_Hoops)

“A day with USC” : en quête d’identité à Paris

Après 10 jours de voyage en Europe dans le cadre du traditionnel voyage estival à l’étranger, USC était de passage à Paris. L’occasion pour Midnight on Campus de passer une journée aux côtés des Trojans.

USC, rien que ça, le nom à de quoi faire rêver.

Et, en ce mercredi 14 août, c’est un groupe souriant et ouvert que l’on a trouvé à l’INSEP. Il faut dire que tout allait pour le mieux du côté des hommes de Andy Enfield. Avec 2 victoires lors des 2 premiers matchs amicaux (disputés à Barcelone puis Monaco) et une visite programmée dans les rues de la capitale, les joueurs et l’encadrement peuvent avoir le sourire.

(Crédit photo : Midnight on Campus)

Les voyages estivaux sont désormais légion dans le monde du basketball universitaire. Et, à l’instar d’Evansville quelques jours auparavant, USC a eu la chance de quitter ses contrées de Californie pour un voyage initiatique en Europe. L’occasion pour nous de profiter d’une rencontre de qualité et d’en apprendre plus sur les raisons d’un tel voyage auprès du coach et des joueurs.

Un début d’après-midi banal à l’INSEP

Pas de répit en cette journée : le coup d’envoi du match opposant USC à la Lithuanian Sports University (basée à Kaunas, en Lituanie) est prévu à 13h.

Dès midi, les Trojans pénètrent dans l’enceinte de l’INSEP avec des étoiles plein les yeux. Au loin, déjà, toute une horde d’individus vêtus de tenues bordeaux et or : aucun doute, c’est bien l’équipe de USC en pleine marche d’avant match.

Il faut dire qu’après une arrivée à Paris la veille en fin d’après-midi et un coup d’envoi prévu à une heure si rapprochée, les organismes ont bien besoin d’une mise en route progressive. La marche terminée, les joueurs rentrent dans leur routine d’avant-match, un réel plaisir pour les yeux.

Straps, chansons reprises en cœur par tout un groupe durant l’échauffement, travail individuel pour les blessés et révisions des systèmes de jeu au programme. En clair, tous les rituels précédant une vraie rencontre de haut niveau sont réunis pour cette exhibition.

(Crédit photo : Midnight on Campus)

Si ce n’est pas le Galen Center de Los Angeles, la salle Marie Thérèse Eyquem (habituelle salle du Centre Fédéral de BasketBall en Nationale 1) est une petite mais très belle salle. Un écrin unique et peu habituel pour les matchs se déroulant à l’occasion des tournées européennes.

Les échauffements des deux équipes montant en intensité, le coup d’envoi du match ne devrait plus tarder.

Onyeka Okongwu (USC) : ‘a star is born’

A 5 minutes du coup d’envoi, les tribunes sont désespérément vides quand soudain une horde de supporters fait son apparition dans le gymnase. Après quelques observations et quelques discussions, on comprend vite que les familles des joueurs ont fait le déplacement avec l’équipe.

L’ambiance est alors bon enfant alors que l’entre-deux s’apprête à être effectué.

Comme un symbole, c’est le géant freshman Onyeka Okongwu, auteur d’une performance XXL, qui dévie le ballon en premier pour lancer le match.

(Crédit photo : Midnight on Campus)

Si de nombreux joueurs sont absents, tels que la recrue star Isaiah Mobley ou le précieux Jonah Mathews, on peut tout de même entrevoir les premiers choix d’Andy Enfield.

Les freshmen Max Agbonkpolo et Ethan Anderson sont titulaires, tout comme le sophomore Elijah Weaver. Tout ce beau monde accompagne une raquette destructrice alliant l’expérimenté Nick Rakocevic au tout jeune Onyeka Okongwu : du très lourd.

Après un premier quart-temps qui voit la sélection lituanienne virer en tête, grâce à une adresse longue distance démoniaque, USC reprend le match à son compte et c’est toute la physionomie du match qui en est changée.

L’intensité grimpe en flèche, les grincements des semelles sur le parquet s’intensifie, Onyeka Okongwu et Nick Rakocevic brillent en maitre dans la raquette et le redshirt senior Quinton Adlesh enchaîne les banderilles de loin.

Les Trojans prennent la tête, ils ne la lâcheront plus.

(Crédit photo : Midnight on Campus)

Malgré une rotation limitée à 7 joueurs, USC n’a fait qu’une bouchée de pauvres mais vaillants lituaniens. 103-80, score final, et une victoire rassurante où les recrues se sont affirmées.

Max Agbonkpolo et Ethan Anderson, qui découvrent tous les deux le basketball universitaire ont brillé, mais, que dire de Onyeka Okongwu.

Intenable, la recrue 5-étoiles était au four et au moulin. 22 points, une tonne de rebonds et une activité de tous les instants, le freshman a étonné et ne soyez pas surpris si son nom est évoqué plus d’une fois cette saison.

A l’INSEP, ce mercredi 14 août, une star est née.

Une saison déjà conditionnée par ce voyage

Si USC n’est pas la seule université à programmer un voyage estival dans le monde du basketball universitaire, c’est parce qu’un tel voyage est hautement bénéfique pour la vie d’un groupe.

Comme le soulignait fort justement Andy Enfield :

Ce voyage est avant tout une opportunité exceptionnelle pour nos étudiants-athlètes et notre staff d’enrichir notre culture.

En effet, pour un groupe ayant de hautes ambitions comme USC, un tel voyage marque une réelle évasion, sans que les enjeux sportifs ne soient jamais bien loin.

Nous avons 8 nouveaux joueurs cette saison, ce voyage est donc d’une importance cruciale pour bâtir notre attaque et notre défense collective. Et nous accueillons 5 freshmen, qui peuvent engranger beaucoup d’expérience. C’est vraiment intéressant pour nous d’être ici.

conclut Andy Enfield, qui entame sa 7ème saison sur le banc des Trojans.
(Crédit photo : USC Athletics)

Le discours est sensiblement le même chez les joueurs, qui se montrent même un peu plus bavard.

Un voyage comme celui-là est vraiment important pour une équipe relativement nouvelle comme la nôtre. C’est toujours bon de voir les habitudes de chacun en match et dans la vie de groupe en général.

On peut affronter différentes équipes et apprendre à répondre à l’adversité en équipe. Les voyages sont aussi très importants pour mieux connaître ses coéquipiers, qui ils sont, connaître leurs familles.

déclare Jonah Mathews, blessé au genou pour ce match, mais qui devrait se muer en un contributeur de choix en 2019.

Et le mot de la fin à l’homme du jour, Onyeka Okongwu.

Ce voyage est très important pour des freshman comme moi, Max (Agbonkpolo) ou Ethan (Anderson) pour s’intégrer au collectif et grandir en tant qu’équipe, nous avons des objectifs élevés et ce voyage nous aidera.

Si la période est propice aux vacances, USC n’a pas fait le déplacement en Europe pour vivre des jours heureux : l’ambiance est au travail et il y a de quoi faire tant les objectifs fixés pour la saison à venir sont ambitieux.

L’heure n’est dès lors plus au basket pour les Trojans, qui terminent la journée par une virée sur la Seine en bateau mouche. Le lendemain, les joueurs profiteront d’un temps libre avant de s’envoler pour la Californie après 10 jours de voyage.

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