Un seul senior, deux juniors, six sophomores et quatre freshmen. Bienvenue à Stony Brook.

Le programme de basketball sort d’une saison incroyablement mauvaise, avec un bilan de 13 victoires pour 19 défaites, le tout avec le jeu de l’une des pires équipes du basketball universitaire. Bref, c’était une purge de regarder les Seawolves lors du précédent exercice.

Mais le début de saison sonne la révolte du groupe, qui effectue le meilleur départ de l’histoire de l’université avec 8 victoires pour 2 défaites.

Et un homme explose aux yeux de tous, il s’agit de l’international Anglais Akwasi Yeboah.

Le junior réalise un début de saison exceptionnel et s’impose comme le leader incontesté de l’équipe. C’est lui qui prend les choses en mains quand l’équipe patine et il le fait à merveille, avec une moyenne de 19.6 points et 7.8 rebonds sur ce début d’exercice.

Il est bien épaulé par l’ancien Freshman de l’Année en 2017 dans l’America East, le sophomore Elijah Olaniyi, qui ne cesse de progresser offensivement même s’il lui reste une belle marge de progression. Il n’est pas encore à 100% de son potentiel et c’est assez effrayant tant il est efficace cette saison.

Le seul sénior du groupe, Jaron Cornish, est le joueur polyvalent du groupe, l’homme à tout faire.

Outre le fait de driver le jeu offensif de son équipe, il a aussi un rôle de mentor pour la jeune génération. Il n’est pas étranger au bon début de saison de Stony Brook tant il se révèle comme un relais entre le vestiaire et le coaching staff. En somme, un joueur essentiel.

“Vous savez, les jeunes joueurs d’aujourd’hui n’aiment pas recevoir des conseils. Ils pensent tout savoir sur tout alors que c’est le contraire,” explique Jaron Cornish après la victoire contre Rhode Island.

Nous avons la chance d’avoir une jeune génération qui écoute et veut progresser ensemble. Nous sommes une bande d’amis et il y a une bonne ambiance au sein du groupe. Je suis heureux de faire une dernière saison avec de tels personnes”.

Mais ce qui marque le plus lors du début de saison de Stony Brook, c’est que le programme est efficace loin de ses terres.

Hormis la défaite de deux points à Brown, les Seawolves ont empoché des victoires à George Washington, South Carolina, Rhode Island, Manhattan et Norfolk State. A chaque fois, ils s’adaptent à merveille à l’adversaire du soir, mais en conservant toujours le même fond de jeu.

Stony Brook est par ailleurs l’équipe qui se rend le plus sur la ligne des réparations du championnat. Le potentiel athlétique des extérieurs (mais aussi des intérieurs) permet de provoquer un nombre incalculable de fautes. Le programme est aussi efficace sur les situations de rebond, que ce soit offensif ou défensif. Cela compense une défense assez perméable, qui risque de poser problème lors des matchs de conférence si rien ne change.

La suite du calendrier pour Stony Brook est assez abordable avant d’entrer dans les matchs de conférence.

Par contre, cela risque de se corser pour les matchs de l’America East. On sait que Vermont est le grand favori à sa propre succession, alors que UMBC n’est pas loin et sera toujours autant “chiant” à jouer.

Est-ce la saison des Seawolves ?

C’est trop tôt pour l’affirmer. Vermont possède l’expérience pour sécuriser une place à la March Madness ; mais cette jeune génération de Stony Brook réalise un tel début de saison que cela mérite les lumières. Certes, le niveau de jeu n’est pas fou, mais c’est terriblement efficace.