Les Ramblers ont eu du mal à digérer l'aventure fantastique du Final Four, mais il faut bien compter sur eux.

La saison dernière, un ovni est apparu lors de la March Madness : Loyola-Chicago.

Fort de son statut d’outsider et de la belle histoire du programme (avec notamment sa plus fidèle supportrice, Sister Jean), les Ramblers ont choqué le paysage universitaire avec une participation au Final Four. Forcément, après un tel exploit, vous êtes attendus au tournant et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’équipe a mis du temps pour digérer cette incroyable période.

On le sait bien, les saisons de confirmation après une saison exceptionnelle (et inattendue) sont toujours les plus délicates. Loyola-Chicago en a pris connaissance cette saison, avec un début d’exercice bien loin du nouveau statut du programme.

 

 

Des départs lourds de conséquence pour les Ramblers

 

Outre les défaites, c’est le niveau de jeu qui inquiète sur cette première partie de saison.

Défensivement, le programme reste près de ses standards de l’an passé mais c’est surtout offensivement que cela pêche. Les 42 points inscrits contre Saint Joseph’s résonnent encore comme un cauchemar pour moi, ayant vu le match en direct (car oui, Saint Joe’s sortait d’un début de saison très bon et puis, le néant…).

Lors de son premier match télévisé sur ESPN, ce fut une débâcle totale contre Nevada et le score ne reflète en aucun cas la domination du Wolfpack. Oui, Loyola-Chicago faisait de la peine à voir, surtout après le bonheur procuré lors de la March Madness.

Ce départ poussif s’explique, en partie, par la perte de trois joueurs cadres.

L’intérieur Aundre Jackson manque énormément, sachant que le programme est l’une des pires équipes du championnat au niveau des rebonds (surtout offensif). Et puis, c’est un peu (beaucoup) de scoring qui n’est plus sur le campus en l’absence de Donte Ingram et Ben Richardson, les deux étant connus pour leurs coups de chauds offensifs.

Heureusement, trois autres cadres sont de retours dont Clayton Custer, le héros de tout un peuple.

Mais voilà, la mise en route fut délicate même pour les cadres. Comme souvent, c’est en enchaînant les matchs que la machine se relance et les matchs de conférences arrivent au meilleur des moments. Seulement deux défaites au compteur, contre Evansville (67-48) et Missouri State (70-35).

Enfin, deux défaites, plutôt deux énormes blowouts.

Le dernier intervient alors que Loyola-Chicago retrouvaient des sensations, notamment sur le plan offensif : 4 paniers inscrits en seconde période, 9 rebonds captés (oui, 9) sur l’ensemble de la rencontre, le tout avec des pourcentages aux tirs cataclysmiques.

Comme si le fantôme du début de saison était de retour l’espace d’une soirée…

 

Loyola-Chicago, favori mais loin d’une qualification

 

Outre Clayton Custer, les deux autres membres du trio qui porte l’équipe répond lui aussi présent sur cette deuxième partie de saison.

Le senior Marques Townes est le leader offensif, capable de créer le jeu et d’aider grâce à son physique sur les situations de rebonds. La sensation de la saison dernière, le désormais sophomore, Cameron Krutwig, est un peu seul dans la raquette. On compte énormément sur lui cette saison et même si son apport a augmenté en terme de statistiques, il lui manque un relais quand la défense intérieure se focalise sur lui.

Il reste encore des zones d’ombre concernant Loyola-Chicago. On sent qu’à tout moment, cela peut dérailler (comme face à Missouri State) mais il y a quand mêmes des motifs d’espoirs.

Dans une Missouri Valley Conférence qui n’a pas de véritables patrons et qui est en reconstruction depuis le départ de Wichita State, les Ramblers se positionnent comme le favori cette saison. Mais la route est encore longue, avec des outsiders comme Drake, Valparaiso ou Illinois State qui attendent un faux-pas de Loyola-Chicago pour se placer.

En tout cas, cela fait plaisir de revoir l’équipe qui nous a tant fait vibrer en mars dernier. Et qui sait, peut-être que Loyola-Chicago reviendra à la March Madness et produira le même coup que la saison dernière.

Les chiffres ont montré qu’un tel fait était très rare, surtout pour une équipe des Mid-Majors (on se souvient tout de même de l’épopée de Butler avec Brad Stevens).