Un quiz pour tester vos connaissances sur les deux premiers mois de compétition en basketball.

La trêve des fêtes de Noël approche en basketball universitaire, ce qui signifie également que les athlètes-étudiants donnent un dernier coup de collier afin de conclure le premier semestre de l’année académique avec une salve de partiels.

A Midnight on Campus, même chose : on teste vos connaissances à propos des deux premiers mois de compétition avec une série de questions/réponses sur quelques faits marquants de la première partie de saison de basketball. Tout le monde apprécie les fameux quiz de Noël.

Concentration, tout le monde : il est l’heure du jouer au quiz de Noël sur la première partie de saison en basketball !

 

Première partie : les questions du quiz.

 

Notre quiz de Noël sur la première partie de saison en basketball
1. Quel joueur, déjà nommé quatre fois joueur de la semaine dans sa conférence, devrait ramener son programme à la March Madness après une absence l’an passé ?
2. Quel programme, vaincu lors du Championship Game l’an passé, s’est positionné comme l’un des grands favoris pour le titre national cette saison ?
3. Je ne mesure qu’1m80 et pourtant, je suis le joueur le plus explosif de la SEC et je réalise un énorme début de saison. Qui suis-je ?
4. Promise au pire, quelle équipe de la conférence Big 12 surprend et devrait sans doute intégrer le Top 25 d’ici peu ?
5. Quel programme du Power Six a perdu à deux reprises face à deux programmes de Mid-Majors, qui produit un jeu infâme mais qui se qualifiera quand même à la March Madness ?
6. Inconnu à ma sortie du lycée, je vais marquer l’histoire de mon programme avec une potentielle sélection dans le Top-10 de la prochain Draft NBA car je suis le meilleur meneur de la prochaine cuvée. Qui suis-je ?

 

Deuxième partie : les réponses du quiz.

 

Quel joueur, déjà nommé quatre fois joueur de la semaine dans sa conférence, devrait ramener son programme à la March Madness après une absence l’an passé ?

 

Le redshirt senior de Wisconsin, Ethan Happ, marche sur l’eau en ce début de saison. 

Joueur majeur des Badgers, l’intérieur collectionne les trophées de Joueur de la Semaine dans la conférence Big Ten. Avec pas moins de 4 récompenses sur 5 semaines, le natif de Milan, Illinois est le grand artisan du bon début de saison des siens. 

Surtout, avec des succès face à de bonnes équipes telles que NC State ou Iowa et de courtes défaites face à Virginia et Marquette, les Badgers ont tenu leur rang durant le premier mois de conférence. Ethan Happ compile ainsi 19.3 points, 10.8 rebonds, 4.9 passes, 1.6 contres et 1 interception en moyenne par match depuis le début de saison et est le principal instigateur. 

Après avoir manqué le NCAA Tournament l’année dernière et avoir participé à plusieurs workouts en marge de la Draft NBA, Ethan Happ semble être revenu à Madison avec les crocs.

Si l’appétit vient en mangeant, il faudra surveiller de près ces Badgers aux dents longues. Ces derniers se sont révélés être une équipe et solide et le programme pourrait faire son petit bout de chemin dans sa conférence avant de retrouver le tournoi NCAA après une année d’absence. Pour rappel, Wisconsin s’est hissé jusqu’au 16e rang national avant la traditionnelle trêve due aux examens. 

 

Quel programme, vaincu lors du Championship Game l’an passé, s’est positionné comme l’un des grands favoris pour le titre national cette saison ?

 

Si à l’aube de la saison, les grands favoris à l’obtention du titre national se nommaient une nouvelle fois Duke, Villanova ou North Carolina, Michigan s’est imposé comme l’une des meilleures équipes du pays, si ce n’est la meilleure, après un mois de compétition.

Et pourtant, après une March Madness remarquable achevée par une défaite en finale face à Villanova, les Wolverines perdaient trois de leurs meilleurs joueurs dont l’excellent Moritz Wagner. La suite ? Un excellent travail de John Beilein et 11 victoires en autant de matchs ont propulsé les Wolverines au rang d’épouvantail. 

Michigan a ainsi remporté ses huit premières rencontres par au moins 17 points, dans un calendrier qui comprenait pourtant Villanova, North Carolina ou Purdue. Ajoutez à cela une victoire facile face à Providence, qui a participé au tournoi l’année dernière, il est donc difficile de trouver un meilleur départ que celui de Michigan. 

Point positif, les Wolverines ont prouvé qu’ils pouvaient rencontrer des matchs en contexte hostile comme lors de leur déplacement à Northwestern ou même survivre à une panne d’adresse face à Western Michigan. 

Si plusieurs points restent à améliorer comme l’adresse aux lancers-francs ou le shoot extérieur, Michigan peut rêver égaler les 16 victoires que le cru 2013 emmené par Trey Burke avait remporté. Cette année-là, le programme s’était incliné en finale face à Louisville : les hommes de John Beilein peuvent-ils faire mieux cette saison ?

 

Je ne mesure qu’1m80 et pourtant, je suis le joueur le plus explosif de la SEC et je réalise un énorme début de saison. Qui suis-je ?

 

“Quand il est sur le terrain, c’est comme avoir un deuxième coach sur le parquet”.

Les mots de Wes Flanigan, entraineur assistant à Auburn, suffisent pour décrire l’impact que Jared Harper possède sous le maillot des Tigers.

Dans une équipe d’Auburn qui réalise un très bon début de saison avec deux petites défaites au compteur, face à Duke et NC State, Jared Harper s’est imposé comme l’un des meilleurs meneurs du championnat, et ce, alors qu’il ne mesure que 1m80. Un petit gabarit qui ne l’empêche pas de s’épanouir sur le terrain, au contraire.

Avec 15.7 points, 6.3 passes et 3.3 rebonds par match, le junior est présent dans tous les secteurs de jeu. Et même si défensivement son physique le limite, il se révèle incontrôlable balle en main.

Petit mais explosif, on peut le comparer à Nate Robinson version 2.0.

Ses highlights sont centrés sur ses dunks ravageurs, mais Jared Harper est un pur meneur de jeu. Son ratio assist-turnover de 3.05 (37e du pays) est correct pour un joueur avec autant de responsabilités et de temps de jeu.

Véritable menace dans la percussion vers le cercle, Jared Harper peut également punir son vis-à-vis de loin derrière l’arc (41.9% de réussite) ; un secteur dans lequel le meneur s’est amélioré par rapport à la saison passée. Auburn a vraiment un beau coup à jouer dans la SEC cette saison et ce en grande partie grâce à Jared Harper.

 

Promise au pire, quelle équipe de la conférence Big 12 surprend et devrait sans doute intégrer le Top 25 d’ici peu ?

 

Neuvième, ou au mieux, huitième. C’est la place à laquelle les experts en basketball universitaire entrevoyaient Oklahoma cette saison dans la conférence Big 12. Après deux mois de compétition, ces pronostiques sont caducs.

Les Sooners n’ont encaissé qu’une seule défaite, face à #25 Wisconsin. Autrement, c’est 10 succès convaincants contre des équipes loin d’être faciles à affronter. Ni Wofford, Florida, Wichita State, USC ou Creighton n’a su reverser Oklahoma. Et pourtant, Trae Young n’est plus présent.

Ce départ n’est peut-être qu’un mal pour un bien. Alors que la saison passée, seulement trois joueurs dépassés les 8 points pas match outre Trae Young (27 points), ils sont cinq saisons. Le scoring est mieux réparti et surtout, la rotation peut compter sur neuf joueurs.

Christian James est bien plus décisif avec 18.5 points et 7 rebonds de moyenne (contre 11.9 et 4.4 il y a un an) alors que son temps de jeu est identique. Derrière, le transfert des Tigers de Pacific, Miles Reynolds, a réussi à bien s’intégrer au collectif tandis que le sophomore Brady Manek confirme après sa saison freshman prometteuse.

Le collectif est de mise sur le campus de Norman. Un changement radical par rapport à l’année dernière. Cela se ressent notamment défensivement où les Sooners n’encaissent que 65.8 points par match (10e meilleure défense selon KenPom).

Le calendrier de conférence approchant, on pourra voir si cette équipe peut tenir le rythme. Mais quoi qu’il en soit, Oklahoma surprend jusqu’à maintenant.

 

Quel programme du Power Six a perdu à deux reprises face à deux programmes de Mid-Majors, qui produit un jeu infâme mais qui se qualifiera quand même à la March Madness ?

 

Bon celle-là est facile : Syracuse.

Vous savez mon amour pour ce programme, qui « vole » chaque année une place à la March Madness des mains d’un programme des Mid-Majors car c’est une équipe du Power Six (avec de l’argent et des fans).

Alors oui, défensivement, Syracuse est très solide, notamment avec sa célèbre zone qui fait encore des ravages alors qu’elle est en place depuis de (longues) années. Mais offensivement, c’est encore très pauvre cette saison ; si ce n’est une réelle purge à ce niveau. 

Le seul rayon de soleil dans ce marasme se nomme Tyus Battle. C’est un joueur extraordinaire dont on ne parle pas beaucoup mais qui fait partie de l’élite de notre championnat. L’autre belle surprise est le junior Elijah Hughes. Après une saison moyenne à East Carolina, l’intérieur a décidé de tester sa chance au sein d’un programme plus huppé et son apport est incroyable. Il apporte un relais intéressant à Tyus Battle et ce duo porte à bout de bras le programme.

Bref, aucune nouveauté à Syracuse : il serait peut-être temps de changer de philosophie car cela devient un peu « dépassé » dans le basketball moderne.

 

Inconnu à ma sortie du lycée, je vais marquer l’histoire de mon programme avec une potentielle sélection dans le Top-10 de la prochain Draft NBA car je suis le meilleur meneur de la prochaine cuvée. Qui suis-je ?

 

Ja Morant.

Que dire de plus sur le sophomore lorsque l’on vante ses qualités depuis sa saison de freshman ? C’est tout simplement le meilleur meneur de jeu du pays en ce début de championnat.

Il combine un handle dévastateur, avec une vision de jeu très bonne, le tout en étant un scoreur naturel. Il affole les scouts de la NBA depuis le début de saison en alignant carton sur carton, tout en affichant quasiment un triple-double de moyenne (23 points, 9.3 passes et 7 rebonds). Solide.

Ja Morant a réussi chaque test qu’il a dû affronter jusque-là, et notamment face à #7 Auburn au cours de la semaine, en portant les Racers jusque dans les ultimes minutes de la partie. Il termine avec 25 points, 8 rebonds et 7 passes et un duel concluant face à Jared Harper.

Il met en valeur le programme de basketball de Murray State et il permet aux moins puristes de suivre une équipe des Mid-Majors. Et rien que pour cela, Ja Morant est un magnifique représentant de notre championnat.

D’ailleurs, on a écrit un petit “Zooming On” en début de saison si vous souhaitez connaître un peu plus le prospect.