Et oui, c’est le retour du “Mag des Mid-Majors”, une chronique qui suit des matchs ou des conférences au sein des Mid-Majors.

Pour cette première édition de la saison actuelle, focus sur le choc de la semaine entre #5 Nevada et Loyola-Chicago pour une rencontre qui sentait bon un Final Four de March Madness !

 

Deux équipes qui on marqué la saison dernière

 

On ne présente plus Loyola-Chicago, la grande surprise de la saison dernière, avec une qualification pour le dernier carré de la grande danse de mars. Mais le nouveau statut pour le programme est difficile à assumer sur ce début de saison : un bilan de 4 victoires pour 2 défaites avant ce match, avec une défaite au buzzer contre Furman et une défaite frustrante contre Boston College.

L’équipe est encore en rodage, notamment sur le plan offensif et la réception de #5 Nevada permettait de jauger l’équipe face à un programme taillé pour aller très loin en cette saison.

Coté Nevada, comme la saison dernière, les attentes sont immenses pour le programme.

Le noyau dur est de retour pour ce nouvel exercice, avec une année d’expérience dans les jambes. Il y a du talent sur chaque poste et cela fait tellement peur. Pour l’instant, le Wolfpack compte 6 victoires en autant de matchs, avec des succès probants contre BYU (+16) et Tulsa (+10). Tout va bien pour l’équipe, qui est désormais dans le Top-5 sur le plan national, amplement mérité.

Ainsi, sur le papier, ce match était bien le match à suivre de cette soirée de mardi. Surtout qu’il s’agit du remake du dernier Sweet 16, qui s’est terminé sur une victoire de Loyola-Chicago à la surprise générale.

 

 

Le problème ? C’est qu’une équipe est vraiment en forme et l’autre essaye de digérer tant bien que mal son exploit de la saison dernière.

Logiquement, #5 Nevada s’impose dans ce match, notamment grâce à une première période très solide. Caleb Martin commence le match tambours battants, avant que son frère jumeau Cody Martin ainsi que Jordan Caroline prennent le relais au niveau du scoring. La défense de Loyola-Chicago était à l’agonie.

Le Wolfpack compte jusqu’à 19 points d’avance en milieu de deuxième acte, avant que les Ramblers ne se réveillent, bien trop tard. Au final, c’est un succès à l’extérieur pour #5 Nevada, sur le score de 79 à 65.

 

Que retenir de cette rencontre entre Nevada et Loyola-Chicago ?

 

Pour Nevada, c’est assez simple.

Oui, le programme est taillé pour aller très loin lors de la March Madness, si ce n’est même dans la discussion pour le titre national. Il reste toujours le facteur des blessures, avec une profondeur de banc qui n’est pas exceptionnelle, mais si le groupe évite les pépins physiques, cela peut faire très mal.

Nevada est un régal, offensivement, et possède l’attaque la plus efficace du pays (avec un rating de plus de 121, alors que la moyenne nationale est de 102). Sur ce début de saison, c’est 92 points de moyenne inscrits. Solide.

Le Wolfpack peut sanctionner à n’importe quel moment et de n’importe quelle position sur le parquet. Il y a tellement de profils différents dans ce groupe, avec des shooteurs, des scoreurs et des agresseurs du cercle, le tout avec un jeu intérieur efficace (mais qui reste le point faible de l’équipe). Un savoureux mélange et sur cette rencontre, c’est quasiment 60% aux tirs et 40% à trois points.

Le tout lors d’un match à l’extérieur, face à un participant au dernier Final Four.

Les mots me manquent pour décrire Nevada. Comme son plus grand rival chez les Mid-Majors, Gonzaga, le programme fait son petit bonhomme de chemin dans un anonymat certain. Pourtant, quand on regarde le niveau de jeu proposé, cela vaut LARGEMENT la plupart des équipes du Power Six ou autre équipe “hype”. Ce n’est pas nouveau et on rigolera bien quand le programme fera des performances en mars.

Concernant le cas Loyola-Chicago, il est clair que le début de saison est délicat.

Le match d’hier, avec la remise des bagues (dont une pour Sister Jean, joli clin d’oeil), on voyait clairement que les joueurs avaient la tête ailleurs. On ne peut pas leur en vouloir en même temps. Sur cette rencontre, on a pu voir la différence du physique et des qualités athlétiques avec Nevada, comme si des minimes affrontaient des juniors.

La superbe attaque des Ramblers, qui est leur marque de fabrique, est aussi en panne d’inspiration et surtout de réussite. Défensivement, ce n’est pas encore le top du top, avec des absences répétées, surtout à l’opposé du ballon.

Attention à ne pas enterrer trop vite le programme. Le programme connaît une période de flottement logique mais il sera prêt pour les matchs de conférence. Sachant qu’il reste des rencontres contre Saint Joseph’s, #24 Maryland ou encore Ball State, l’adversité sera présente et c’est une situation idéale pour les Ramblers.