Depuis la raclée inaugurale face à Duke, Kentucky a remonté la pente et cette progression laisse imaginer de belles choses.

Souvenez-vous, le 6 novembre dernier pour l’ouverture de la saison de basketball universitaire, Kentucky est totalement ridiculisé par une grande équipe de Duke.

Si perdre face à ces Blue Devils n’a rien de scandaleux, il est difficile pourtant de ne pas crier au scandale à la vue du match. 34 points d’écart, les Wildcats n’ont pas existé. Et pire encore, leurs faiblesses ont été affichées aux yeux de tous les observateurs.

Mais Kentucky enchainera alors les mauvais résultats jusqu’à un rebond salvateur.

 

Quand la défense mène la charge des Wildcats

 

Si Kentucky est peu à peu redevenu un challenger sérieux au titre de champion national, c’est avant tout par une défense retrouvée.

Tendre au possible en début des saisons, les hommes de John Calipari ont gagné en caractère et ont retrouvé goût à la défense. Les hommes de John Calipari encaissent en moyenne 65,9 points par match, surtout ils ont limité de bonnes équipes comme Kansas ou Mississippi State à respectivement 63 et 55 points encaissés.

Ainsi, le frontcourt composé de Keldon Johnson, Reid Travis et P.J. Washington permet à l’équipe de dominer considérablement ses adversaires en matière de rebonds. Si dominer aux rebonds n’est évidemment pas synonyme de victoire, cela permet à l’équipe d’obtenir de nombreuses secondes chances.

Ainsi, les Wildcats prennent en moyenne 9 rebonds de plus que leur adversaire sur la durée d’un match. Er petit à petit, Kentucky s’est transformé en une véritable équipe.

Mieux encore, Kentucky est passé d’un assemblage d’individualités, compréhensible quand on voit le talent présent à Lexington, à un groupe de morts de faim capable de réaliser de grandes choses.

Si la défaite inaugurale face à Duke reste toujours dans les mémoires, Kentucky s’est testé face à d’autres programmes solides, Kansas ou plus récemment Florida notamment, et force est de constater que les Wildcats sont sur la bonne voie.

 

Kentucky et deux leaders tout trouvés

 

Deux joueurs symbolisent ce regain de résultat : Tyler Herro et P.J. Washington.

Premièrement, Tyler Herro s’impose comme la perle du recrutement mené par John Calipari. Redoutable scoreur, l’arrière trouve un malin plaisir à se faufiler derrière les écrans pour obtenir des espaces et dégainer de loin.

Plutôt habile balle en main, il est également un très bon playmaker, idéal pour ôter de la pression à Ashton Hagans. Face à Florida, samedi, le freshman a porté son équipe en difficulté une grande partie du match jusqu’à la victoire. Meilleur scoreur de son équipe, avec 19 points, Tyler Herro a prouvé qu’il pouvait changer le cours d’un match, notamment alors que ses coéquipiers ont eu des difficultés à trouver le cercle.

(Crédit photo : James Crisp-AP Photo)

 

A ses côtés, P.J. Washington joue comme l’un des meilleurs intérieurs du pays, rien que cela.

Ce n’est pas un hasard si Bryce Drew, head coach de Vanderbilt, l’a qualifié de joueur ayant le plus progressé du pays. Mike White, head coach de Florida, l’a lui qualifié de meilleur joueur sur le terrain lors du match opposant les deux équipes.

P.J. Washington a enregistré son troisième double-double consécutif samedi (une première pour un intérieur de Kentucky depuis Julius Randle), en marquant 15 points et en prenant 12 rebonds. Mieux encore, sa domination physique est totale et son duo avec Reid Travis est à classer parmi les meilleurs du pays.

Vous avez trouvé le point d’ancrage de John Calipari en mars et ses performances devraient conditionner le parcours des Wildcats lors de la March Madness.

 

De nouveaux moyens de l’emporter

 

Si l’on pouvait légitimement se poser des questions au sujet des hommes de John Calipari, le match de samedi a permis de répondre à l’une d’entre elles.

Jusqu’alors, Kentucky n’avait jamais été confronté à un match âpre, sans adresse et où tout semblait aller en faveur de son adversaire. Une situation dans laquelle bon nombre d’équipes auraient perdu pied et auraient laissé échapper la victoire.

Avec ses leaders, Tyler Herro et P.J. Washington, auxquels on peut ajouter Keldon Johnson, auteur de deux énormes tirs extérieurs en fin de partie, les Wildcats se sont sortis, au mental, d’une situation compliquée et ont une fois de plus prouvé qu’il faudrait compter sur eux pour le mois de mars.

Si l’équipe n’est sans doute pas encore au niveau de Duke, Tennessee ou même Gonzaga, la progression affichée laisse présager de belles choses pour Kentucky en cette fin de saison.