Alors que nous entrons dans la traditionnelle période de partiels aux Etats-Unis (mais aussi en France), le basketball universitaire se rapproche d’un mini-break.

Les partiels ?

C’est le moment idéal de la saison pour parler de la conférence Ivy League. Il faut dire que la #NerdLeague se porte plutôt bien après un excellent début de saison : de là à devenir plus qu’une “one-bid league” ?

 

Un trio pour une lutte grandiose dans l’Ivy League.

 

Sur les exercices précédents, quand une équipe issue du Power Six programmait une rencontre contre une équipe de l’Ivy League, elle envisageait un match tranquille. Cette saison, on est bien loin d’un tel cliché avec la renaissance sur le plan national des cadors de la conférence.

Miami (par deux fois), #17 Villanova, California : ces trois programmes ont perdu une fois contre un représentant de l’Ivy League. Impensable en début de saison.

Forcément, lorsque l’on évoque la conférence, on pense, à juste titre, au trio composé de Harvard, Yale et Penn.

Ces trois programmes peuvent prétendre au ticket qualificatif pour la March Madness ; mais, sans surprise, la conférence ne délivrera qu’une seule place pour la grande danse de mars (on prie pour au moins deux tickets mais on connaît malheureusement le comité de sélection…).

On se dirige ainsi vers une lutte grandiose à trois.

Mais cette saison, il faut aussi compter sur deux autres outsiders de renom, en la personne de Brown et Princeton. De là à parler d’une lutte à cinq reste un peu présomptueux mais sait-on jamais.

 

Le grand favori dans l’Ivy League : Penn.

 

La saison dernière, Penn a défendu les couleurs de la conférence lors de la March Madness, en ne passant pas très loin de l’upset contre Kansas.

Un savoureux mélange d’expérience avec le noyau dur, qui arrive en troisième voire quatrième année universitaire, et la fougue de la jeunesse, représentée notamment par la révélation de ce début de saison, le freshman Michael Wang. Ce dernier apporte tout son QI basket malgré son jeune âge et une option viable à l’intérieur (stretch 4 de métier).

Il forme une paire d’intérieurs intenable avec le leader A.J. Brodeur. Face à Miami et Villanova, ce sont ces deux joueurs qui ont été les facteurs X pour Penn, ridiculisant les intérieurs adverses.

Une rotation de 8 ou 9 joueurs quand c’est nécessaire, un freshman qui éblouit les adversaires de par son talent et un groupe qui se connaît : tout est réuni pour voir à nouveau Penn à la March Madness tant le programme est certain de ses acquis.

Mais voilà, il ne faut pas oublier Harvard.

Certes, le début de saison est plus délicat (4 victoires pour 5 défaites) mais le calendrier fut solide. Trois déplacements difficiles à Rhode Island, San Francisco et Vermont, qui se soldent par trois défaites à deux ou trois possessions d’écart. Il faut dire que le Crimson joue sans trois joueurs clés depuis un petit moment déjà.

Seth Towns, le meilleur joueur de la conférence la saison dernière, est absent tout comme Bryce Aiken, l’ancien Rookie de l’Année en Ivy League. De plus, le leader par intérim, Chris Lewis, vient de passer un mois de novembre horrible à cause de blessures. Sans lui, Harvard n’avait pas ses trois meilleurs scoreurs à disposition.

Mais malgré tout, le Crimson n’est pas mort et une fois que l’infirmerie se videra un peu, Harvard possède un effectif de qualité, si ce n’est meilleur que celui de Penn !

 

Qui en embuscade derrière Penn et Harvard ?

 

Malgré une saison de transition, avec la perte de son leader Makai Mason (qui joue maintenant à Baylor pour sa dernière année universitaire), Yale a battu California et Miami dans le plus grand des calmes.

On a même pensé à l’upset sur le parquet de Duke, avec une démonstration de basketball en première période, mais le deuxième acte fut fatal pour le jeune groupe.

Si on parle de Yale comme un contenter légitime, c’est surtout grâce à un homme : Miye Oni.

Arrière junior élégant, scoreur, extrêmement doué offensivement, le tout avec une âme de leader. Son seul match loupé a été face à Duke, dépassé défensivement face aux prototypes adverses. Mais on ne peut pas lui en vouloir, honnêtement, tant il porte son équipe sur ce début de saison. On n’oublie pas l’apport sur les deux côtés du parquet de Jordan Bruner, qui est aussi essentiel dans ce groupe.

Oui, Yale reste en retrait face au duo de Harvard et Penn pour le titre, c’est certain.

A ce stade de la saison, l’Ivy League mérite deux représentants à la March Madness dans le cas (et l’unique cas) où Penn ne remporte pas le titre de conférence (et termine deuxième lors de la saison régulière).

Battre le champion national en titre ainsi que Miami, même si les Hurricanes ne sont pas excellents, remplit largement le CV (deux victoires contre des programmes du Top-50), tout en sachant que les deux défaites sont face à Kansas State (#24 du classement de Kenpom) et Oregon State (#64).

En tout cas, les matchs de conférence en Ivy League s’annoncent assez dantesques et chaque match vaudra son pesant de cacahuètes. L’Ivy League est de retour et cela fait tellement plaisir !