L’intersaison bat son plein en basketball universitaire avec un marché des transferts en pleine effervescence et une NBA Draft fraichement passée.

Mais dès le mois d’avril, le basketball en High School truste les premières pages des médias spécialisés au travers des divers circuits AAU ou des séances d’évaluation. L’occasion de voir les talents de demain face à de l’adversité, une bonne chose pour connaître l’étendue du talent d’un joueur.

Il s’agit bien évidemment du rendez-vous pour les scouts universitaires ; et de notre côté, Midnight on Campus aborde cette période avec une chronique aux (potentielles) stars de demain : nos “Diamants Bruts”. 

Lors de nos précédentes éditions, nous avions présenté des joueurs assez connus tels que, par exemple, Oscar Tshiebwe, le pivot à l’ancienne de West VirginiaNico Mannion, la pépite italienne qui jouera pour Arizona, ou encore, Jalen Cone, le futur meneur fantasque de Virginia Tech.

Aujourd’hui, il est l’heure de parler d’un joueur underground, qui rejoint la NCAA cette année en qualité de “walk-on” (c’est-à-dire sans bourse universitaire) à Texas State, Ryan Bormann. Qu’on se le dise de suite, il n’est pas du calibre de ceux cités un peu plus haut mais cette chronique existe aussi afin de découvrir des joueurs moins côtés (et tant mieux même).

 

Qui est Ryan Bormann ?

 

Ryan Bormann est un Texan pur souche, évoluant au lycée de Lake Travis depuis 4 saisons. Ses débuts ont été plutôt délicats, notamment à cause de sa taille. Il mesure 1m75 à l’heure actuelle, mais, il a grandi depuis sa saison de junior, où il ne dépassait pas les 1m70 depuis ses débuts en High School.

Sauf que depuis 2 saisons, le prospect s’est affirmé et est même devenu le leader de la génération actuelle de Lake Travis assez excitante sur le papier.

On pense notamment à Garrett Wilson, qui jouera receveur en football universitaire à Ohio State, D.J. Thorpe, possible futur pivot de Kansas State ou bien Luke Hamilton, qui vient de finir sa première saison en NCAA sous les couleurs de Mercer.

 

Et sinon, que vaut-t-il sur le plan sportif ?

 

Ryan Bormann était le métronome de cette équipe de Lake Travis en plus d’être un leader vocal. Il prenait à cœur son rôle de meneur de jeu et il régalait ses coéquipiers avec son jeu de passe et sa vision.

Offensivement, il sait se montrer adroit mais avec une mécanique de tir qui fait vraiment peur, avec un ballon qui part d’en bas. Bref, cela risque de ne pas passer en basketball universitaire (sait-on jamais). On a beau détenir un tir horrible et pas vraiment académique, si on s’entraîne, on devient adroit… et c’est le cas.

Il était adroit au lycée et c’était son arme de prédilection. Certes, il peut prendre des tirs lointains dans chaque position, mais il affectionne surtout les tirs du corner. Cela tombe bien quand on voit les défenses de zone en NCAA.

Oui, il peut aller au cercle, soit en s’arrêtant sur un stop-tir, floater ou finition près du cercle, mais avec son profil de meneur de petite taille, il risque d’avoir du mal en NCAA face à des intérieurs plus costauds et athlétiques. Heureusement, le prospect peut s’appuyer sur sa défense et son centre de gravité plus bas que ses adversaires.

Avec ses mains actives, il ne laisse que trop rarement le porteur de balle tranquille et il récupère bon nombre de ballons. Il pouvait tenter de chiper le ballon, ayant des intérieurs athlétiques avec lui, puisque cela aide forcément s’il n’y arrivait pas.

 

La merveilleuse histoire de Ryan Bormann

 

Il prouve que le travail paye forcément un jour.

Il n’a pas attiré l’œil des scouts universitaires malgré un très bon rendement en High School. Le gamin possède des qualités intéressantes mais, à l’image d’un Fatts Russell, le fait qu’il ne soit pas grand ne joue pas en sa faveur. Il possède d’ailleurs le profil même pour évoluer à Texas State et même s’il est “walk-on” (il avait reçu des offres en Junior College), il risque de gagner sa bourse dès la fin de sa saison de freshmen.

En tout cas, le vivier de talents dans l’Etat du Texas regorge de jeunes joueurs comme Ryan Bormann. Il faudra surveiller quelques-uns de ses ex-coéquipiers, surtout Luke Hamilton, qui risque d’avoir un peu plus de temps de jeu à Mercer la saison prochaine.

On souhaite à Ryan Bormann d’obtenir des minutes pour ses débuts universitaires. Son cas est un modèle pour les autres joueurs qui espèrent décrocher une place dans une université : peu importe les différences physiques, si on travaille dur avec un objectif en tête, on est sur la bonne voie.

Il est une inspiration dans son lycée avec une bonne petite base de fans. Et, le basketball universitaire, c’est avant tout ce genre de belles histoires.

Le lien pour les vidéos de sa page Hudl, pour les curieux.