Quelle équipe remportera l'Ivy League ?

Alors que la première partie de saison se termine, on arrive au premier moment fort de la saison de basketball universitaire : le programme de conférence. Pour y voir un peu plus clair, on vous propose un récapitulatif à mi-saison pour une multitude de conférence, avec nos favoris, nos outsiders et nos pronostics pour le titre.

Troisième conférence : l’Ivy League, qui connait une renaissance qui fait plaisir.

 

Les favoris :

Penn Quakers (10 victoires – 2 défaites)

 

Le représentant de la conférence lors de la dernière March Madness est de retour avec un nouveau statut sur ce nouvel exercice.

Seulement deux défaites, en back-to-back contre #12 Kansas State (64-48) et Oregon State (74-58). Le reste ? Que des victoires convaincantes, notamment face à des cadors comme Miami (89-75) ou encore la victoire historique contre #17 Villanova dans le cadre du “Big 5”.

Penn est une équipe terriblement efficace aux tirs. Que ce soit sur les situations à 3 points ou à 2 points, les Quakers sont l’une des meilleures équipes du championnat. Elle s’appuie sur un jeu collectif omniprésent, avec un fond de jeu bien compris par tous. Cela donne un groupe de joueurs qui est en adéquation avec la philosophie du coaching staff et c’est légitimement que le programme soit favori à sa propre succession.

Mention honorable au freshman Michael Wang, formidable shooteur, qui n’a pas eu du mal dans sa transition entre le lycée et l’université. Le freshman joue comme un poisson dans l’eau et c’est assurément la plus belle découverte de la conférence.

 

Yale Bulldogs (7 victoires – 3 défaites)

 

Cela devait être une saison de transition pour Yale : une grande jeunesse au sein de l’effectif avec plus de la moitié des joueurs dans leur année sophomore (ou freshman). Mais des nouveaux leaders ont émergé et du coup, le programme réalise un excellent début de saison.

Une victoire tout en maîtrise contre California (76-59), Miami (77-73, qui se retrouve décidément comme le punching ball des leaders de l’Ivy League) ou encore Albany (71-63) et Iona (99-84). Un calendrier solide, entre Power Six et Mid-Majors, pour une préparation idéale avant les matchs de conférence.

On a même pu entrevoir du très haut niveau sur la première période contre #3 Duke. Mais physiquement, ce fut une autre histoire lors du deuxième acte. Il faut dire que niveau rotation reste très légère, avec seulement trois voire quatre joueurs possédant un rôle intéressant en sortie de banc.

Mais Yale doit être considéré comme l’un des favoris à cause de Miye Oni. Le junior est incroyable, talentueux et élégant sur un parquet. Il porte à bout de bras son équipe dans les moments chauds et il risque de suivre la même trajectoire d’un certain Makai Mason, qui est maintenant à Baylor.

 

L’outsider numéro un :

Harvard Crimson (5 victoires – 5 défaites)

 

J’ai un immense respect pour Tommy Amaker, qui a permis à Harvard d’exister au plus haut niveau universitaire. Et cette saison encore, le programme était considéré comme un favori pour le titre, au-dessus de Penn parfois, tant il y a du potentiel au sein du groupe.

Cependant, trois joueurs cadres, Seth Towns (meilleur joueur de la conférence la saison dernière), Bryce Aiken (ancien ROY de la conférence) et Chris Lewis sont absents pour blessure. Ce dernier revient petit à petit alors que les deux autres risquent de revenir en janvier, dans le meilleur des cas.

Sans son trio, Harvard galère mais c’est normal. Fort heureusement, le freshman Noah Kirkwood prend la relève à l’intérieur et son apport est immense. Mais comme prévu, cela patine offensivement même si défensivement, c’est productif.

Sans Towns et Aiken, Harvard n’ira pas loin sur cette deuxième partie de saison. Avec par contre, c’est possiblement le plus grand adversaire de Penn (et Yale), sans forcer.

 

En bref dans l’Ivy League :

 

Une lutte à trois se dessine mais d’autres équipes sont capables du meilleur comme du pire, et donc, de battre les cadors sur un match.

On pense notamment à Princeton, avec la menace numéro une de Michael Wang pour le titre de meilleur freshman de la conférence, Jaelin Llewellyn. Le Canadien n’a connu qu’un seul mauvais match, face à Duke. Mais le talent est bien présent chez ce jeune joueur et il faudra le surveiller de près pour les saisons suivantes.

N’enterrons pas trop vite la jeunesse de Brown, qui réalise un bon début de saison avec, il faut le dire, un calendrier très favorable. Le duo de sophomores entre Desmond Cambridge et Tamenang Choh surfe sur leur saison de freshman en devenant les patrons de l’équipe.

 

Classement pour le titre – Ivy League
Classement Equipes
1. Penn
2. Harvard
3. Yale
4. Brown
5. Princeton
6. Dartmouth
7. Cornell
8. Columbia