Quels sont les enseignements de 2K Empire Classic, remporté par Iowa ?

Comme chaque année se déroulait le 2K Empire Classic, traditionnel tournoi de début de saison disputé au Madison Square Garden, avec Iowa, Syracuse, Connecticut et Oregon en tête d’affiche.

Après deux jours de compétition, Iowa a remporté le tournoi en battant Connecticut en finale (91-72), Oregon s’adjugeant le match pour la troisième place face à Syracuse (80-65). Retour sur les principaux enseignements du tournoi.

 

1. Syracuse a déçu

Les Orangemen arrivaient à New York classés comme la 15ème meilleure équipe du pays. Les attentes autour de l’équipe étaient donc légitimes ; mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les hommes de Jim Boeheim ont déçu.

Ils ont perdu leurs deux matchs contre UConn puis Oregon, perdant en toute logique leur classement à l’AP Top 25.

Certes, l’absence pour ces deux rencontres du meneur titulaire Frank Howard, blessé à la cheville, n’a pas aidé et cela s’est ressenti sur le terrain, où l’équipe manquait cruellement d’organisation en attaque. Mais voilà, à l’issue du tournoi, il est clair que le programme soulève désormais plus de questions qu’il n’a de certitudes.

Inquiétant pour une équipe qui était attendue parmi les meilleures équipes de la conférence ACC.

(Crédit photo : Sarah Stier – Getty Images)

La défense de zone chère à Syracuse a souffert face à l’adresse de leurs adversaires et Syracuse a même été incapable de contenir Bol Bol, le géant d’Oregon. A contrario, Syracuse a été incapable de shooter avec régularité sur l’ensemble du tournoi, impardonnable face à une telle adversité.

Le chemin jusqu’au mois de mars est encore long pour les Orangemen et même si ce tournoi n’a pas confirmé les attentes, perdre peut avoir un côté positif pour Syracuse. La pression sera moins élevée et l’équipe pourra se remettre de cet échec pour aborder la suite de la saison de façon optimale.

 

2. Iowa, réel outsider dans la Big Ten ?

 

Quelles que soient les attentes vis-à-vis d’Iowa, il est probablement temps de faire du programme un réel outsider dans la Big Ten. Les Hawkeyes sont venus à bout de UConn a l’issue de la finale (91-72), une sacrée surprise.

Iowa affiche désormais un bilan de 4-0 après avoir remporté ses deux matchs à New York. La rencontre face à Michigan State prévue le 3 décembre s’annonce bien plus prometteuse qu’elle n’en avait l’air auparavant.

Emmenés par ses leaders, Tyler Cook, qui pourrait bien être un futur joueur NBA, et Luka Garza, élu meilleur joueur du tournoi, Iowa s’affiche clairement comme une équipe excitante qu’il faudra surveiller de près cette saison en basketball universitaire.

Et pour cause : Iowa joue dur, avec intensité et gêne considérablement ses adversaires. L’équipe est agressive voire frottant avec les limites quand cela est justifié. Iowa est une vraie équipe qui est restée soudée face à la difficulté tout au long du tournoi, qui a su saisir les opportunités et a frappé en conséquence.

 

3. Il faudra du temps pour retrouver un grand UConn

 

Après leur victoire contre Syracuse jeudi (83-76), UConn était en très bonne position pour la victoire finale et la finale contre Iowa vendredi soir. Malgré un talent évident, les hommes de Dan Hurley, successeur de Kevin Ollie, ont pêché contre Iowa. Les Huskies ont montré qu’ils n’étaient pas encore prêts à revenir sous les feux des projecteurs à l’échelle nationale.

Non, l’équipe n’a pas démérité, ni déjoué, face aux Hawkeyes, mais il y a surtout eu des trous dans la rotation couplée à une sélection de tir douteuse et à une absence de l’équipe au rebond.

Certes, la saison vient simplement de débuter et les Huskies auront multiples occasions de nous faire mentir mais le contraste entre les deux copies proposées lors du tournoi sont inquiétantes et UConn devra faire preuve de plus de constance pour redevenir un programme qui compte.

 

4. Bol Bol s’affirme à Oregon

 

On l’attendait parmi les tous meilleurs freshmen cette saison, force est de constater que Bol Bol a répondu aux attentes … du moins, pour l’instant.

Et pourtant, la pression était au rendez-vous pour le natif de Karthoum, il n’en fut rien. Le fils de Manute Bol, considéré comme l’un des premiers joueurs de grande taille capable de shooter, Bol Bol a conservé l’héritage familial et les spectateurs du Madison Square Garden ont pu assister à son éclosion à l’occasion du 2K Empire Classic.

(Crédit photo : Troy Wayrynen – USA TODAY Sports)

Auteur d’un bon match dans la défaite des siens face à Iowa, 14 points et 9 rebonds, Bol Bol a fait encore mieux le lendemain profitant des largesses de la défense de zone de Syracuse : 26 points et 9 rebonds, un match référence pour le gamin du Kansas.

Il ne faut pas en revanche crier victoire trop vite pour lui, même s’il est évident qu’il sera un atout de choix pour Dana Altman dans une conférence Pac-12 compétitive, il faudra voir s’il peut conserver un tel niveau de jeu lors des matchs de conférence où l’intensité sera décuplée.