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(Crédit photo : UC Davis Aggies Athletics)

[First Four] Présentation des trois autres affiches du First Four

Après avoir réalisé la présentation de la première rencontre du First Four, place à celle des trois autres affiches de ce tour inaugural de la March Madness. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du match ouvert en perspective !

Mardi 14 mars

#11 Wake Forest vs #11 Kansas State (3h10 heure française)

(Crédit photo : Wake Forest Basketball)

Dans cette deuxième rencontre de mardi, la génération dorée de Wake Forest affronte un Kansas State de Wesley Inwundu capable du meilleur comme du pire. Commençons d’abord sur le cas Kansas State.

Sixième à l’issue de la saison régulière dans la Big 12, avec un bilan général de 20 victoires pour 13 défaites, les Wildcats ont été dans le dur en cette fin de saison. Après un départ canon (12 victoires pour une défaite) bien aidé par un calendrier abordable (juste Boston College et Maryland), Kansas State s’est écroulé lors des matchs de conférence.

Seulement 8 victoires en compteur, dont une face à #2 Baylor (56-54) ou encore #11 West Virginia (79-75), l’équipe a du mal à enchaîner les bonnes performances. Pire encore, les défaites s’accumulent par trois voir quatre consécutivements… Incapable de confirmer les bons résultats, inconstant à son paroxysme, bienvenue à K-State !

Malgré cette deuxième partie de saison en dents de scie, l’équipe arrive à sortir un upset des plus étonnants en ¼ de final face à Baylor. Mais à l’image de la saison, cela ne confirme pas ensuite et les Wildcats s’inclinent en ½ d’un point face à West Virginia.

Malgré tout, Kansas State se qualifie pour la March Madness et doit passer par le First Four. Il faudra surveiller l’homme à tout faire, Wesley Iwundu (12.5 points, 6.4 rebonds et 3.4 passes). De plus, la triplette Barry Brown (11.7 points), Kamau Stokes (11.6 points) et D.J. Johnson (11.2 points et 5.8 rebonds) a clairement un impact dans le jeu. Quatre joueurs majeurs, un Dean Wade plus en retrait (9.4 points et 4.6 rebonds) qui complètent le cinq majeur, mais une profondeur de banc très faible…

De l’autre côté, la génération dorée de Wake Forest arrive à peine à maturité et participe à la grande danse. Pourtant, personne n’y croyait, le programme faisant son apparition dans la bubble il y a de cela quelques jours (semaines). Mais forcer de constater que c’est mérité vu la saison dans son ensemble.

Avec son bilan général de 19 victoires pour 13 défaites (9v-9d dans l’ACC), Wake Forest a connu comme son adversaire du soir une saison délicate, faite de haut et de bas. Il faut dire que la densité de la conférence ACC n’aide pas forcément vu l’adversité chaque semaine.

Pourtant, les Demon Deacons possèdent un groupe complémentaire, très porté sur l’offensive. Avec 82.7 points de moyenne, c’est la 16ème meilleure attaque du pays ! Défensivement par contre, c’est l’opposé, comme on peut s’y attendre.

Le MIP de la conférence, le sophomore John Collins, est l’illustration parfaite du style de jeu de son équipe. Avec 18.9 points et 9.8 rebonds de moyenne, il a explosé aux yeux de tous cette saison. Il est bien épaulé par les deux autres sophomores en la personne de Bryant Crawford (16.1 points, 5.4 passes et 3.8 rebonds) et Keyshawn Woods (12.8 points, 4.3 rebonds et 3.5 passes). Ce trio, au diapason, peut faire exploser n’importe quelle défense du pays.

Au niveau du pronostic, je vois bien Wake Forest s’imposer d’une dizaine de points. Le tour suivant, face à Cincinnati, sera un véritable calvaire de toute façon pour ces deux formations.

Mercredi 15 mars

#16 UC Davis vs #16 NC Central (0h40 heure française)

(Crédit photo : NCCU Eagles Athletics)

Voici sûrement le match le plus ouvert de ce First Four. D’un côté, NC Central, qui réalise sa deuxième apparition à la March Madness, et de l’autre, UC Davis, qui connaît pour la première fois la grande danse. Deux équipes qui se ressemblent énormément dans le jeu, qui ont eu par le passé des trajectoires identiques, difficile de prédire quelconque vainqueur.

On met une petite pièce sur NC Central, qui arrive en forme avec 19 succès sur les 22 dernières rencontres. On pense notamment à sa finale face à Norfolk State bien mal embarquée mais qui s’est bien fini avec notamment un 19-0 en seconde période. Patrick Cole, le senior, est l’homme fort des Eagles, affichant une moyenne de 19.5 points, 7 rebonds et 5.7 passes. L’homme à tout faire. Le tout avec une défense de fer, notamment à l’intérieur, et voilà entre autres pourquoi NC Central recueille notre voix.

Mais n’enterrons pas trop vite UC Davis. A l’instar de son adversaire, l’équipe n’a pas remportée la saison régulière au sein de la Big West. Les Aggies restent sur une série de 6 victoires en 7 matchs, la seule défaite face au favori UC Irvine de 30 points. Mais il y a eu une revanche, en finale du tournoi de conférence et c’est bien UC Davis qui l’emporte, de trois points. Le jour et la nuit avec la dernière confrontation.

Brynton Lemar, le senior, est le meilleur marqueur de son équipe avec 16.1 points mais l’homme à surveiller n’est autre que le junior Chima Moneke. Pour sa première année en Division I (auparavant en JUCO), il affiche une moyenne de 14.4 points, 9.4 rebonds et 1.5 contres. C’est surtout son impact physique dans la raquette qui est précieuse pour les Aggies. En voilà une belle trouvaille ! Cela tombe bien, le secteur de NC Central est loin d’être le meilleur du pays.

#11 USC vs #11 Providence (3h10 heure française)

(Crédit photo : USC Trojans Athletics)

Voici LE match à suivre de ce First Four. Après avoir connu les joies de la March Madness avec Florida Gulf Coast, Andy Enfield est de retour dans un tournoi qu’il connaît bien pour la deuxième année consécutive avec USC.

Providence face à USC, cela nous remémore forcément le match au premier tour lors de l’édition précédente. Un match dantesque, au scénario fou, et un buzzer des Friars pour la gagne. Encore aujourd’hui, on a du mal à comprendre la défense des Trojans sur la remise en jeu.

Au niveau de la saison, les deux formations affichent le même bilan lors des matchs de conférence (10 victoires pour 8 défaites). Pour USC, la saison démarre pied au plancher avec 14 victoires consécutives pour commencer la saison ! Dans cette série de victoires, on note celle face à Texas A&M (65-63), SMU (78-73) et BYU (91-84), trois potentiels participants à la grande danse en début de saison. Cependant, Andy Enfield et ses hommes vont connaître un coup d’arrêt en seconde partie de saison, dans une Pac-12 toujours aussi dense et forte. Fort heureusement, la fin de saison, plus aisée, permet à l’équipe d’arriver en forme pour le tournoi. Après un 1er tour face à Washington sans difficulté, l’équipe échouera à deux points de l’ogre #3 UCLA.

Le jeune groupe d’USC arrive doucement à maturité malgré encore des erreurs de jeunesse. Comme à l’époque « Dunk City », Andy Enfield axe sur le jeu offensif de son équipe, avec des airs de run-and-gun, délaissant l’aspect défensif (ce qui a coûté chère dans la Pac-12). Le sophomore Chimezie Metu a explosé cette saison, doublant ces statistiques mais en ayant surtout en impact dans le jeu intérieur. Il affiche cette saison 14.5 points, 7.8 rebonds et 1.5 contres et sera l’option numéro une pour USC. N’oublions pas son compère « intérieur », Bennie Boatwright, le meilleur marqueur de l’équipe cette année, avec 14.6 points en moyenne.

Concernant Providence, la situation est assez délicate. Dans une conférence dantesque qu’est la Big East les Friars ont pu se frotter à du très haut niveau depuis un petit moment déjà. Ils font partie d’un trio d’équipes à la troisième place de la conférence, avec Creighton et Seton Hall.

Au contraire d’USC, Providence n’a pas connu une première partie de saison idyllique. Trois défaites au compteur, face à Ohio State (72-67), #7 Virginia (63-52) et Boston College (79-67). Le reste, exclusivement des victoires, mais pas impartiale face à des adverses de calibres inférieurs (sauf Rhode Island).

Une saison en dents de scie, qui s’illustre à merveille lors des matchs de conférence. Incapable de gagner à Villanova, une victoire face à Butler, mais surtout des défaites face à Seton Hall ou encore Saint John’s. Providence est capable du meilleur comme du pire à tout moment. Là aussi à l’inverse de son adversaire du soir, les Friars sont axés surtout sur le côté défensif, en étant la 50ème défense du pays. Offensivement, c’est très faible où seul Rodney Bullock surnage (15.7 points et 6.4 rebonds). On attendait énormément du transfuge d’Indiana, Emmit Holt et il réalise sa meilleure saison universitaire sous le maillot des Friars (12.4 points et 5.2 rebonds). Cependant, il faudra que ce dernier prenne une autre dimension pour le bien de son équipe, lui qui va connaître pour la première fois le tournoi final.

Bien souvent, dans ce genre de confrontation, c’est la défense qui prend le pas sur l’attaque. Cependant, revanchard de la saison dernière, USC part légèrement favori dans cette confrontation. Attention tout de même à Providence, qui même sur un courant alternatif, est capable de se sortir de ce piège. En tout cas, le spectacle promet d’être au rendez-vous.

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