Et s'ils réalisaient le coup de collier nécessaire pour les envoyer à la March Madness ?

La fin de saison régulière approche, malheureusement. La March Madness arrive ainsi à grand pas avec son lot habituel de voyance en tout genre. Les prédictions comme les aiment les étas-uniens fleurissent à vive allure et nous font perdre quelque peu la tête.

C’est pour cette raison que nous proposons 9 équipes à la limite d’intégrer les fameuses sélections du comité, dévoilées le 11 mars, ou de les manquer le coche d’un poil alors qu’ils sont aujourd’hui en course.

Les résultats pris en compte s’arrêtent au 20/02/2018 et l’ordre des équipes n’a aucune importance.

Baylor (17-10 ; 7-7 en Big 12)

Les Bears reviennent de très loin et une qualification à la Grande Danse était encore inespérée il y a deux semaines. Et pourtant, les hommes de Scott Drew se sont relancés d’une manière surprenante avec cinq victoires de suite.

Baylor a battu deux membres du Top 10, #7 Texas Tech (59-57) et #10 Kansas (80-64), ce qui ne pourra que pencher en leur faveur lors de la sélection.

La confiance dont profite l’équipe a touché chacun des joueurs de l’effectif. Alors que depuis le début de la saison on ressentait une forte dépendance à Johnathan Motley, l’intérieur quittant le campus à l’intersaison, chaque joueur semble avoir trouvé sa place. Le cinq majeur, très expérimenté, a peu à peu réussi à se partager les tâches, un domaine dans lequel ils étaient en difficulté.

Aujourd’hui, tout se semble être réuni chez les Bears entre une défense redoutable et des jeunes qui s’intègrent enfin.

La rencontre face à #21 West Virginia sera capitale tout comme le tournoi de conférence où Baylor n’a jamais soulevé le trophée malgré trois finales disputées.

Louisville (19-9 ; 8-6 en ACC)

Le dilemme est clair pour Louisville puisque leur avenir repose sur du quitte ou double.

Effectivement, les Cardinals n’ayant pas fait le nécessaire précédemment, notamment avec cette série de trois défaites face à #2 Virginia, Florida State et Syracuse, ils devront sortir un ultime run de toute beauté pour rêver de March Madness.

C’est tout simplement les deux meilleurs programmes de la conférence qui se dressent face à Louisville lors de leur fin de saison : #5 Duke (22/02) et #1 Virginia (02/03).

Avec au moins un upset, Deng Adel et ses coéquipiers feraient un grand pas en avant.

Syracuse (18-9 : 7-7 en ACC)

L’incessante irrégularité de Syracuse leur fait souvent défaut… mais peut également les amener vers d’incroyables performances.

C’est en tout cas ce que les Orange souhaitent réaliser lors de cette fin de saison. Avec aucune victoire sur une équipe classée, il y a urgence (bien que les joueurs de Jim Boeheim assurent face aux programmes à leur portée).

Cette victoire de référence tant espérée pourrait arriver dans les jours à venir puisque Syracuse affronte pas moins de trois adversaires classés dans le Top 15 : #10 UNC (22/02), #5 Duke (25/2) et #15 Clemson.

Un tel calendrier peut faire peur, surtout en fin de saison quand les organismes sont durement touchés, mais les Orange ne pouvaient pas rêver mieux, eux qui ont adoré jouer le rôle de coupeur de tête la saison dernière.

Washington (18-9 ; 8-6 en-Pac 12)

Quel dommage ! Alors que les Huskies se construisaient un sacré résumé cette saison malgré l’absence de Markelle Fultz, ces derniers ont craqué il y a quelques jours en encaissant trois défaites de rang.

Malheureusement, cette baisse de régime était attendue étant donné que Washington jouait en sur-régime.

Mais heureusement pour les fans de l’université, les joueurs se sont rapidement remis dans le droit chemin face à Colorado (82-59) et les quatre dernières rencontres sont clairement à la portée des Huskies.

Le collectif, porté par quatre joueurs à plus de dix points de moyenne, sera sans aucun doute la clé.

Utah (17-9 ; 9-6 en Pac-12)

Un peu à l’image de Baylor, Utah surfe en ce moment sur une vague très positive qui pourrait les emmener jusqu’à la Grande Danse.

Bien que les Utes n’aient pas réussi à empocher une victoire face à un adversaire classé, les derniers succès faciles face à des adversaires respectés montrent bel et bien qu’il faudra compter sur eux.

Le calendrier final n’est pas insurmontable, d’autant plus que les rencontres face à USC ou UCLA seraient un bon moyen de prouver au comité de sélection que les Utes méritent leur place. Un bon run lors du tournoi de conférence serait également de bon augure.

Marquette (15-11 ; 6-8 en Big East)

C’est surement l’équipe la moins bien placée pour accéder au tant convoité tournoi du mois de mars. Et pourtant, Marquette n’est pas totalement hors course.

La victoire de ce week-end sur le parquet de Creighton s’inscrit d’ailleurs dans cette lignée (90-86). La belle remontée exercée sur les Bluejays peut être vu comme une situation inquiétante, mais les Golden Eagles ont montré qu’ils ne manquaient pas de détermination.

De la détermination, il faudra en tout cas en avoir un paquet pour faire bonne impression devant le comité de sélection.

Un ticket pour la March Madness passera évidemment par une bonne fin de saison, notamment lors du tournoi de conférence (pas comme la saison dernière).

USC (19-9 ; 10-5 en Pac-12)

USC se trouve en bonne position au sein de sa conférence. Cependant, le manque criant de victoires références lors de leur (facile) calendrier hors-conférence pourrait leur coûter cher.

Et c’est pour cette raison que les Trojans ne doivent pas baisser de rythme dans les jours à venir.

Les deux ultimes matchs face à Utah et UCLA, des candidats directs pour la March Madness, sont sans aucun doute des must win pour Chimezie Metu & co. Qui plus est, la Pac 12 n’étant pas l’une des plus fortes du pays, un beau tournoi de conférence ne pourra que profiter aux Trojans.

UCLA (19-8 ; 10-5 en Pac-12)

Comme souvent, la guerre fait rage entre UCLA et USC et cette saison ne déroge pas à la règle, au contraire. Les deux programmes se rendent coup pour coup trustant tous les deux la seconde place dans la conférence.

Néanmoins, les Bruins présentent un bilan avec davantage de “gueule”.

La victoire en hors-conférence contre #7 Kentucky est un plus bien que les Wildcats ne soient pas aussi redoutables cette saison. L’upset réalisé face à #13 Arizona (82-74) sera ultra important lorsque le comité devra trancher.

UCLA tient aujourd’hui sa place à la March Madness, mais attention à ne pas s’y voir trop tôt. Une fin de saison ratée ferait tâche.

Nebraska (20-9 ; 11-5)

Enfin, un programme qui me semble quelque sous-évalué, Nebraska. Pourtant, les Cornhuskers sont en grande force cette saison.

Certes, aucune victoire majeure n’est à noter à part le succès sur #23 Michigan (72-52) et le programme du début d’année semble soft. Nebraska sait toutefois gagner quand il le faut et leur régularité devrait, ou en tout cas pourrait peser dans la balance.

Une victoire face à un des trois cadors de la conférence (Purdue, Michigan State ou Ohio State) lors du tournoi serait le bienvenu pour soutenir leur résumé.