Penn State a dominé au niveau de l'efficacité, et non à celui du jeu proposé.

La rivalité entre Penn State et Pittsburgh s’était endormi pendant 15 ans avant qu’elle ne soit réveillé l’année dernière. Et que ce réveil a prouvé que les sentiments entre ces deux ennemis historiques demeuraient très forts. Les Nittany Lions, à la maison, souhaitaient prendre leur revanche de la défaite subie il y a un an et ils l’ont obtenu.

Penn State met les points sur les i en s’imposant sur le large score de 33 à 14, bien que celui-ci ne reflète pas réellement la physionomie de la rencontre. Le quarterback Trace McSorley (15/28, 164 yards, 3 TDs, INT) et le tight end Mike Gesicki (4 réceptions, 39 yards, 2 TDs) se trouvent dès les premières minutes pour deux touchdowns, le running back Saquon Barkley (14 portés, 88 yards, TD) ajoutent deux touchdowns au retour de la pause mais à part ces explosions offensives, les deux équipes ont participé à une rencontre très équilibré et fermée défensivement.

Les erreurs et l’inefficacité offensive ont couté la rencontre à Pittsburgh, qui a été obligé de courir après le score et a buté sur la solide défense de Penn State. Le quarterback Max Browne (19/32, 138 yards, 2 INTs) a été quelque peu décevant pour la deuxième semaine consécutive et l’entrée inopinée mais encourageante de son remplaçant en fin de match, le sophomore Ben DiNucci (5/9, 49 yards ; 5 portées, 8 yards, TD), a relancé les cartes pour le poste de titulaire.

Les Panthers sont arrivés à remonter le terrain plus facilement que leurs adversaires, mais aucun joueur hormis le running back Qadree Ollison (15 portées, 96 yards), personne ne s’est démarqué outre mesure. Dominer le temps de possession et jouer presque deux fois plus d’actions ne sert à rien si la conclusion n’est pas au bout et Pittsburgh l’a appris à ses dépens.

La rivalité débute du mauvais pied pour Pittsburgh. Le quarterback Max Browne est intercepté dès la série inaugurale, une occasion que Penn State ne gâche pas à profiter. Trace McSorley n’a besoin que d’une seule passe pour inscrire les premiers points de la rencontre, avec une passe en direction du tight end Mike Gesicki. Les deux leaders des Nittany Lions remettent le couvert quelques minutes plus tard et doublent la mise avec un second touchdown (14-0).

Mais ces réalisations ne représentent pas nécessairement le niveau des locaux. L’attaque de Penn State ne produit pas le jeu que l’on attend d’elle et bute face à une solide défense adverse. Pittsburgh arrive de son côté à initier une petite dynamique offensive mais les erreurs, que ce soit pénalités ou interception, empêchent les Panthers de revenir à hauteur de leurs ennemis.

Bien qu’ils avancent lentement, les hommes de Pat Narduzzi arrivent à se faufiler dans la red-zone grâce au boulot du running back Qadree Ollison et ouvrent leur compteur de points en fin de mi-temps avec un field goal réussi (14-3).

Les défenses continuent sur leur lancée au retour des vestiaires, quadrillant le terrain et empêchant tout avancée. Mais ce fut avant que Saquon Barkley décide de se réveiller. Le running back vedette de Penn State inscrit deux touchdowns lors du troisième quart-temps, le premier sur une réception longue distance et le second sur une course surpuissants en fin de série. Max Browne lance une réponse par la suite et ramène Pittsburgh jusque dans la red-zone, avant de perdre son casque sur un contact. Le quarterback remplaçant, Ben DiNucci, le supplée logiquement et porte le ballon pour un touchdown dès le jeu suivant (28-14).

Mais le réveil initié par le quarterback sophomore est trop tardif. Penn State mange le reste du chronomètre, ajoute un safety puis un field goal dans sa musette et s’envole définitivement au score (33-14). Ben DiNucci obtient une chance d’arrondir les formes lors des dernières secondes mais à l’image de la rencontre, les Nittany Lions se révèlent bien plus efficaces et stoppent Pittsburgh sur 4th down.