La paire Kenndy Meeks et Justin Jackson était trop forte pour Oregon, et North Carolina se dirige vers une seconde finale de suite.

Il fallait que les Ducks d’Oregon réitèrent la même performance que celle face à Kansas afin de pouvoir venir à bout de North Carolina. Mais plus facile à dire qu’à faire.

Si les match-ups sont favorables sur le papier, c’est une autre histoire sur le terrain. Pourtant plus petit, Kennedy Meeks (25 points, 14 rebonds) remporte son duel face à Jordan Bell. Dillon Brooks a lui été très bien tenu par Justin Jackson (22 points). Le duo de UNC permet, des deux côtés du terrain, de faire la course en tête quasiment toute la partie. Parfaitement tenu défensivement, maladroit offensivement, les Ducks de Dana Altman ne parviennent pas à contrôler les Tar Heels.

Trop fort, UNC rejoint Gonzaga pour ce qui sera la seconde finale d’affilée pour Roy Williams et ses joueurs.

Oregon semble assez stressé par l’enjeu de ce match lors des premières minutes. En deux minutes, les Ducks comptent déjà trois pertes de balle à leur actif et 5 points de retard face à une équipe de North Carolina tout en contrôle (0-5). C’est le meneur de jeu freshman Payton Pritchard qui lance le match d’Oregon. Lui et Jordan Bell permettent aux Docks d’être à égalité après 5 minutes (9-9).

A cet instant, les défenses prennent le dessus sur les attaques et ce dans les deux camps. Pendant environ 4 minutes, aucun panier n’est inscrit dans le jeu. Les seuls points qui sont ajoutés au score viennent des lancers-francs. A 11 minutes de la pause, on se retrouve avec un score de 13-11 pour les Ducks.

Puis le rythme revient. Les équipes retrouvent le chemin du panier et Oregon maintient ce tout petit avantage de deux points à 7 minutes du break malgré 8 turnovers et avec Dillon Brooks et Tyler Dorsey absents du match (20-18). C’est alors que d’un coup, les Ducks prennent chaud. Les joueurs de Dana Altman infligent un 13-4 à North Carolina avec un Dylan Ennis retrouvé qui inscrit deux tirs primés consécutivement. Oregon se retrouve avec 8 points d’avance à 3 minutes de la mi-temps (30-22).

Alors Roy Williams prend un temps mort. A la suite de celui-ci, les Tar Heels refont totalement leur écart au score et repassent même devant au tableau d’affichage à 1 minute du break (36-37). Il faut noter que Jordan Bell a du quitté ses coéquipiers. Sans son rim protector, Oregon voit UNC s’amuser dans sa raquette et au buzzer de la pause, UNC rentre aux vestiaires sur un run de 17-6 et une avance de 3 points (36-39).

De retour sur le parquet, North Carolina continue sur sa lancée.

Les joueurs de Roy Williams font totalement déjouer Oregon et prennent, à leur tour, 8 points d’avance après trois minutes en seconde période (38-46). Tyler Dorsey et Dylan Ennis essayent alors de faire revenir les Ducks au score, mais Justin Jackson ne l’entend pas de cette oreille. Le junior des Tar Heels, en plus de tenir Dillon Brooks défensivement, inscrit 8 points consécutifs et annule complètement le retour amorcé par Oregon. A 12 minutes du terme, UNC est toujours devant (49-56).

Avec un Kennedy Meeks inarrêtable, Oregon est sans réponse et passe totalement à côté de l’événement. A 8 minutes du buzzer, seul Dylan Ennis sort du lot. Trop seul, il ne peut pas tenir UNC qui prend 10 points d’avance (56-66). 

Les dernières minutes semblent interminable avec deux équipes qui passent plus de temps sur la ligne des lancers qu’à jouer au basket. Ce moment de flottement permet néanmoins à Oregon de revenir un peu dans la partie. A deux minutes du terme, les Ducks n’ont plus que 5 points de retard (69-74) et cet écart passe même à 4 points une minute plus tard (71-75). 

Oregon doit faire sans Dillon Brooks, sorti pour 5 fautes, et malgré cela, il existe tout de même une lueur d’espoir. UNC déjoue complètement et ne rentrera pas un seul tir des 6 dernières minutes. en plus de cela, les Tar Heels manquent quatre lancers-francs de suite, mais North Carolina arrive à garder son avance d’un petit point grâce à deux rebonds offensifs sur ces tentatives manquées sur la ligne de réparation.

Le 100e match de Roy Williams à la March Madness sera ainsi une seconde finale nationale consécutive après cette, courte mais méritée, victoire (77-76).