Gonzaga concrétise une saison (presque) parfaite en atteignant le Final Four pour la première fois de son histoire, en disposant sereinement de Xavier.

Xavier contre Gonzaga, un match bel et bien atypique pour une affiche du Elite 8. Atypique puisque qu’aucune des deux formations n’ont connu le dernier carré de la March Madness dans leur histoire. Une grande pression entourait les deux programmes dans une rencontre qui promettait d’être explosive.

Du moins sur le papier et pendant une bonne partie de la première période. Ensuite, Gonzaga a accéléré au moment opportun, en fin de premier acte, puis a contrôlé la seconde période pour filer vers le Final Four. Il n’y a clairement pas eu match pendant les 33 minutes restantes. Les “Zags” s’imposent sur le score fleuve de 83 à 59 et se qualifie pour la première fois de leur histoire au dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions universitaires.

Nigel Williams-Goss a été une fois de plus le métronome de son équipe, affichant 23 points, 8 rebonds et 4 passes. Malgré une maladresse évidente à trois points, Johnathan Williams inscrit 19 points et capte 8 rebonds. Avec un secteur intérieur en souffrance, avec des fautes à tout-va, notre frenchie Killian Tillie a joué 12 minutes pour 4 rebonds et 1 passe. J.P. Macura (18 points) a été encore une fois très bon sur ce match pour Xavier ; cependant, à l’inverse des précédents tours, il fut bien seul. Trevon Bluiett (10 points, 7 rebonds) a été inhalé par la pression avec un 3/14 au tir, à l’image des Musketeers (2/16 à trois points, 35% à deux points). Difficile de remporter ce genre de match face à une équipe dense comme Gonzaga.

Le match débute comme prévu, avec une véritable bataille des tranchées, notamment à l’intérieur. Gonzaga met doucement mais sûrement en place une défense agressive au fur et à mesure du match et creuse un premier écart au tableau d’affichage après six minutes de jeu (16-11). Mais le match est haché par les fautes, un vrai match d’hommes. Puis, Xavier prendra la foudre alors que l’on entre dans les cinq dernières minutes du premier acte.

Un 8-1 en une minute, qui donnera 9 points d’avance aux Bulldogs, soit le plus gros écart du match pour le moment. Alors que l’on s’approche de la pause, Xavier recolle au score avec deux miracles, dont un tir au buzzer de J.P. Macura de sa propre moitié de terrain… avant que les arbitres ne revoient l’action et décident de l’annuler. Mais cela mérite au petit replay de ces deux actions.

Ce tir aurait pu permettre à Xavier de rentrer aux vestiaires avec moins de dix points de retard. A la place, Gonzaga mène sur le score de 49 à 39. Un véritable coup au moral pour les Musketeers.

Que l’on veuille ou non, ce sera un premier facteur X dans ce match. D’autant plus lorsque l’on voit le début de deuxième période des “Zags”. Deux réussites à trois points et un petit hook de Przemek Karnowski et voilà l’écart qui se creuse de plus belles (57-41, 22′). Xavier n’y arrive plus et s’en sort avec des exploits individuels. De plus, cela vendange pas mal sur la ligne de réparations, des points faciles perdus en route et qui comptent à ce stade de la compétition.

Puis, sur une séquence, plus rien dans ce match. On passe plus de trois voire quatre minutes assez pauvres, avec très peu de points. Forcément, cela profite à Gonzaga, qui gagne du temps. Pour être plus précis, Xavier ne marque plus pendant 5 minutes et l’écart est alors de 20 points lorsque le héros du tour précédent, Sean O’Mara, inscrit un panier. 75-55, il reste 5 minutes, l’affaire est pliée et les Bulldogs peuvent gérer la  fin du match sereinement.

Cette nouvelle démonstration de Gonzaga prouve une nouvelle fois que l’équipe n’est pas à prendre à la légère. Elle, qui fut souvent décriée cette saison, répond à merveille à ses détracteurs avec une qualification historique pour le Final Four. Et une qualification méritée à la vue de la saison où la défaite n’est survenue qu’une seule fois.